Conseil d'État, 4ème - 1ère chambres réunies, 5 juillet 2022, 444949
CE
Rejet 5 juillet 2022
>
CAA Paris
Rejet 16 décembre 2022

Arguments

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  • Rejeté
    Illégalité de l'arrêté en raison de l'absence de participation de toutes les organisations syndicales

    La cour a constaté que le projet de regroupement a été inscrit à l'ordre du jour des commissions paritaires et que les syndicats ont été informés et ont pu exprimer leur rejet, rendant leur argumentation infondée.

  • Rejeté
    Irregularité de la procédure de négociation

    La cour a écarté cet argument, constatant que les organisations syndicales étaient informées de la négociation et de la signature de l'accord.

  • Rejeté
    Non-respect des conditions d'extension d'un accord collectif

    La cour a jugé que le ministre a le pouvoir d'apprécier l'intérêt général et que l'extension de l'accord n'était pas subordonnée à des conditions sociales et économiques analogues.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État a été saisi en premier ressort par le Syndicat indépendant des artistes interprètes (SIA-Unsa) et l'Union nationale des syndicats autonomes spectacle et communication (Unsa Spectacle et Communication) pour demander l'annulation de l'arrêté du 10 juillet 2020 de la ministre du travail portant extension d'un accord relatif au regroupement des branches professionnelles des entreprises techniques au service de la création et de l'événement et des mannequins adultes et mannequins enfants de moins de seize ans employés par les agences de mannequins. Les requérants soutiennent que l'arrêté est entaché d'illégalité car il procède à l'extension d'un accord négocié et conclu sans que l'ensemble des organisations syndicales représentatives n'aient été associées à toutes les réunions de négociation de cet accord. Le Conseil d'État considère cependant que les requérants ont pu prendre connaissance du projet de regroupement et exprimer leur rejet de ce projet lors des réunions de négociation. Il estime donc que l'arrêté attaqué n'a pas été pris en méconnaissance des dispositions légales. Le Conseil d'État rejette donc la requête des syndicats.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, 4-1 chr, 5 juil. 2022, n° 444949, Lebon T.
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 444949
Importance : Mentionné aux tables du recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Précédents jurisprudentiels : [RJ1] Cf. CE, 21 novembre 2008, Syndicat national des cabinets de recouvrement de créances et de renseignements commerciaux et autres, n° 300135, p. 437.
Dispositif : Satisfaction partielle
Date de dernière mise à jour : 14 septembre 2023
Identifiant Légifrance : CETATEXT000046024262
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHR:2022:444949.20220705
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Sur les parties

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