Cour de cassation, Chambre commerciale, 29 janvier 2020, 18-22.137, Publié au bulletin
TCOM Paris 11 octobre 2017
>
CA Paris
Infirmation 23 mai 2018
>
CASS
Rejet 29 janvier 2020

Arguments

Le contenu a été généré à l’aide de l’intelligence artificielle. Pensez à vérifier son exactitude.

Signaler une erreur.
  • Rejeté
    Absence d'intérêt à agir

    La cour a jugé que l'intérêt à agir doit être apprécié au moment de l'introduction de la demande, et que les syndicats avaient un intérêt à agir car le tournoi n'était pas encore achevé au moment de leur demande.

  • Rejeté
    Légalité de l'organisation du tournoi

    La cour a estimé que, bien que des tickets d'entrée puissent être obtenus gratuitement, la participation au tournoi nécessitait un sacrifice financier, ce qui le rendait illicite.

Résumé par Doctrine IA

La société Winamax, exploitant un site de poker en ligne, a organisé un tournoi de poker en salle, le "Winamax Poker Tour", qui a été contesté par plusieurs syndicats de casinos et une société de casino (les casinos) pour tenue illicite de maison de jeu et publicité pour une maison de jeux de hasard non autorisée, en violation de l'article L. 324-1 du code de la sécurité intérieure. Les casinos ont demandé en référé l'interdiction du tournoi sous astreinte. La cour d'appel de Paris a jugé en faveur des casinos, et Winamax a formé un pourvoi en cassation. Winamax a invoqué deux moyens : le premier, basé sur l'article 546 du code de procédure civile, reprochait à la cour d'appel d'avoir rejeté la fin de non-recevoir tirée de l'absence d'intérêt à agir des casinos, arguant que l'intérêt à agir en appel doit être apprécié au jour de l'appel. La Cour de cassation a rejeté ce moyen, estimant que l'intérêt des casinos à demander l'interdiction du tournoi était toujours valable à la date de l'appel. Le second moyen, articulé autour des articles L. 322-1, L. 322-2, L. 324-1 du code de la sécurité intérieure et de la directive 2005/29/CE, contestait la qualification de loterie illicite attribuée au tournoi par la cour d'appel et soutenait que le tournoi constituait une pratique commerciale licite. La Cour de cassation a jugé que la cour d'appel avait correctement constaté que la participation au tournoi exigeait un sacrifice financier, et que la directive 2005/29/CE ne s'appliquait pas aux règles nationales régissant les jeux d'argent. En conséquence, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi et condamné Winamax aux dépens et à payer une somme globale aux casinos pour les frais engagés.

Le contenu a été généré à l’aide de l’intelligence artificielle. Pensez à vérifier son exactitude.

Résumé de la juridiction

Commentaires6

Augmentez la visibilité de votre blog juridique : vos commentaires d’arrêts peuvent très simplement apparaitre sur toutes les décisions concernées. 
1Toutes les loteries commerciales ne sont pas autorisées : pour mettre fin à une confusion (C. cons., L. 121-20, C.S.I., L. 320-1)
www.solon.law · 14 septembre 2023

2Force de chose jugée: détermination de la date en cas d’appel portant sur les seules conséquences du divorce - Procédure civile | Dalloz ActualitéAccès limité
Dalloz · 4 juillet 2022

3Quand le poker en ligne organise un tournoi en salle Accès limité
Catherine Berlaud · Gazette du Palais · 25 février 2020
Testez Doctrine gratuitement
pendant 7 jours
Démarrer
Vous avez déjà un compte ?Connexion

Sur la décision

Référence :
Cass. com., 29 janv. 2020, n° 18-22.137, Publié au bulletin
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 18-22137
Importance : Publié au bulletin
Décision précédente : Cour d'appel de Paris, 23 mai 2018, N° 17/20353
Textes appliqués :
Considérant 9 de la directive 2005/29/CE du 17 mai 2005
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 14 décembre 2021
Identifiant Légifrance : JURITEXT000041551219
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2020:CO00094
Lire la décision sur le site de la juridiction

Sur les parties

Texte intégral

Extraits similaires à la sélection

Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.

Inscrivez-vous gratuitement pour imprimer votre décision
Cour de cassation, Chambre commerciale, 29 janvier 2020, 18-22.137, Publié au bulletin