CEDH, Cour (cinquième section), AFFAIRE ASSOCIATION INNOCENCE EN DANGER ET ASSOCIATION ENFANCE ET PARTAGE c. FRANCE, 4 juin 2020, 15343/15;16806/15
CEDH, Affaire communiquée 27 septembre 2017
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CEDH, Affaire communiquée 4 juin 2019
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CEDH, Arrêt, Cour (Cinquième Section) 4 juin 2020
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CEDH, Résolution 10 avril 2024

Arguments

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  • Accepté
    Défaut de protection de l'enfant

    La Cour a constaté que l'État n'a pas pris les mesures nécessaires pour protéger l'enfant malgré les signaux d'alerte, ce qui constitue une violation de l'article 3 de la Convention.

  • Rejeté
    Nécessité de caractériser une faute lourde pour engager la responsabilité de l'État

    La Cour a jugé que cette exigence ne constitue pas une violation de l'article 13 de la Convention, car le recours a été examiné de manière adéquate par les juridictions internes.

Résumé par Doctrine IA

Résumé de la décision :

La Cour européenne des droits de l'homme a examiné les requêtes de deux associations françaises, Innocence en Danger et Enfance et Partage, concernant le décès d'une enfant, M., des suites de maltraitances infligées par ses parents. Les associations alléguaient que l'État français avait manqué à ses obligations de protéger l'enfant malgré des signalements de maltraitance et que le système judiciaire avait failli à enquêter et à surveiller efficacement la situation de l'enfant. Elles critiquaient également la nécessité de prouver une faute lourde pour engager la responsabilité de l'État.

La Cour a jugé que l'État avait violé l'article 3 de la Convention (interdiction de la torture et des traitements inhumains ou dégradants) en ne prenant pas les mesures nécessaires pour protéger l'enfant. Elle a constaté que les autorités avaient été informées des risques de maltraitance mais n'avaient pas agi de manière adéquate. Cependant, la Cour a estimé qu'il n'y avait pas eu violation de l'article 13 (droit à un recours effectif) combiné avec l'article 3, car les associations avaient pu saisir les juridictions internes et que la notion de faute lourde en droit français n'était pas déraisonnable.

La Cour a accordé à l'association Innocence en Danger un euro symbolique pour dommage moral et 15 000 EUR pour les frais et dépens engagés. Elle n'a pas accordé de somme à l'association Enfance et Partage, qui n'avait pas présenté de demande de satisfaction équitable.

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Sur la décision

Article L. 141-1 du code de l’organisation judiciaire (COJ)
Référence :
CEDH, Cour (Cinquième Section), 4 juin 2020, n° 15343/15;16806/15
Numéro(s) : 15343/15, 16806/15
Type de document : Arrêt
Jurisprudence de Strasbourg : Amann c. Suisse [GC], no 27798/95, § 89, CEDH 2000 II
Association de défense des droits de l'homme en Roumanie – Comité Helsinki au nom de Ionel Garcea c. Roumanie, no 2959/11, § 43, 24 mars 2015
Bozano c. France, 18 décembre 1986, § 49, série A no 111
C.A.S. et C.S. c. Roumanie, no 26692/05, § 73, 20 mars 2012
Centre de ressources juridiques au nom de Valentin Câmpeanu c. Roumanie [GC], no 47848/08, CEDH 2014
Comité Helsinki bulgare c. Bulgarie (déc.), nos 35653/12 et 66172/12, § 51, 28 juin 2016
D.M.D. c. Roumanie, no 23022/13, §§ 40-41, 3 octobre 2017
E. et autres c. Royaume-Uni, no 33218/96, § 88, 26 novembre 2002
Kondrulin c. Russie, no 12987/15, § 31, 20 septembre 2016
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M.C. et A.C. c. Roumanie, no 12060/12, §§ 109-110, 12 avril 2016
M. et M. c. Croatie, no 10161/13, §§ 140-142, CEDH 2015 (extraits)
Nencheva et autres c. Bulgarie, no 48609/06, § 93, 18 juin 2013
Nicolae Virgiliu Tănase c. Roumanie [GC], no 41720/13, § 218, 25 juin 2019
O'Keeffe c. Irlande [GC], no 35810/09, § 145, 28 janvier 2014
Öneryıldız c. Turquie [GC], no 48939/99, § 146, CEDH 2004 XII
Opuz c. Turquie, no 33401/02, § 158, CEDH 2009
De Souza Ribeiro c. France [GC], no 22689/07, §§ 77-78, CEDH 2012
Talpis c. Italie, no 41237/14, § 103, 2 mars 2017
Vučković et autres c. Serbie [GC], no 17153/11, §§ 69-77, 25 mars 2014
Z et autres c. Royaume-Uni [GC], no 29392/95, § 73, CEDH 2001 V
Référence au règlement de la Cour : Article 17
Niveau d’importance : Importance moyenne
Opinion(s) séparée(s) : Oui
Conclusions : Violation de l'article 3 - Interdiction de la torture (Article 3 - Traitement dégradant ; Traitement inhumain ; Obligations positives) ; Non-violation de l'article 13+3 - Droit à un recours effectif (Article 13 - Recours effectif) (Article 3 - Interdiction de la torture ; Traitement dégradant ; Traitement inhumain ; Obligations positives) ; Préjudice moral - réparation (Article 41 - Préjudice moral ; Satisfaction équitable)
Identifiant HUDOC : 001-202716
Identifiant européen : ECLI:CE:ECHR:2020:0604JUD001534315
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