Cour de cassation, Chambre commerciale, 22 janvier 2020, 18-12.237, Inédit
TI Nantua 7 avril 2016
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CA Lyon
Infirmation 26 octobre 2017
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CASS
Rejet 22 janvier 2020

Arguments

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  • Accepté
    Responsabilité du client pour les virements effectués

    La cour a estimé que M. C… avait été correctement informé des conditions d'encaissement des chèques et qu'il avait agi de manière imprudente en effectuant des virements sans attendre l'encaissement effectif.

  • Accepté
    Absence de faute de la banque

    La cour a jugé que la banque avait agi conformément à ses obligations en avertissant M. C… des chèques douteux et qu'elle n'avait pas commis de négligence.

  • Rejeté
    Manquement de la banque à ses obligations

    La cour a jugé que la banque avait respecté ses obligations et que M. C… était responsable de ses propres actions.

Résumé par Doctrine IA

M. G… C… a été condamné par la cour d'appel de Lyon à rembourser la somme de 16 928,95 euros à la société Lyonnaise de banque après avoir disposé de sommes créditées sur son compte suite au dépôt de chèques ultérieurement reconnus volés et non provisionnés. M. C… a formé un pourvoi en cassation, invoquant un moyen unique articulé en cinq branches, arguant principalement que la banque avait manqué à ses obligations de vérification et d'information, et qu'elle aurait dû refuser d'exécuter des ordres de virement compte tenu de l'indisponibilité des fonds. La Cour de cassation rejette le pourvoi, estimant que la banque n'a pas commis de faute en avertissant M. C… de la non-disponibilité des fonds tant que les chèques n'étaient pas effectivement encaissés, conformément aux conditions générales de la convention de compte, et que M. C… était responsable du découvert pour avoir initié des mouvements débiteurs malgré les avertissements. La Cour de cassation considère que la banque a réagi rapidement et conformément à ses obligations contractuelles face à des chèques douteux, et que M. C… a fait preuve d'imprudence en suivant les indications d'une personne inconnue rencontrée sur internet. Les moyens invoqués par M. C… sont jugés non fondés, notamment au regard des articles 1147 et 1992 du code civil (dans leur rédaction applicable au litige), ainsi que des articles L. 131-19 et suivants, et L. 131-4 du code monétaire et financier. La Cour de cassation condamne également M. C… aux dépens et au paiement de 3 000 euros à la société Lyonnaise de banque au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Commentaires5

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1Des dangers des avances de chèques sous réserve d'encaissementAccès limité
Caroline Houin-bressand · Gazette du Palais · 9 juin 2020

2Vigilance du banquier en matière de chèqueAccès limité
Nicolas Mathey · L'ESSENTIEL Droit bancaire · 2 avril 2020

3Le devoir de vigilance de la banque : 100 fois invoqué et rejeté (Com. 22 janvier 2020) sur fond de confusion avec la compliance.
www.hervecausse.info
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Sur la décision

Référence :
Cass. com., 22 janv. 2020, n° 18-12.237
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 18-12.237
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Lyon, 26 octobre 2017
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 14 décembre 2021
Identifiant Légifrance : JURITEXT000041518858
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2020:CO00057
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Sur les parties

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