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Sur la décision
| Référence : | TJ Paris, service des réf., 12 févr. 2025, n° 24/58758 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 24/58758 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Désigne un expert ou un autre technicien |
| Date de dernière mise à jour : | 5 juillet 2025 |
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Texte intégral
TRIBUNAL
JUDICIAIRE
DE [Localité 56]
■
N° RG 24/58758 -
N° Portalis 352J-W-B7I-C6NXF
N° :6
Assignation du :
03, 04, 05, 06, 09 Décembre 2024
EXPERTISE[1]
[1] 10 Copies exécutoires
délivrées le:
1 copie expert
ORDONNANCE DE REFERE
rendue le 12 février 2025
par Anne-Charlotte MEIGNAN, Vice-Président au Tribunal judiciaire de Paris, tenant l’audience publique des Référés par délégation du Président du Tribunal,
Assistée de Daouia BOUTLELIS, Greffier,
DEMANDERESSE
S.A.R.L. UL RENOV
[Adresse 4]
[Localité 29]
représentée par Maître Olivier BONNEAU de l’AARPI Rivière Avocats Associés, avocats au barreau de PARIS – #L0312
DEFENDEURS
Syndicat des copropriétaires de l’immeuble [Adresse 7]) Représenté par son syndic la SARL Cabinet Corraze
[Adresse 18]
[Localité 38]
représenté par Maître Pierre-edouard LAGRAULET de l’AARPI LAGRAULET – DE PLATER, avocats au barreau de PARIS – E0395
Syndicat des copropriétaires de l’immeuble du [Adresse 6] représenté par son syndic, la SA GESTION TRANSACTIONS DE FRANCE GTF
[Adresse 31]
[Localité 38]
représenté par Me Ariane LAMI SOURZAC, avocat au barreau de PARIS – #C0380
La Ville de [Localité 56] Direction de la voirie et des déplacements, Section Territoriale de Voirie (STV) Nord-Ouest
[Adresse 27]
[Localité 35]
non représentée
La Ville de [Localité 56] en sa Direction de la propreté et de l’eau, Section de l’Assainissement de [Localité 56]
[Adresse 27]
[Localité 35]
non représentée
EPIC Eau de [Localité 56]
[Adresse 20]
[Localité 40]
non représenté
S.A. Enedis
[Adresse 25]
[Localité 53]
non représentée
S.A. Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain
[Adresse 19]
[Localité 39]
non représentée
S.A. GRDF
[Adresse 33]
[Localité 38]
non représentée
S.A. ORANGE
[Adresse 5]
[Localité 48]
non représentée
S.A.R.L. ESPACES LIBRES
[Adresse 32]
[Localité 50]
non représentée
Syndicat des copropriétaires de l’immeuble [Adresse 11]) Représenté par son syndic la SAS Cabinet Larigaudry
[Adresse 34]
[Localité 54]
représenté par Maître Caroline JAMET de la SCP CABINET CUSSAC, avocats au barreau de PARIS – #P0045
S.A.S. SOCOTEC CONSTRUCTION
[Adresse 30]
[Localité 43]
non représentée
S.A.S. A.C.E. TECH (Activité de Conseils et d’Études Techniques)
[Adresse 45]
[Localité 47]
non représentée
S.A.R.L. AB Environnement
[Adresse 17]
[Localité 41]
non représentée
S.A.S. UBC Ingénierie (Uhalde Bois Construction Ingénieri e)
[Adresse 23]
[Localité 38]
non représentée
S.A.S. Atlas Géotechnique
[Adresse 58]
[Localité 46]
non représentée
Société OPCI RAISE IMMOBILIER 1
[Adresse 24]
[Localité 36]
représentée par Me Marie-astrid DUMAIS, avocat au barreau de PARIS – #B0101
Syndicat des Copropriétaires de L’immeuble du [Adresse 14] représenté par son syndic la société SECRI GESTION
[Adresse 21]
[Localité 52]
représenté par Maître Emmanuel SOURDON de la SELEURL SOURDON AVOCATS, avocats au barreau de PARIS – #P0290
Syndicat des copropriétaires de l’immeuble [Adresse 15]) Représenté par son syndic la SAS G.I.D.
[Adresse 22]
[Localité 38]
non représenté
Syndicat des copropriétaires de l’immeuble sis [Adresse 16], représenté par son Syndic, la société OP IMMOBILIER
[Adresse 44]
[Localité 49]
représenté par Me Eléni LIPSOS, avocat au barreau de PARIS – #C0313
Syndicat des copropriétaires de l’immeuble [Adresse 13]) Représenté par son syndic la SARL Immobilier G. Coge
[Adresse 3]
[Localité 51]
représenté par Me Pierre AMIEL, avocat au barreau de PARIS – #E0235
Syndicat des copropriétaires de l’immeuble [Adresse 10]) Représenté par son syndic la SAS Atrium Gestion
[Adresse 26]
[Localité 37]
représenté par Maître Pierre-edouard LAGRAULET de l’AARPI LAGRAULET – DE PLATER, avocats au barreau de PARIS – E0395
Syndicat des copropriétaires de l’immeuble [Adresse 9]) ayant pour syndic la SAS ANDRE DEGUELDRE PHILIPPE DEGUELDRE ET CIE
[Adresse 28]
[Localité 42]
représenté par Maître Laurence D’ORSO de l’AARPI D’ORSO ABRASSART & Associés, avocats au barreau de PARIS – #P0343
DÉBATS
A l’audience du 15 Janvier 2025, tenue publiquement , présidée par Anne-Charlotte MEIGNAN, Vice-Président, assistée de Daouia BOUTLELIS, Greffier,
Nous, Président,
Après avoir entendu les parties représentées,
Vu l’assignation en référé délivrée les 3, 4, 5, 6 et 9 décembre 2024 par la SARL UL RENOV G à l’encontre des défendeurs aux fins d’obtenir la désignation d’un expert judiciaire à titre préventif;
Vu le projet immobilier de la partie demanderesse concernant un ensemble immobilier situé [Adresse 8];
Vu le permis de construire délivré le 20 septembre 2023 ;
Vu les protestations et réserves formulées par les défendeurs représentés ;
Vu la demande de complément de mission formulée par la société OPCI RAISE IMMOBILIER 1 ;
Vu les dispositions des articles 446-1 et 455 du code de procédure civile,
SUR CE,
Conformément aux dispositions de l’article 472 du code de procédure civile, lorsque le défendeur ne comparait pas, le juge ne fait droit à la demande que dans la mesure où il l’estime régulière, recevable et bien fondée.
Aux termes de l’article 145 du code de procédure civile, s’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige, les mesures d’instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, sur requête ou en référé.
En l’état des arguments développés par les parties et au vu des documents produits, le motif légitime prévu par l’article 145 est établi, l’incidence possible du projet de construction sur l’état des bâtiments voisins justifiant le recours à une mesure d’instruction dans les termes indiqués ci-dessous au contradictoire des différents intervenants aux opérations de démolition et de construction et des propriétaires des immeubles avoisinants.
Il convient de rappeler que cette expertise est ordonnée sur le fondement d’une potentialité de désordres causés par le chantier.
Ce n’est pas raisonner autrement que de faire observer que c’est également la potentialité de nuisances sonores et vibratoires, susceptibles d’être générées par le chantier à venir, qui conduit la société OPCI RAISE IMMOBILIER 1 à solliciter un complément de mission, celle-ci étant un avoisinant proche des opérations de construction.
Compte tenu de la probabilité élevée du risque allégué de nuisances sonores et vibratoires, la défenderesse justifie d’un motif légitime à ce complément de mission.
Les dépens ne pouvant être réservés en vertu de l’article 491 du code de procédure civile, la partie demanderesse y sera condamnée.
PAR CES MOTIFS
Statuant publiquement, par mise à disposition au greffe, par ordonnance réputée contradictoire et en premier ressort,
Donnons acte des protestations et réserves formulées en défense ;
Ordonnons une expertise et commettons pour y procéder :
Monsieur [W] [D],
[Adresse 12]
☎ :[XXXXXXXX02]
qui pourra prendre l’initiative de recueillir l’avis d’un autre technicien, mais seulement dans une spécialité distincte de la sienne,
avec mission de :
— prendre connaissance du projet immobilier présenté dans un dossier technique suffisant comportant notamment les procédés de démolition et de construction permettant d’évaluer les impacts potentiels des travaux sur les avoisinants. A défaut de communication de ce dossier, l’expert déposera une note récapitulant les pièces communiquées, les éléments absents ou insuffisants, les conséquences sur la conduite de sa mission, permettant aux parties de saisir le juge si elles l’estiment nécessaire ;
— donner son avis sur les impacts potentiels des travaux sur les avoisinants, notamment sur les prescriptions prévues par les constructeurs destinées à limiter les émergences sonores et vibtaoires, et proposer la délimitation des états des lieux à réaliser chez les avoisinants ;
— procéder à la demande de la société OPCI RAISE IMMOBILIER 1, à la constatation contradictoire des nuisances acoustiques et vibratoires dues à l’exécution des travaux, et déterminer si elles dépassent le seuil réglementaire ; en ce cas, déterminer les mesures permettant d’y mettre un terme ;
— visiter les immeubles constituant la propriété des défendeurs, du demandeur s’il y a lieu ;
Etat des existants :
— indiquer l’état d’avancement des travaux lors des réunions successives d’analyse et description des existants ;
— dresser tous états descriptifs et qualitatifs nécessaires de la totalité des immeubles voisins visités, de la propriété du demandeur, afin de déterminer et dire si, à son avis, ces immeubles présentent ou non des dégradations et désordres inhérents à leur structure, leur mode de construction, ainsi qu’à leur mode de fondation ou leur état de vétusté ou, encore, consécutifs à la nature du sous-sol sur lequel ils reposent ou consécutifs aux travaux qui auraient pu être entrepris au moment de l’expertise pour le compte du demandeur ;
— dresser un état précis de ces premières constatations sous forme d’un pré-rapport dont l’expert pourra demander la rémunération ou une avance de son montant ;
Constatations de désordres rattachables aux travaux :
— procéder, sur demande des intéressés, à de nouveaux examens des avoisinants après démolition, après terrassement et après gros oeuvre et ce jusqu’au hors d’eau au cas où il serait allégué de nouveaux désordres, expressément décrits par les parties requérantes, ou l’aggravation des anciens ;
— dresser, le cas échéant, à la demande des parties, un pré-rapport relatant les constatations effectuées et les causes des dommages, dont l’expert pourra demander la rémunération ou une avance de son montant ;
— fournir, dans son rapport définitif, tous éléments techniques ou de fait de nature à permettre à la juridiction du fond, éventuellement saisie, de se prononcer sur les responsabilités encourues et les préjudices subis ;
Disons que pour procéder à sa mission l’expert devra :
— en concertation avec les parties, définir un calendrier prévisionnel de ses opérations à l’issue de la première réunion d’expertise ; l’actualiser ensuite dans le meilleur délai :
en fixant aux parties un délai pour procéder aux interventions forcées ;en les informant de la date à laquelle il prévoit de leur adresser son document de synthèse ;
— adresser dans le même temps le montant prévisible de sa rémunération, qu’il actualisera, s’il y a lieu, procédant parallèlement aux demandes de provisions complémentaires ;
— adresser aux parties un document de synthèse, sauf exception (par exemple : réunion de synthèse, communication d’un projet de rapport) dont il s’expliquera dans son rapport, et y arrêter le calendrier de la phase conclusive de ses opérations :
fixant, sauf circonstances particulières, la date ultime de dépôt des dernières observations des parties sur le document de synthèse ;rappelant aux parties, au visa de l’article 276 alinéa 2 du Code de procédure civile, qu’il n’est pas tenu de prendre en compte les observations transmises au-delà de ce délai ;
Disons à ce titre que le terme du délai fixé par l’expert pour le dépôt des dernières observations marquera la fin de l’instruction technique et interdira, à compter de la date à laquelle il est fixé, le dépôt de nouvelles observations, sauf les exceptions visées à l’article 276 du code de procédure civile ;
Disons qu’en cas d’urgence ou de péril en la demeure reconnus par l’expert, ce dernier :
— en cas d’ouverture du chantier sans communication des pièces permettant d’apprécier les risques, déposera une note aux parties et au juge donnant la possibilité aux premiers de solliciter les mesures judiciaires appropriées ;
— dira, s’il convient ou non, de procéder à la réalisation et à la mise en place de telles mesures de sauvegarde ou de travaux particuliers de nature à éviter toute aggravation de l’état qu’ils présentent actuellement et permettre, dans les meilleures conditions techniques possibles, la réalisation des travaux à être entrepris pour le compte du demandeur ;
— pourra autoriser le demandeur à faire exécuter, à ses frais avancés, pour le compte de qui il appartiendra, les travaux qu’il estime indispensables, sous la direction du maître d’oeuvre du demandeur, par des entreprises qualifiées de son choix ; dans ce cas, l’expert déposera un pré-rapport, ou une note aux parties valant pré-rapport, précisant la nature, l’importance et le coût de ces travaux ;
— pourra donner son avis sur la nécessité pour les architectes ou entrepreneurs de la partie requérante d’accéder aux propriétés et/ou aux ouvrages voisins concernés, en précisant pour quelles fins techniques l’expert estime cet accès nécessaire ou seulement utile ;
Disons que l’expert devra fournir de façon générale, tous éléments techniques ou de fait de nature à permettre à la juridiction du fond de se prononcer sur les responsabilités encourues et les préjudices subis ;
***
Fixons à la somme de 10.000 euros la provision concernant les frais d’expertise qui devra être consignée par la partie demanderesse à la RÉGIE DU TRIBUNAL au plus tard le 14 avril 2025 ;
Disons que, faute de consignation de la provision dans ce délai impératif, la désignation de l’expert sera caduque et de nul effet ;
Disons que l’exécution de la mesure d’instruction sera suivie par le juge du service du contrôle des expertises, spécialement désigné à cette fin en application des articles 155 et 155-1 du Code de procédure civile ;
Disons que, dans le but de favoriser l’instauration d’échanges dématérialisés et de limiter la durée et le coût de l’expertise, le technicien devra privilégier l’usage de la plateforme Opalexe et qu’il proposera en ce cas à chacune des parties, au plus tard lors de la première réunion d’expertise, de recourir à ce procédé pour communiquer tous documents et notes par la voie dématérialisée dans les conditions de l’article 748-1 du code de procédure civile et de l’arrêté du 14 juin 2017 validant de tels échanges ;
Disons que l’expert sera saisi et effectuera sa mission conformément aux dispositions des articles 232 à 255, 263 à 284-1 du Code de procédure civile et qu’il déposera l’original de chacun de ses pré-rapports et rapport au greffe du Tribunal judiciaire de Paris (Contrôle des expertises) avant le 14 octobre 2025, pour le pré-rapport relatif à l’état des existants, et le 14 octobre 2026 pour le rapport définitif, sauf prorogation de ces délais dûment sollicitée en temps utile de manière motivée auprès du Juge du contrôle ;
Condamnons la partie demanderesse aux dépens ;
Rappelons que l’exécution provisoire est de droit.
Fait à [Localité 56], le 12 février 2025.
Le Greffier, Le Président,
Daouia BOUTLELIS Anne-Charlotte MEIGNAN
Service de la régie :
Tribunal de Paris, Parvis du Tribunal de Paris, 75017 Paris
☎ [XXXXXXXX01]
Fax 01.44.32.53.46
✉ [Courriel 57]
Sont acceptées les modalités de paiements suivantes :
➢ virement bancaire aux coordonnées suivantes :
IBAN : [XXXXXXXXXX055]
BIC : TRPUFRP1
en indiquant impérativement le libellé suivant :
C7 « Prénom et Nom de la personne qui paye » pour prénom et nom du consignataire indiqué dans la décision + Numéro de RG initial
➢ chèque établi à l’ordre du régisseur du TGI de [Localité 56] (en cas de paiement par le biais de l’avocat uniquement chèque CARPA ou chèque tiré sur compte professionnel)
Le règlement doit impérativement être accompagné d’une copie de la présente décision. En cas de virement bancaire, cette décision doit être envoyée au préalable à la régie (par courrier, courriel ou fax).
Expert : Monsieur [W] [D]
Consignation : 10000 €
par S.A.R.L. UL RENOV Greffière
le 14 Avril 2025
Rapport à déposer le : 14 Octobre 2026
Juge chargé du contrôle de l’expertise :
Service du contrôle des expertises
Tribunal de Paris, Parvis du Tribunal de Paris, 75017 Paris.
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