Tribunal de grande instance de Paris, Référés, 30 mai 2017, n° 17/54625
TGI Paris 30 mai 2017

Résumé par Doctrine IA

Monsieur R X, homme d'affaires français, a saisi le Tribunal de Grande Instance de Paris en référé pour obtenir le blocage de l'accès à plusieurs sites internet hébergés par la société AUTOMATTIC et GOOGLE Inc, sur lesquels des articles le diffamant et constituant un harcèlement moral étaient publiés. Il invoque un trouble manifestement illicite au sens des articles 6-I-5° et I-8° de la loi du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique et 809 alinéa 1 du Code de procédure civile. Le tribunal a constaté que les articles étaient manifestement illicites car constitutifs de harcèlement moral aggravé, prévu et réprimé par les articles 222-33-2-2 et 222-44 du code pénal. Il a ordonné aux fournisseurs d'accès internet (FAI) de mettre en œuvre des mesures pour prévenir l'accès aux sites incriminés, laissant aux FAI la liberté de choisir la technique de blocage (IP ou DNS), et a limité la durée des mesures de blocage à douze mois ou jusqu'à ce qu'une décision de justice définitive soit rendue sur les plaintes déposées par R X. Les frais des mesures de blocage, plafonnés à 1.500 euros hors taxes par site et par FAI, sont à la charge de R X, qui est également condamné aux dépens.

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Sur la décision

Référence :
TGI Paris, réf., 30 mai 2017, n° 17/54625
Juridiction : Tribunal de grande instance de Paris
Numéro(s) : 17/54625

Texte intégral

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