Cour de cassation, Chambre civile 2, 22 mars 2018, 17-10.235, Inédit
TCOM Paris 11 février 2016
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CA Paris
Irrecevabilité 29 novembre 2016
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CASS
Cassation 22 mars 2018

Arguments

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  • Rejeté
    Intérêt à agir en rétractation

    La cour a estimé que le Crous, bien qu'actionnaire, ne justifiait pas d'intérêt à s'opposer à la désignation d'un mandataire ad hoc, car celui-ci était chargé de veiller aux intérêts de la société et non des actionnaires.

  • Rejeté
    Qualité de locataire

    La cour a jugé que le Crous, en tant que locataire, n'avait pas d'intérêt à s'opposer à la désignation du mandataire, car cela ne remettait pas en cause ses obligations envers la société.

Résumé par Doctrine IA

La Cour de cassation a cassé l'arrêt de la cour d'appel de Paris qui avait déclaré irrecevable l'action du Centre régional des œuvres universitaires de Paris (Crous) tendant à la rétractation d'une ordonnance sur requête désignant un mandataire ad hoc pour la société immobilière de la rue Tournefort. Le Crous, en tant qu'actionnaire et locataire de la société, avait contesté cette désignation. La cour d'appel avait jugé que le Crous n'avait pas d'intérêt légitime à agir, considérant que la désignation du mandataire ad hoc ne consacrait pas la propriété sur l'immeuble et que les loyers étaient dus à la société, non aux actionnaires. Cependant, la Cour de cassation a estimé que l'intérêt du Crous à agir en rétractation n'était pas subordonné à la démonstration du bien-fondé de la contestation de cette désignation (premier moyen), et que le Crous, en tant que locataire défendeur potentiel à l'action au fond envisagée, avait intérêt à agir en rétractation (second moyen). La Cour a donc cassé l'arrêt pour violation des articles 31, 145, 329, 495 et 496 du code de procédure civile, renvoyant l'affaire devant une autre composition de la cour d'appel de Paris.

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Commentaire1

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1Les limites du référé aux fins de rétractation de l'ordonnance sur requêteAccès limité
Nicolas Hoffschir · Gazette du Palais · 8 octobre 2024
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Sur la décision

Référence :
Cass. 2e civ., 22 mars 2018, n° 17-10.235
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 17-10.235
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Paris, 29 novembre 2016, N° 16/04423
Textes appliqués :
Article 31 du code de procédure civile.

Articles 145, 329, 495 et 496 du même code.

Dispositif : Cassation
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
Identifiant Légifrance : JURITEXT000036779584
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2018:C200362
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
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