Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Nice, service de proximite, 18 sept. 2025, n° 25/01464 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/01464 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Réouverture des débats |
| Date de dernière mise à jour : | 5 novembre 2025 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Sur les parties
| Avocat(s) : | |
|---|---|
| Parties : |
Texte intégral
COUR D’APPEL D'[Localité 6]
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NICE
MINUTE
(Décision Civile)
Service de proximité
MINUTE N°
DU 18 Septembre 2025
N° RG 25/01464 – N° Portalis DBWR-W-B7J-QLN7
Expédition délivrée
à Me DAMAZ (LRAR)
à M. [F] (LRAR)
le
DEMANDERESSE:
S.A. FRANFINANCE
prise en la personne de son représentant légal en exercice
[Adresse 2]
[Adresse 9]
[Localité 5]
représentée par Me Sylvain DAMAZ, avocat au barreau de MARSEILLE substitué par Me Emilie LIGER, avocat au barreau de NICE
DEFENDEUR:
Monsieur [B] [F]
né le [Date naissance 4] 2002 à [Localité 8] (06)
[Adresse 3]
[Adresse 7]
[Localité 1]
non comparant, ni représenté
COMPOSITION DE LA JURIDICTION:
Lors des débats et qui a délibéré :
Juge des contentieux de la protection : Madame Caroline ATTAL,Vice-Présidente au Tribunal judiciaire de Nice, assistée lors des débats et lors du prononcé par Mme Magali MARTINEZ, Cadre greffier, qui a signé la minute avec la présidente
DEBATS : A l’audience publique du 26 Juin 2025, l’affaire a été mise en délibéré au 18 Septembre 2025, les parties ayant été avisées que le prononcé de la décision aurait lieu par mise à disposition au greffe
PRONONCE : par jugement réputé contradictoire, avant dire droit, par mise à disposition au greffe le 18 Septembre 2025
EXPOSÉ DU LITIGE
Suivant offre préalable n°39195592108 acceptée le 7 avril 2022, la SAS SOGEFINANCEMENT a, par l’intermédiaire de la SOCIETE GENERALE, consenti à Monsieur [B] [F] un prêt personnel d’un montant de 20 000 euros, remboursable selon 60 échéances mensuelles d’un montant de 346,98 euros hors assurance au taux débiteur annuel fixe de 1,59 %.
Plusieurs échéances étant demeurées impayées, la SAS SOGEFINANCEMENT s’est prévalue de la déchéance du terme du contrat.
Par acte de commissaire de justice en date du 28 février 2025, la SA FRANFINANCE a fait assigner Monsieur [B] [F] devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de NICE à l’audience du 26 juin 2025, aux fins, à titre principal, de dire et juger que la déchéance du terme est régulièrement acquise, à titre subsidiaire prononcer la résolution judiciaire du contrat de prêt et en tout état de cause condamner Monsieur [B] [F], sur le fondement des articles L. 312-1 et suivants du code de la consommation, à lui payer au titre du dossier n°00039195592108 la somme de 16 552,98 euros assortie des intérêts calculés au taux nominal conventionnel et celle de 500 euros sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile outre aux dépens.
À l’audience,
Le juge a soulevé d’office, en application des articles R. 632-1 et L. 314-26 du code de la consommation, la question du respect par le prêteur de l’ensemble des dispositions du code de la consommation, sanctionnées à la fois par la forclusion, par la nullité du contrat et par la déchéance du droit aux intérêts et a réclamé la production de l’original du contrat, interpellant également le demandeur sur l’existence ou non d’une mise en demeure préalable à la déchéance du terme.
La SA FRANFINANCE, représentée par son conseil, sollicite le bénéfice de son acte introductif d’instance auquel elle se réfère expressément.
Monsieur [B] [F], assigné par dépôt de l’acte à l’étude du commissaire de justice, n’a pas comparu.
Vu les articles 446-1 et 455 du code de procédure civile.
Le délibéré de l’affaire a été fixé au 18 septembre 2025.
MOTIFS DE LA DÉCISION
Selon les dispositions de l’article 444 du code de procédure civile, le président peut ordonner la réouverture des débats. Il doit le faire chaque fois que les parties n’ont pas été à même de s’expliquer contradictoirement sur les éclaircissements de droit ou de fait qui leur avaient été demandés.
L’article 16 du code de procédure civile dispose que le juge doit, en toutes circonstances, faire observer et observer lui-même le principe de la contradiction. Il ne peut retenir, dans sa décision, les moyens, les explications et les documents invoqués ou produits par les parties que si celles-ci ont été à même d’en débattre contradictoirement. Il ne peut fonder sa décision sur les moyens de droit qu’il a relevés d’office sans avoir au préalable invité les parties à présenter leurs observations.
Conformément à l’article 125 alinéa 2 du code de procédure civile le juge peut relever d’office la fin de non-recevoir tirée du défaut d’intérêt, du défaut de qualité ou de la chose jugée.
L’article 122 du code de procédure civile dispose que tout moyen tendant à faire déclarer l’adversaire irrecevable en sa demande, sans examen au fond, pour défaut du droit d’agir tel que le défaut de qualité constitue une fin de non-recevoir.
L’article 32 du même code rend irrecevable toute prétention émise par ou contre une personne dépourvue du droit d’agir.
En l’espèce, il résulte des pièces produites aux débats que le contrat de crédit n°00039195592108 sur lequel la SA FRANFINANCE fonde ses demandes a été conclu entre la SAS SOGEFINANCEMENT et Monsieur [B] [F] et qu’en l’absence de production d’un justificatif de cession de créance, la demanderesse ne démontre pas détenir des droits et actions relativement à cette créance.
En l’état, la SA FRANFINANCE ne justifie donc pas agir aux droits de la SAS SOGEFINANCEMENT de sorte qu’elle ne dispose pas du droit d’agir à l’encontre de Monsieur [B] [F].
Le défaut de qualité à agir de la SA FRANFINANCE, sanctionné par l’irrecevabilité de son action, n’ayant pas été soulevé à l’audience et donc soumis à la contradiction des parties, il convient de rouvrir les débats à l’audience du 13 novembre 2025 à 15 heures afin de solliciter les observations des parties sur ce point et d’inviter, le cas échéant, la SA FRANFINANCE à produire le justificatif de la cession de créance à son profit.
Le présent jugement tient lieu de convocation des parties à l’audience de réouverture des débats.
Compte-tenu de la nature de la présente décision, il y a lieu de réserver le surplus des demandes des parties jusqu’en fin d’instance.
PAR CES MOTIFS
Le Juge des contentieux de la protection, statuant après débats en audience publique, par jugement réputé contradictoire et avant dire droit, prononcé par mise à disposition au greffe,
ORDONNE la réouverture des débats à l’audience du 13 novembre 2025 à 15 heures afin de solliciter les observations des parties sur le défaut de qualité à agir de la SA FRANFINANCE et d’inviter celle-ci à produire, le cas échéant, le justificatif de la cession de créance intervenue à son profit ;
DIT que le présent jugement tient lieu de convocation des parties à l’audience ;
RÉSERVE les demandes des parties et dépens jusqu’en fin d’instance.
Le Greffier Le Juge des contentieux de la protection
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Tribunal judiciaire ·
- Commissaire de justice ·
- Saisie des rémunérations ·
- Prestation compensatoire ·
- Dette ·
- Pensions alimentaires ·
- Créance ·
- Montant ·
- Prestation ·
- Emprunt
- Tribunal judiciaire ·
- Adoption simple ·
- Profession ·
- Nationalité française ·
- Chambre du conseil ·
- Domicile ·
- Adresses ·
- République ·
- Assesseur ·
- Code civil
- Midi-pyrénées ·
- Redressement ·
- Urssaf ·
- Cotisations ·
- Contribution ·
- Sécurité sociale ·
- Salarié ·
- Avantage ·
- Prime ·
- Employeur
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Indemnité d'immobilisation ·
- Notaire ·
- Promesse de vente ·
- Préjudice ·
- Virement ·
- Bénéficiaire ·
- In solidum ·
- Promesse unilatérale ·
- Absence de versements ·
- Part
- Habitat ·
- Clause resolutoire ·
- Tribunal judiciaire ·
- Loyer ·
- Commissaire de justice ·
- Contentieux ·
- Procédure participative ·
- Commandement ·
- Expulsion ·
- Protection
- Clause resolutoire ·
- Dette ·
- Locataire ·
- Loyer ·
- Paiement ·
- Résiliation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Délais ·
- Bail ·
- Adresses
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Tribunal judiciaire ·
- Jugement ·
- Erreur matérielle ·
- Minute ·
- Expédition ·
- Erreur ·
- Juge ·
- Lieu ·
- Procédure civile ·
- Procédure
- Hospitalisation ·
- Trouble mental ·
- Tribunal judiciaire ·
- Santé publique ·
- Mainlevée ·
- Consentement ·
- Liberté individuelle ·
- Idée ·
- Atteinte ·
- Public
- Commissaire de justice ·
- Loyer ·
- Locataire ·
- Épouse ·
- Tribunal judiciaire ·
- Commandement de payer ·
- Expulsion ·
- Bail ·
- Clause resolutoire ·
- Charges
Sur les mêmes thèmes • 3
- Baux d'habitation ·
- Contrats ·
- Locataire ·
- Habitat ·
- Loyer ·
- Bail ·
- Dette ·
- Société anonyme ·
- Clause resolutoire ·
- Régularisation ·
- Commandement ·
- Résiliation
- Demande en partage, ou contestations relatives au partage ·
- Partage, indivision, succession ·
- Droit de la famille ·
- Notaire ·
- Tribunal judiciaire ·
- Successions ·
- Partage amiable ·
- Partie ·
- Délai ·
- Provision ·
- Jugement ·
- Commissaire de justice ·
- Mission
- Logement ·
- Bail ·
- Action ·
- Loyer ·
- Résiliation ·
- Clause resolutoire ·
- Commandement ·
- Service ·
- Locataire ·
- Indemnité d 'occupation
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.