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Sur la décision
| Référence : | TJ Bourg-en-Bresse, ch. famille cab 1, 3 nov. 2025, n° 23/00056 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 23/00056 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Prononce le divorce pour altération définitive du lien conjugal |
| Date de dernière mise à jour : | 4 février 2026 |
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Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BOURG EN BRESSE
LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
JUGEMENT
MINUTE N° : 25/
DU : 03 Novembre 2025
DOSSIER : N° RG 23/00056 – N° Portalis DBWH-W-B7G-GG5A
AFFAIRE : [M] [S] / [Z]
OBJET : Art. 1107 CPC – Demande en divorce autre que par consentement mutuel
DEMANDEUR
Monsieur [D] [I] [M] [S]
né le [Date naissance 6] 1973 à [Localité 15] (PORTUGAL)
de nationalité Portugaise
[Adresse 8]
[Localité 2]
représenté par Me Nicolas FAUCK, avocat au barreau de l’AIN
DÉFENDERESSE
Madame [K] [W] [Z] épouse [M] [S]
née le [Date naissance 7] 1978 à [Localité 13] (PORTUGAL)
de nationalité Portugaise
Accueil Gessien Median
[Adresse 4]
[Localité 1]
représentée par Me Elena VIANES, avocate au barreau de l’AIN
COMPOSITION DU TRIBUNAL
Lors des débats et de la mise à disposition au greffe
Juge aux Affaires Familiales : Madame Isabelle LACOUR, Vice- présidente
Greffier lors des débats : Madame Estelle CHARNAUX, Cadre greffier
Greffier lors de la mise à disposition : Madame Sophia DELCROIX, Cadre greffier
DÉBATS : A l’audience du 29 Septembre 2025 hors la présence du public
PRONONCÉ DU JUGEMENT : rendu publiquement, par mise à disposition au greffe, en premier ressort et Contradictoire
Première grosse + ccc délivrée à
le
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS
Le Juge aux Affaires Familiales statuant publiquement, dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article 450 du code de procédure civile (par mise à disposition au greffe), après débats hors la présence du public, par jugement contradictoire susceptible d’appel,
Vu l’ordonnance de mesures provisoires en date du 31 mars 2023,
Vu l’ordonnance de clôture en date du 17 juin 2025,
Dit que la Juridiction française de [Localité 10] est compétente et la loi portugaise applicable au divorce, la loi française étant applicable à la responsabilité parentale et aux obligations alimentaires à l’égard des enfants,
Déboute Madame [K] [W] [Z] épouse [M] [S] de sa demande en divorce sur le fondement de l’article 237 du code civil français pour altération définitive du lien conjugal,
Prononce le divorce pour séparation de fait pour une année consécutive sur le fondement de l’article 1781 du code civil portugais de :
Monsieur [D] [I] [M] [S]
né le [Date naissance 6] 1973 à [Localité 15] (PORTUGAL)
ET DE
Madame [K] [W] [Z]
née le [Date naissance 7] 1978 à [Localité 14] (PORTUGAL)
mariés le [Date mariage 5] 1999 à [Localité 9] (PORTUGAL)
Dit que le présent jugement sera publié conformément aux dispositions de l’article 1082 du code de procédure civile ,
Sur les mesures accessoires :
Constate que Madame [K] [W] [Z] reprendra l’usage de son nom de jeune fille,
Condamne Monsieur [D] [I] [M] [S] à verser à Madame [K] [W] [Z] une prestation compensatoire en capital d’un montant de 8.000 € sur le fondement de l’article 270 du code civil,
Déboute Madame [K] [W] [Z] de sa demande d’exécution provisoire de la prestation compensatoire,
Renvoie les époux à procéder à la liquidation amiable de leur régime matrimonial,
Dit que le présent jugement prendra effet entre les époux s’agissant de leurs biens à compter du 19 juin 2021 conformément aux dispositions de l’article 262-1 du code civil,
Sur les mesures relatives aux enfants,
Vu l’article 388-1 du code civil sur l’audition du mineur,
Constate, conformément à l’article 338-1 du code de procédure civile, que l’enfant capable de discernement a été informé de son droit à être entendu,
Dit que l’autorité parentale sera exercée en commun par les deux parents,
Fixe la résidence habituelle des enfants [P] [B] [Z] [M] [S] et [X] [F] [Z] [M] [S] au domicile de la mère, Madame [K] [W] [Z],
Déboute la mère de ses demandes de modification du droit de visite et d’hébergement du père sauf à prévoir des délais de prévenance et de prise en charge des frais de centre de loisirs par celui-ci,
Dit que les droits de visite et d’hébergement s’exerceront librement et amiablement entre les parents,
Dit qu’ à défaut d’accord entre les parents, le père, Monsieur [D] [I] [M] [S], exercera à l’égard de [P] [B] [Z] [M] [S] et [X] [F] [Z] [M] [S] son droit de visite et d’hébergement :
hors vacances scolaires, les fins de semaines paires (par référence à la numérotation des semaines sur un calendrier) du vendredi soir 18 heures au dimanche soir 18 heures,
pendant les vacances scolaires autres que l’été, la première moitié les années paires et la deuxième moitié les années impaires, à charge pour le père de prévenir la mère un mois avant les vacances concernées s’il veut exercer son droit et dit qu’à défaut de prendre les enfants, il assumera le coût du centre de loisirs sur présentation des factures,
pendant les vacances scolaires d’été par quinzaines qui débuteront :
→ les années paires chez le père,
→ les années impaires chez la mère,
à charge pour le père de prévenir la mère deux mois avant les vacances d’été s’il veut exercer son droit et dit qu’à défaut de prendre les enfants, il assumera le coût du centre de loisirs sur présentation des factures ;
à charge pour lui d’aller chercher les enfants ou de les faire prendre et de les ramener ou les faire ramener par un tiers digne de confiance au domicile de la mère,
Dit que les fins de semaine considérées incluront les jours fériés les précédant et/ou les suivant,
Dit que la moitié des vacances scolaires est décomptée à partir du premier jour de la date officielle des vacances,
Dit que les dates de vacances à prendre en considération sont celles de l’Académie dont dépend l’établissement scolaire de l’enfant,
Dit que la période d’hébergement des fins de semaine ne pourra s’exercer pendant la partie des congés scolaires réservés au parent chez qui l’enfant réside,
Dit que sauf cas de force majeure ou accord préalable le parent qui n’aura pas exercé son droit de visite et d’hébergement au plus tard dans les 24 heures de son ouverture pour les congés scolaires et au plus tard une heure après son ouverture pour les fins de semaine sera réputé avoir renoncé à la totalité de son droit pour la période considérée,
Déboute Madame [K] [W] [Z] épouse [M] [S] de sa demande d’augmentation de la pension alimentaire des enfants et d’ajout à la liste des frais partagés, les frais du périscolaire et les frais du centre de loisirs pendant les vacances scolaires,
Fixe et en tant que de besoin, condamne le père, Monsieur [D] [I] [M] [S], à servir à la mère, Madame [K] [W] [Z], payable à son domicile et d’avance en sus des allocations et prestations familiales, une pension alimentaire mensuelle de 400 € pour sa part contributive à l’entretien et l’éducation des deux enfants, [P] [B] [Z] [M] [S] et [X] [F] [Z] [M] [S] à raison de 200 € pour chacun d’eux, jusqu’à ce qu’ils subviennent eux-mêmes à leurs propres besoins ,
Dit que la pension sera payable chaque mois avant le 5 de chaque mois , sur 12 mois, et d’avance à la résidence du bénéficiaire ,
Dit que ces pensions seront réévaluées à l’initiative du débiteur, le 1er janvier de chaque année, et pour la première fois le 1er janvier 2027 , en fonction de l’indice des prix à la consommation des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé (base 100 en 2015 série « France entière » hors tabac) publié par l’INSEE, selon la formule suivante :
P : 400 € X B
A
Dans laquelle :
A = l’indice de base, à savoir celui paru au premier jour du mois où est rendue la présente décision, soit au 1er novembre 2025,
B = l’indice du mois d’octobre précédent le 1er janvier où la majoration de la pension doit intervenir,
Ces indices sont communicables par l’INSEE de [Localité 12], téléphone [XXXXXXXX03] ou www.insee.fr
Dit que le débiteur de la pension devra procéder spontanément à l’indexation faute de quoi, il pourra y être contraint par voie de Commissaire de justice ( anciennement huissier de justice),
Rappelle que jusqu’à la mise en place de l’intermédiation ([11]) par l’organisme débiteur des prestations familiales, le parent débiteur doit verser la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant directement entre les mains du parent créancier,
Rappelle que l’IFPA prend fin sur demande de l’un des parents adressée à l’organisme débiteur des prestations familiales, sous réserve du consentement de l’autre parent, sauf si l’IFPA a été ordonnée par le juge aux affaires familiales dans une situation de violences, et ce, afin d’éviter les pressions sur le créancier ,
Condamne les parents à se partager par moitié les frais des activités extra-scolaires et de loisirs, les frais de santé restés à charge et le reste à charge de la cotisation de la mutuelle, après accord des parents sur la dépense pour les deux enfants [P] [B] [Z] [M] [S] et [X] [F] [Z] [M] [S],
Rappelle qu’en cas de défaillance dans le paiement des sommes dues :
— le créancier peut en obtenir le règlement forcé en utilisant à son choix une ou plusieurs des voies d’exécution suivantes :
*Saisie-attribution entre les mains d’un tiers ,
*Autres saisies ,
*Paiement direct entre les mains de l’employeur ,
*Recouvrement public par l’intermédiaire du procureur de la République ,
— le débiteur encourt * pour le délit d’abandon de famille les peines des articles 227-3 à 227-4-3 et 227-29 du code pénal ( 2 ans d’emprisonnement et 15.000 € d’amende, interdiction des droits civiques, civils et de famille, suspension et annulation du permis de conduire, interdiction de quitter le territoire de la République) ,
S’il ne notifie pas son changement de domicile au créancier dans un délai d’un mois à compter de ce changement, le débiteur de la pension alimentaire (de la contribution ou des subsides) encourt les peines de six mois d’emprisonnement et 7.500 euros d’amende, outre les peines complémentaires.
* pour le délit d’organisation frauduleuse de son insolvabilité (articles 314-7 à 314-9 du code pénal) : en cas d’organisation ou d’aggravation de son insolvabilité (augmentation du passif, diminution de l’actif de son patrimoine, dissimulation ou diminution de ses revenus, dissimulation de certains de ses biens) pour se soustraire au paiement de la pension alimentaire (ou de la contribution aux charges du mariage, des subsides ou de toute autre prestation) qu’une décision judiciaire l’oblige à payer, le débiteur encourt les peines de trois ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende ,
Rappelle que les frais de recouvrement sont à la charge du parent qui a l’obligation de régler la pension alimentaire.
Rappelle que les mesures portant sur l’autorité parentale et sur la contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant sont exécutoires de droit à titre provisoire ,
Dit que l’exercice en commun de l’autorité parentale implique que les parents se tiennent informés des événements importants de la vie des enfants, précise que lorsque l’un des parents déménage, il doit prévenir l’autre préalablement et en temps utile afin qu’ils puissent ensemble organiser les résidences des enfants, rappelle que les parents doivent également se consulter pour le choix ou le changement d’école et d’activités des enfants et qu’ils doivent se mettre d’accord sur l’orientation scolaire, l’éducation religieuse et les décisions importantes concernant leur santé ,
Dit que les enfants ont le droit de communiquer librement par lettre ou par téléphone avec le parent auprès duquel ils ne résident pas et que celui-ci a le droit et le devoir de les contacter régulièrement (par lettre et/ou par téléphone) en respectant le rythme de vie du parent hébergeant ,
Rejette toute autre demande ,
Condamne chacune des parties à supporter ses propres dépens ,
Dit qu’ils seront recouvrés conformément aux dispositions de l’article 699 du Code de Procédure Civile .
Ainsi jugé et prononcé au Tribunal Judiciaire de BOURG EN BRESSE, AFFAIRES FAMILIALES, conformément à l’article 450 du Code de Procédure Civile, le 03 novembre 2025, la minute étant signée par :
LE GREFFIER LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
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