Cour de cassation, Chambre civile 3, 19 mars 2020, 19-11.771, Inédit
TGI Avignon 19 mars 2018
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CA Nîmes
Infirmation partielle 6 décembre 2018
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CASS
Rejet 19 mars 2020

Arguments

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  • Rejeté
    Absence de pouvoir de M. H… R…

    La cour a estimé que la croyance des époux A… dans les pouvoirs de M. H… R… était légitime, compte tenu de la relation d'affaires de longue date et des documents fournis.

  • Rejeté
    Inopposabilité des dettes souscrites par M. R…

    La cour a jugé que la garantie hypothécaire était opposable à la SCI, même si certaines dettes étaient personnelles à M. R…, en raison de la communauté d'intérêts entre les parties.

  • Rejeté
    Manquement au devoir de diligence du notaire

    La cour a estimé que les demanderesses n'ont pas établi de préjudice en lien direct avec la faute alléguée du notaire.

Résumé par Doctrine IA

La SCI R… et Mme K… R… ont formé un pourvoi contre un arrêt de la cour d'appel de Nîmes qui a rejeté leurs demandes visant à déclarer inopposables à la SCI les dettes souscrites par M. R…, obtenir la mainlevée de la garantie hypothécaire et condamner les notaires au paiement de dommages-intérêts. Les demanderesses soutenaient que M. R… n'avait pas le pouvoir de représenter la SCI lors de la souscription d'un prêt hypothécaire. La Cour de cassation rejette le pourvoi, estimant que les circonstances, notamment la relation d'affaires continue et confiante entre M. R… et les prêteurs M. et Mme A…, ainsi que la production d'un procès-verbal d'assemblée générale donnant tous pouvoirs à M. R…, authentifié par un notaire, justifiaient la croyance légitime des prêteurs aux pouvoirs de M. R… pour engager la SCI. La Cour a jugé que les moyens invoquant les articles 1156, 1984, 1998, 2413 et 1846 du code civil, relatifs au mandat apparent et à la qualité de dirigeant de fait, n'étaient pas de nature à entraîner la cassation. Elle a également considéré que l'argument relatif à l'article 1161 du code civil, concernant l'interdiction pour un représentant de contracter pour son propre compte avec le représenté, était inopérant. Enfin, la Cour a rejeté les moyens relatifs aux articles 1849, 2393 et 2488 du code civil, concernant l'intérêt social et la sûreté réelle, ainsi que la responsabilité du notaire, faute de préjudice caractérisé en lien avec la faute alléguée.

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Sur la décision

Référence :
Cass. 3e civ., 19 mars 2020, n° 19-11.771
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 19-11.771
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Nîmes, 6 décembre 2018
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 14 décembre 2021
Identifiant Légifrance : JURITEXT000041810336
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2020:C300242
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Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code civil
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