Cour de cassation, Chambre civile 1, 8 janvier 2020, 19-10.001, Publié au bulletin
CA Amiens 15 novembre 2018
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CASS
Cassation partielle 8 janvier 2020

Arguments

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  • Rejeté
    Violation du principe de séparation des pouvoirs

    La cour a jugé que la cour d'appel a excédé ses pouvoirs en se prononçant sur la légalité de l'acte administratif, ce qui est réservé au juge administratif.

  • Rejeté
    Caractère non décisoire de l'acte administratif

    La cour a estimé que le courrier du préfet ne contenait aucune obligation et ne pouvait donc pas être considéré comme un acte décisoire.

  • Rejeté
    Exécution des obligations contractuelles

    La cour a jugé que la société devait respecter les termes de la convention, y compris la remise en état des parcelles.

  • Accepté
    Droit à indemnisation en cas de résiliation

    La cour a confirmé que la résiliation de la convention ne sera juridiquement parfaite qu'à l'issue des opérations de remise en état, et que les indemnités doivent être versées jusqu'à cette date.

Résumé par Doctrine IA

La société Tereos France conteste en cassation une décision de la cour d'appel d'Amiens qui lui ordonnait de remettre en état des parcelles utilisées pour des bassins de décantation, conformément à une convention signée avec M. K…, et de payer des indemnités et loyers jusqu'à la remise en état, arguant que la résiliation anticipée de la convention ne serait parfaite qu'après cette remise en état. Tereos invoque un moyen unique basé sur le principe de séparation des pouvoirs et les lois des 16-24 août 1790 et du 16 fructidor an III, ainsi que l'article 49 du code de procédure civile, arguant que la cour d'appel a outrepassé ses compétences en jugeant de la légalité d'un acte administratif, en l'occurrence une lettre du préfet du 22 novembre 2010, qui selon Tereos, valait autorisation de maintenir les bassins en l'état. La Cour de cassation accueille le moyen, cassant partiellement l'arrêt de la cour d'appel, au motif que celle-ci a excédé ses pouvoirs en se prononçant sur la légalité de l'acte administratif, en violation du principe de séparation des pouvoirs et des textes susvisés. La Cour de cassation renvoie l'affaire devant la cour d'appel de Douai pour un nouvel examen.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
Cass. 1re civ., 8 janv. 2020, n° 19-10.001, Publié au bulletin
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 19-10001
Importance : Publié au bulletin
Décision précédente : Cour d'appel d'Amiens, 15 novembre 2018
Textes appliqués :
Sur le numéro 1 : article 74 du code de procédure civile.

Sur le numéro 2 : principe de la séparation des autorités administratives et judiciaires ; loi du 16-24 août 1790 ; décret du 16 fructidor an III

Dispositif : Cassation partielle
Date de dernière mise à jour : 14 décembre 2021
Identifiant Légifrance : JURITEXT000041481997
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2020:C100012
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