Cour de cassation, Chambre civile 1, 20 octobre 2021, 20-15.070, Inédit
TGI Nîmes 14 août 2017
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CA Nîmes
Confirmation 9 janvier 2020
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CASS
Rejet 20 octobre 2021

Arguments

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  • Rejeté
    Délai de forclusion et prescription

    La cour d'appel a correctement retenu que le délai de prescription avait été interrompu par l'assignation en référé et suspendu par la décision du juge, permettant ainsi aux acheteurs d'agir dans les délais.

  • Accepté
    Connaissance des désordres par le vendeur

    La cour a constaté que le vendeur avait connaissance des désordres et a donc confirmé l'obligation de réparer les préjudices subis par les acheteurs.

Résumé par Doctrine IA

La Cour de cassation rejette le pourvoi de M. [S] contre l'arrêt de la cour d'appel de Nîmes qui avait prononcé la résolution de la vente d'un navire pour vices cachés, ordonné la restitution du bien et du prix de vente, et condamné le vendeur à payer des indemnités aux acheteurs, M. [Y] et Mme [T]. Le premier moyen invoqué par le vendeur se fondait sur la violation des articles 1648, 2220, 2239 et 2241 du code civil, arguant que le délai de deux ans pour agir en garantie des vices cachés est un délai de forclusion et non de prescription, et que la suspension de la prescription n'était pas applicable. La Cour de cassation répond que le délai de deux ans est un délai de prescription qui a été interrompu par une assignation en référé et suspendu par une mesure d'instruction ordonnée par le juge, conformément aux articles 2239 et 2241 du code civil. Le second moyen reprochait à l'arrêt de ne pas avoir pris en compte la bonne foi du vendeur qui avait fait réparer le navire, en violation des articles 1645 et 1646 du code civil. La Cour de cassation considère ce moyen comme une tentative de remettre en cause l'appréciation souveraine des juges du fond qui ont estimé que le vendeur connaissait les désordres du bateau lors de la vente. La demande de M. [S] est rejetée et il est condamné aux dépens ainsi qu'à payer une somme aux acheteurs au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Sur la décision

Référence :
Cass. 1re civ., 20 oct. 2021, n° 20-15.070
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 20-15.070
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Nîmes, 9 janvier 2020, N° 17/03456
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
Identifiant Légifrance : JURITEXT000044245278
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2021:C100638
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code civil
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