Conseil d'État, 2ème chambre, 29 mars 2023, 464242, Inédit au recueil Lebon
CE
Rejet 29 mars 2023

Arguments

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  • Rejeté
    Délai de rapport du décret de naturalisation

    La cour a estimé que le délai de deux ans a commencé à courir à partir de la date à laquelle la réalité de la situation familiale a été portée à la connaissance du ministre, ce qui a été fait en janvier 2020, rendant le décret de janvier 2022 valide.

  • Rejeté
    Dissimulation de la situation familiale

    La cour a jugé que M me D avait volontairement dissimulé sa situation familiale, ce qui justifiait le rapport du décret de naturalisation.

  • Rejeté
    Risque d'apatridie

    La cour a noté qu'aucun élément n'a été apporté pour soutenir cette allégation, rendant ce moyen non fondé.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État, saisi en premier ressort par Mme B D, a rejeté sa demande d'annulation pour excès de pouvoir du décret du 3 janvier 2022 qui rapportait son décret de naturalisation du 30 janvier 2019. Mme D avait été naturalisée sur la base de déclarations mensongères concernant son état civil, ayant omis de déclarer son mariage avec un ressortissant camerounais. Le Conseil a jugé que le décret de révocation avait été pris dans le délai de deux ans suivant la découverte de la fraude, conformément à l'article 27-2 du code civil. Il a également estimé que Mme D, maîtrisant le français, ne pouvait ignorer ses obligations de déclaration et a donc volontairement dissimulé sa situation familiale, ce qui justifie la révocation de sa naturalisation. Enfin, le Conseil a rejeté l'argument de l'apatridie faute de preuves. La décision attaquée n'est donc pas annulée.

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1Sélection de jurisprudence du Conseil d'État
Vulpi Avocats - Chronique de jurisprudence · 12 juin 2023
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Sur la décision

Référence :
CE, 2e chs, 29 mars 2023, n° 464242
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 464242
Importance : Inédit au recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 28 août 2023
Identifiant Légifrance : CETATEXT000047388502
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHS:2023:464242.20230329
Lire la décision sur le site de la juridiction

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Décret n°93-1362 du 30 décembre 1993
  2. Décret n°2022-1 du 3 janvier 2022
  3. Code civil
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