Cour d'appel de Versailles, 3 mars 2016, n° 15/01755
TCOM Nanterre 11 février 2015
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CA Versailles
Infirmation 3 mars 2016

Arguments

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  • Accepté
    Existence d'une contestation sérieuse sur la validité des promesses de vente

    La cour a estimé que la contestation sur la validité des promesses de vente revêtait un caractère sérieux, justifiant l'infirmation de l'ordonnance.

  • Accepté
    Sanction pécuniaire prohibée par le Code du travail

    La cour a jugé que la condition de cession des titres en fonction du motif de licenciement pourrait constituer une sanction pécuniaire prohibée, renforçant la légitimité de la contestation de Madame D E.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Versailles a infirmé l'ordonnance du Tribunal de Commerce de Nanterre qui avait condamné Madame D E à céder ses participations dans la société Omnes Capital et dans le fonds Montparnasse Secondary Investors (FCPR MSI) à la suite de son licenciement pour faute grave. La question juridique centrale résidait dans la validité des promesses de vente souscrites par Madame E, qui prévoyaient la cession de ses titres en cas de rupture de son contrat de travail, et si l'exécution forcée de ces promesses constituait une sanction pécuniaire prohibée par l'article L 1331-2 du code du travail. Le Tribunal de Commerce avait rejeté les contestations de Madame E, estimant que ses acquisitions étaient liées à sa qualité de salariée et devaient être revendues suite à son licenciement. En appel, la Cour a jugé que la contestation de Madame E sur le caractère potentiellement sanctionnateur et pécuniaire de la clause de cession était suffisamment sérieuse pour empêcher l'exécution forcée en référé. La Cour a donc annulé l'ordonnance en toutes ses dispositions, sans statuer sur la demande de restitution des parts et actions, et a condamné in solidum la société Omnes Capital, Monsieur Z X et Madame J H-I à payer à Madame E la somme de 2 500 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Sur la décision

Référence :
CA Versailles, 3 mars 2016, n° 15/01755
Juridiction : Cour d'appel de Versailles
Numéro(s) : 15/01755
Décision précédente : Tribunal de commerce / TAE de Nanterre, 11 février 2015, N° 2015R00016

Sur les parties

Texte intégral

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