Tribunal administratif de Paris, 4e section - 1re chambre, 6 juillet 2023, n° 2300190
TA Paris
Annulation 6 juillet 2023
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CAA Paris
Annulation 21 mars 2024

Arguments

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  • Accepté
    Incompétence de l'auteur de la décision

    La cour a constaté que la décision du garde des sceaux n'était pas fondée sur l'intérêt légitime du requérant à changer de nom, mais sur l'opportunité du choix du nom sollicité, ce qui constitue une erreur d'appréciation.

  • Accepté
    Insuffisance de motivation

    La cour a relevé que le garde des sceaux n'a pas suffisamment justifié son refus en ne tenant pas compte de l'intérêt légitime du requérant à changer de nom.

  • Accepté
    Erreur dans l'appréciation de l'intérêt légitime

    La cour a reconnu que le garde des sceaux a admis que la consonance difficile à porter du nom de famille du requérant lui confère un intérêt légitime à en changer, mais a erronément fondé sa décision sur l'opportunité du choix du nom.

  • Accepté
    Obligation de l'administration de prendre une mesure d'exécution

    La cour a jugé que l'annulation de la décision implique nécessairement que le garde des sceaux prenne une mesure d'exécution pour autoriser M. A à changer de nom.

  • Accepté
    Droit à remboursement des frais de justice

    La cour a décidé que, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme au titre des frais de justice.

Résumé par Doctrine IA

Dans cette décision, M. B A demande l'annulation de la décision du 8 novembre 2022 par laquelle le garde des sceaux a rejeté sa demande de changement de nom en « Armada ». Les questions juridiques posées concernent l'appréciation de l'intérêt légitime de M. A à changer de nom selon l'article 61 du code civil et la motivation de la décision du ministre. La juridiction conclut que la décision du garde des sceaux est entachée d'une erreur d'appréciation, annule cette décision, et enjoint au ministre de présenter un projet de décret autorisant le changement de nom dans un délai de trois mois. De plus, l'État est condamné à verser 1 000 euros à M. A pour les frais de justice.

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Sur la décision

Référence :
TA Paris, 4e sect. - 1re ch., 6 juil. 2023, n° 2300190
Juridiction : Tribunal administratif de Paris
Numéro : 2300190
Importance : Inédit au recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Dispositif : Satisfaction totale
Date de dernière mise à jour : 3 juin 2025

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code civil
  2. Code de justice administrative
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