Rejet 2 février 1983
Commentaire • 1
pendant 7 jours
Sur la décision
| Référence : | CE, 9 / 8 ss-sect. réunies, 2 févr. 1983, n° 30368 |
|---|---|
| Juridiction : | Conseil d'État |
| Numéro : | 30368 |
| Importance : | Inédit au recueil Lebon |
| Type de recours : | Plein contentieux fiscal |
| Décision précédente : | Tribunal administratif de Marseille, 7 novembre 1980 |
| Dispositif : | REJET |
| Identifiant Légifrance : | CETATEXT000007615647 |
| Identifiant européen : | ECLI:FR:CESSR:1983:30368.19830202 |
Sur les parties
| Président : | M. Lasry |
|---|---|
| Rapporteur : | M. Lagrange |
| Rapporteur public : | M. Bissara |
| Parties : | SOCIETE A RESPONSABILITE LIMITEE |
Texte intégral
Vu la requete sommaire enregistree au secretariat du contentieux du conseil d’etat le 23 janvier 1981 et le memoire complementaire enregistre le 22 mai 1981 presentes pour la societe a responsabilite limitee mangoni dont le siege social est avenue georges x… a istres bouches-du-rhone et tendant a ce que le conseil d’etat : 1ç annule le jugement du 7 novembre 1980 par lequel le tribunal administratif de marseille a rejete sa demande tendant a la decharge du complement de taxe sur la valeur ajoutee auquel elle a ete assujettie au titre de la periode du 1er janvier au 30 septembre 1973 ; 2ç lui accorde la decharge de l’imposition contestee ; vu le code general des impots ; vu l’ordonnance du 31 juillet 1945 et le decret du 30 septembre 1953 ; vu la loi du 30 decembre 1977 ; vu le code des tribunaux administratifs ; vu le code des tribunaux administratifs ;
Considerant que la societe a responsabilite limitee « jean y… », entreprise d’installations electriques, demande la decharge des droits supplementaires de taxe sur la valeur ajoutee auxquels elle a ete assujettie au titre de la periode du 1er janvier 1970 au 30 septembre 1973 ;
Sur la regularite de la procedure d’imposition et la charge de la preuve : en ce qui concerne la periode du 1er janvier 1970 au 10 juin 1971 : considerant qu’aux termes de l’article 1649 septies d du code general des impots applicable a la presente affaire : « si le controle fiscal, qui est destine a determiner equitablement la situation du contribuable, ne peut avoir lieu du fait du contribuable ou de tiers, il est procede a l’evaluation d’office des bases d’imposition » ;
Considerant qu’il resulte de l’instruction que, malgre quatre tentatives, l’administration n’a pu proceder, au mois de septembre 1973, a la verification de la comptabilite de la societe a responsabilite limitee « jean y… » ; que, si la societe soutient qu’elle s’est trouvee dans l’impossibilite d’acceder a ses livres comptables et de les mettre a la disposition du verificateur, en raison du refus de la societe soprem, a laquelle elle avait loue son fonds de commerce en gerance libre a la suite de sa mise en reglement judiciaire intervenue le 11 juin 1971, de lui restituer ces livres, de telles circonstances caracterisent le fait d’un tiers au sens des dispositions precitees de l’article 1649 septies d du code ; que c’est, des lors, par une exacte application de ce texte que l’administration a procede, pour la periode du 1er janvier 1980 au 10 juin 1971, a l’evaluation d’office du chiffre d’affaires de la societe requerante ;
En ce qui concerne la periode du 11 juin 1971 au 30 septembre 1973 : considerant qu’il resulte de l’instruction que la societe a responsabilite limitee « jean y… », qui demeurait assujettie a la taxe sur la valeur ajoutee en tant que loueur d’un fonds de commerce, s’est abstenue de souscrire les declarations mensuelles auxquelles elle etait tenue en vertu des dispositions de l’article 287-1 du code general des impots ; qu’elle etait, des lors, en situation d’etre taxee d’office en application des dispositions combinees des articles 288 et 179 du meme code ;
Considerant qu’il resulte de ce qui precede qu’il appartient au contribuable, pour l’ensemble de la periode du 1er janvier 1970 au 30 septembre 1973, d’apporter la preuve de l’exageration de l’evaluation faite par l’administration de ses bases d’imposition ;
Sur le bien-fonde de l’imposition : considerant, en premier lieu, en ce qui concerne la periode du 1er janvier 1970 au 10 juin 1971, que la societe fait grief a l’administration d’avoir, pour reconstituer le chiffre d’affaires, applique un coefficient de benefice brut sur achats tire d’une verification anterieure de l’entreprise ; que, toutefois, le verificateur, des lors qu’il n’avait pu acceder a la comptabilite de cette entreprise, a pu a bon droit proceder a cette reconstitution a partir des elements dont il disposait et, notamment, recourir au coefficient litigieux que le contribuable avait precedemment accepte ;
Considerant, en second lieu, en ce qui concerne la periode du 11 juin au 30 septembre 1971, que, si la societe soutient qu’elle etait en droit de deduire de la taxe facturee par elle a raison de travaux executes par ses soins la taxe qu’elle avait elle-meme acquittee a raison de ces travaux, ce moyen n’est assorti d’aucun argument ou precision qui permette d’en apprecier le bien-fonde ;
Considerant, en troisieme lieu, en ce qui concerne la periode du 1er octobre 1971 au 30 septembre 1973, que pour contester la taxe dont elle etait redevable a raison du loyer qu’elle recevait de la societe soprem, gerante libre de son fonds de commerce, la societe requerante soutient qu’une partie de ces loyers ne lui a pas ete payee ; que, toutefois, elle n’apporte, a l’appui de cette allegation, aucun element de preuve ;
Considerant qu’il resulte de tout ce qui precede, sans qu’il soit besoin d’ordonner l’expertise sollicitee, que la societe a responsabilite limitee « jean y… » n’est pas fondee a soutenir que c’est a tort que, par le jugement attaque, le tribunal administratif de marseille n’a que partiellement accueilli sa demande ;
Decide : article 1er – la requete de la societe a responsabilite limitee « jean y… » est rejetee. article 2 – la presente decision sera notifiee a la societe a responsabilite limitee « jean y… » et au ministre delegue aupres du ministre de l’economie et des finances, charge du budget.
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Collectivité publique et personne privee -personne privée ·
- Propriétaire d'une voie privée ·
- Personnes responsables ·
- Travaux publics ·
- Département ·
- Route ·
- Tribunaux administratifs ·
- Voiture ·
- Décès ·
- Ouvrage public ·
- Consorts ·
- Panneau de signalisation ·
- Voirie ·
- Rejet
- Objet des mesures de police ·
- Interdiction par le maire ·
- Police administrative ·
- Police municipale ·
- Interdiction ·
- Légalité ·
- Tribunaux administratifs ·
- Commune ·
- Associations ·
- Annulation ·
- Décret ·
- Maire ·
- Propriété privée ·
- Protection ·
- Rejet
- Accès aux documents administratifs ·
- Droits civils et individuels ·
- Irrecevabilité ·
- Jugements ·
- Procédure ·
- Associations ·
- Tribunaux administratifs ·
- Immigré ·
- Circulaire ·
- Solidarité ·
- Défense ·
- Décret ·
- Secrétaire ·
- Amende ·
- Conseil d'etat
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Pétrole ·
- Océan ·
- Exploitation ·
- Tribunaux administratifs ·
- Etablissement public ·
- Développement industriel ·
- Réparation ·
- Droit privé ·
- Construction ·
- Conclusion
- Exonérations fiscales -contribution des patentes ·
- Existence ou absence d'une faute -existence ·
- Rj1 responsabilité de la puissance publique ·
- Renseignements -exonération de la patente ·
- Fondement de la responsabilité ·
- Responsabilité pour faute ·
- Mesures d'incitation ·
- Contentieux ·
- Charcuterie ·
- Centrale ·
- Intérêt ·
- Commune ·
- Sociétés ·
- Tribunaux administratifs ·
- Maire ·
- Agrément ·
- Conseil municipal ·
- Délibération
- Ville de paris et region d'ile de France -conseil régional ·
- Consultation obligatoire sur l'aménagement régional [art ·
- Travaux de nature à entraîner la disparition d'un stade ·
- Travaux de nature à entraîner sa disparition ·
- Expropriation pour cause d'utilité publique ·
- Autorisation du ministre chargé des sports ·
- Avis du conseil du district sur le s.d.a.u ·
- Affectation et retrocession -affectation ·
- Règles générales de la procédure normale ·
- Opération d'importance nationale ·
- Sports -equipements sportifs ·
- 19 de la loi du 6 mai 1976] ·
- Spectacles, sports et jeux ·
- Où était prévu l'ouvrage ·
- Absence d'obligation ·
- Domaine public ·
- En tenant lieu ·
- Enquetes ·
- Autoroute ·
- Expropriation ·
- Décret ·
- Construction ·
- Conseil régional ·
- Urbanisme ·
- Consultation ·
- Tiré ·
- Région parisienne
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Cas où la loi a prévu une entrée en vigueur rétroactive ·
- 9 de la loi du 30 octobre 1975]. rj1 armées ·
- Actes législatifs et administratifs ·
- 9 de la loi du 30 octobre 1975] ·
- Pouvoirs et devoirs du juge ·
- Application dans le temps ·
- Personnels des armées ·
- Questions générales ·
- Retroactivite ·
- Rj1 procédure ·
- Armement ·
- Ingénieur ·
- Militaire ·
- Échelon ·
- Décret ·
- Statut ·
- Particulier ·
- Ancienneté ·
- Annulation ·
- Défense
- Compétence déterminée par des textes spéciaux ·
- Conclusion et révision du louage de choses ·
- L.122-20 du code des communes] ·
- Organes de la commune ·
- Contrats et marchés ·
- Finances communales ·
- Biens des communes ·
- Domaine public ·
- Consistance ·
- Compétence ·
- Culture ·
- Maire ·
- Conseil municipal ·
- Associations ·
- Jeune ·
- Tribunaux administratifs ·
- Annulation ·
- Commune ·
- Administration communale ·
- Délibération
- Accès aux documents administratifs ·
- Droits civils et individuels ·
- Droit à la communication ·
- Modalités ·
- Document administratif ·
- Tribunaux administratifs ·
- Défense ·
- Communication de document ·
- Décision implicite ·
- Accès ·
- Reproduction ·
- Annulation ·
- Copie ·
- Commission
Sur les mêmes thèmes • 3
- Participation à un concours d'architecture ·
- Existence ou absence d'une faute -absence ·
- Responsabilité de la puissance publique ·
- Fin des contrats -rupture d'un contrat ·
- Marchés et contrats administratifs ·
- Sommes donnant lieu à réparation ·
- Notion de contrat administratif ·
- Fondement de la responsabilité ·
- Contrats et marchés -contrat ·
- Responsabilité de la commune ·
- Responsabilité pour faute ·
- Évaluation du préjudice ·
- Contrats et marchés ·
- Finances communales ·
- Biens des communes ·
- Réparation ·
- Existence ·
- Concours ·
- Tribunaux administratifs ·
- Conseil municipal ·
- Ville ·
- Intérêt ·
- Commune ·
- Règlement ·
- Maîtrise d'oeuvre ·
- Décentralisation ·
- Architecte
- Nullité de droit -non-respect de la règle du quorum ·
- Délibérations compte administratif du maire ·
- Budget supplémentaire ·
- Organes de la commune ·
- Conseil municipal ·
- Délibérations ·
- Délibération ·
- Commune ·
- Tribunaux administratifs ·
- Décision implicite ·
- Compte ·
- Maire ·
- Annulation ·
- Conseil
- Revenus des capitaux mobiliers et assimilables ·
- Impôts sur les revenus et bénéfices ·
- Revenus et bénéfices imposables ·
- Notion de revenus distribués ·
- Contributions et taxes ·
- Règles particulières ·
- Revenus distribués ·
- Sociétés ·
- Contribuable ·
- Impôt ·
- Tribunaux administratifs ·
- Versement ·
- Comptes bancaires ·
- Subrogation ·
- Créance ·
- Soutenir ·
- Prêt
Textes cités dans la décision
- Décret n°77-1478 du 30 décembre 1977
- Code général des impôts, CGI.
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.