Cour d'appel de Versailles, 14e chambre, 25 juin 2014, n° 14/03658
TCOM Nanterre 13 mai 2014
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CA Versailles
Infirmation partielle 25 juin 2014

Arguments

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  • Rejeté
    Absence de trouble manifeste

    La cour a estimé que les informations diffusées continuent d'être relayées dans divers médias, justifiant ainsi l'existence d'un trouble manifestement illicite.

  • Rejeté
    Procédure abusive

    La cour a rejeté cette demande, considérant que la société LILLY FRANCE avait agi dans son droit en cherchant à faire cesser un trouble illicite.

  • Accepté
    Mesures de publication

    La cour a jugé que les mesures de publication étaient proportionnelles à l'atteinte causée par les informations trompeuses diffusées par MENARINI.

  • Accepté
    Communication trompeuse

    La cour a constaté que les affirmations de MENARINI sur la rapidité d'action du produit étaient trompeuses et constituaient un trouble manifestement illicite.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Versailles a partiellement confirmé et partiellement infirmé l'ordonnance du Président du Tribunal de Commerce de Nanterre concernant le litige entre SA Menarini France et SAS Lilly France au sujet de la campagne de lancement du médicament Spedra par Menarini. La question juridique principale portait sur l'existence d'un trouble manifestement illicite et d'un dommage imminent dû à la diffusion d'informations jugées trompeuses par Lilly, notamment sur la rapidité d'action du Spedra. La juridiction de première instance avait reconnu un acte de concurrence déloyale de Menarini et avait interdit la communication sur la rapidité d'action en 15 minutes du Spedra, ordonné l'envoi d'un courrier informatif aux professionnels de santé et la publication d'extraits de l'ordonnance dans la presse, avec une astreinte provisoire. La Cour d'Appel a confirmé l'existence d'un trouble illicite lié aux allégations de rapidité d'action non justifiées scientifiquement, mais a infirmé la nécessité d'envoyer un courrier aux professionnels de santé, jugeant la mesure inappropriée. Elle a maintenu l'interdiction de communiquer sur la rapidité d'action en 15 minutes jusqu'à justification scientifique et a augmenté le montant maximal des frais de publication à 40 000 euros. Menarini a été condamnée à payer 15 000 euros à Lilly au titre de l'article 700 du code de procédure civile et aux dépens.

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Sur la décision

Référence :
CA Versailles, 14e ch., 25 juin 2014, n° 14/03658
Juridiction : Cour d'appel de Versailles
Numéro(s) : 14/03658
Décision précédente : Tribunal de commerce / TAE de Nanterre, 13 mai 2014, N° 2014R00445
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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