Conseil d'État, Assemblée, 8 juillet 2005, 247976, Publié au recueil Lebon
TA Marseille 5 février 1998
>
CAA Marseille
Annulation 5 mars 2002
>
CE
Annulation 8 juillet 2005

Arguments

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  • Rejeté
    Erreur de droit sur l'obligation de remise en état

    La cour a jugé que l'obligation de remise en état est applicable même si l'exploitation a cessé avant l'entrée en vigueur de la loi, tant que des dangers subsistent.

  • Accepté
    Irrégularité de la procédure administrative

    La cour a constaté que le préfet n'a pas respecté le délai de huit jours, ce qui entache la procédure d'irrégularité.

  • Accepté
    Absence de décision sur les frais d'expertise

    La cour a jugé que le tribunal administratif a méconnu son pouvoir juridictionnel en n'examinant pas la question des frais d'expertise.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État, saisi en cassation, annule partiellement l'arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille et le jugement du tribunal administratif de Marseille concernant la SOCIETE ALCAN HOLDINGS FRANCE (succédant à la SOCIETE ALUSUISSE-LONZA-FRANCE) qui contestait les arrêtés préfectoraux lui imposant de réaliser des études et des travaux sur un ancien crassier à Marseille. Le Conseil d'État juge que l'obligation de remise en état du site est applicable même si l'exploitation a cessé avant l'entrée en vigueur de la loi du 19 juillet 1976 (articles L. 511-1 et suivants du code de l'environnement), tant que le site présente des dangers ou inconvénients. Cependant, il reconnaît que les principes de prescription trentenaire du code civil s'appliquent, sauf dissimulation des dangers, et annule l'arrêté du 14 novembre 1996 pour vice de procédure, car la société n'a pas été informée dans les délais requis de la réunion du conseil départemental d'hygiène. Les frais de l'expertise ordonnée en première instance sont partagés entre l'État et la société. Les conclusions tendant à imposer les prescriptions à la commune de Marseille sont rejetées, ainsi que les demandes de frais de justice des deux parties.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, ass., 8 juil. 2005, n° 247976, Lebon
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 247976
Importance : Publié au recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Décision précédente : Cour administrative d'appel de Marseille, 5 mars 2002
Identifiant Légifrance : CETATEXT000008171434
Identifiant européen : ECLI:FR:CEASS:2005:247976.20050708

Sur les parties

Texte intégral

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Conseil d'État, Assemblée, 8 juillet 2005, 247976, Publié au recueil Lebon