Conseil d'Etat, Assemblée, du 7 juillet 2004, 255136, publié au recueil Lebon
TA Paris 11 mai 2001
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CAA Paris 18 décembre 2002
>
CE
Annulation 7 juillet 2004

Arguments

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  • Accepté
    Erreur de droit sur le principe de légalité des délits et des peines

    Le Conseil d'État a jugé que le principe de légalité des délits et des peines s'applique aux sanctions administratives et que le décret du 17 août 1995 permettait de retirer la carte professionnelle en cas de violation de la réglementation.

  • Accepté
    Compétence de l'autorité réglementaire pour prévoir des sanctions

    Le Conseil d'État a confirmé que le pouvoir réglementaire peut prévoir des sanctions administratives en rapport avec la réglementation de la profession, ce qui justifie la décision du préfet.

  • Accepté
    Droit à la réparation des frais exposés

    Le Conseil d'État a décidé de mettre à la charge de l'État la somme de 2 500 euros au titre des frais exposés, conformément aux dispositions légales.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État, saisi en cassation, a annulé l'arrêt de la cour administrative d'appel de Paris qui avait confirmé le jugement du tribunal administratif de Paris annulant l'arrêté du préfet de police retirant la carte professionnelle de conducteur de taxi à M. X pour une durée de 7 mois ferme et de 5 mois avec sursis. Le ministre de l'Intérieur soutenait que la cour avait commis une erreur de droit en estimant que l'interdiction temporaire ou définitive d'exercer une profession devait être instituée par une loi, alors que le Conseil d'État a jugé que le décret du 17 août 1995 pouvait légalement prévoir des sanctions administratives en rapport avec la réglementation de la profession de conducteur de taxi, même sans texte législatif spécifique. Cependant, le Conseil d'État a également jugé que la sanction infligée à M. X était disproportionnée au regard de la gravité des faits reprochés, constituant ainsi une erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le Conseil d'État a rejeté les conclusions du ministre de l'Intérieur et a maintenu l'annulation de l'arrêté préfectoral, tout en condamnant l'État à verser 2 500 euros à la SCP Boulloche, Boulloche pour les frais de justice, conformément aux articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, ass., 7 juil. 2004, n° 255136, Lebon
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 255136
Importance : Publié au recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Décision précédente : Cour administrative d'appel de Paris, 18 décembre 2002
Précédents jurisprudentiels : [RJ1] Rappr. Cons. Const. 17 janvier 1989, 248-DC, p. 18.
Dispositif : Satisfaction partielle
Identifiant Légifrance : CETATEXT000008161103
Identifiant européen : ECLI:FR:CEASS:2004:255136.20040707

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Loi n° 95-66 du 20 janvier 1995
  2. Loi n° 91-647 du 10 juillet 1991
  3. Constitution du 4 octobre 1958
  4. Décret n°95-935 du 17 août 1995
  5. Code de justice administrative
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Conseil d'Etat, Assemblée, du 7 juillet 2004, 255136, publié au recueil Lebon