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Sur la décision
| Référence : | TJ Saint-Quentin, ch. 3, 13 janv. 2026, n° 25/01276 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/01276 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Renvoi à la mise en état |
| Date de dernière mise à jour : | 31 janvier 2026 |
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Texte intégral
REPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE SAINT QUENTIN
[Adresse 18]
MINUTE N° : JME
DOSSIER N° : N° RG 25/01276 – N° Portalis DBWJ-W-B7J-DAEN
OBJET : Renvoi devant un médiateur (pour information et médiation en cas d’accord)
Copie le
à Me Marc ANTONINI
Me Christophe BEJIN
médiateur avec copie de l’assignation (mail)
[P] [X] [Z] [L] [E]
[B] [U] [X] [L] [E]
[K] [T] [G] [L] [C] [E]
[Y] [N] [I] [L] [E]
[R] [A] [D] [L] [E]
[S] [P] [M] [E]
copie dossier
ORDONNANCE DU JUGE DE LA MISE EN ETAT
DU 13 JANVIER 2026
LA JUGE DE LA MISE EN ETAT : Rose-Marie HUNAULT
GREFFIER : Céline GAU
DEMANDERESSE
[P] [X] [Z] [L] [E]
née le [Date naissance 4] 1955 à [Localité 19]
demeurant [Adresse 5]
représentée par Me Christophe BEJIN, avocat au barreau de SAINT-QUENTIN (postulant) et par la SELARL DUTERME MOITTIE ROLLAND, avocats au barreau de Châlons en Champagne (plaidant)
DÉFENDEURS
[B] [U] [X] [L] [E]
née le [Date naissance 11] 1953 à [Localité 19]
demeurant [Adresse 12]
représentée par Me Christophe WACQUET, avocat au barreau d’AMIENS
[K] [T] [G] [L] [C] [E]
né le [Date naissance 8] 1954 à [Localité 19]
demeurant [Adresse 7]
représenté par Me Christophe WACQUET, avocat au barreau d’AMIENS
[Y] [N] [I] [L] [E]
née le [Date naissance 2] 1957 à [Localité 19]
demeurant [Adresse 15]
représentée par Me Christophe WACQUET, avocat au barreau d’AMIENS
[R] [A] [D] [L] [E]
née le [Date naissance 3] 1958 à [Localité 19]
demeurant [Adresse 9]
représentée par Me Marc ANTONINI, avocat au barreau de SAINT-QUENTIN, substitué par Me Aurélie DEHASPE, avocat au barreau de SAINT-QUENTIN
[S] [P] [M] [E]
née le [Date naissance 10] 1961 à [Localité 20]
demeurant [Adresse 12]
représentée par Me Christophe WACQUET, avocat au barreau d’AMIENS
Audience de mise en état : 13 janvier 2026
EXPOSE DU LITIGE
Par assignation en date du 17, 18, 22, 23 Décembre 2025, Mme [P] [X] [Z] [L] [E] a fait citer Mme [B] [U] [X] [L] [E], M. [K] [T] [G] [L] [C] [E], Mme [Y] [N] [I] [L] [E], Mme [R] [A] [D] [L] [E], Mme [S] [P] [M] [E] devant le tribunal judiciaire de SAINT-QUENTIN.
Les conseils des défenderesses demandent le renvoi.
MOTIFS DE LA DECISION
Vu les articles 1533 à 1535-7 du code de procédure civile ;
Vu l’article 3.1.2 de la Loi de Programmation 2018-2022 modifiant le sens de l’article 21-1 de la loi 95-125 du 8 février 1995 ;
A la demande des parties, l’affaire a été renvoyée à l’audience du 10 février 2026 à 09h00.
Dès à présent, l’affaire présentant des critères d’éligibilité à une mesure de médiation, il y a lieu d’enjoindre les parties de rencontrer un médiateur pour un rendez-vous d’information sur la médiation délivrée gratuitement par le médiateur désigné à cet effet.
Il convient de rappeler que les parties doivent se rendre en personne à la convocation du médiateur.
Le juge de la mise en état pourra tirer toute conséquence de l’absence d’une partie au rendez-vous, sans motif légitime, et la condamner à une amende civile d’un montant maximal de 10 000 euros.
En cas d’accord des parties sur la mise en œuvre d’une médiation judiciaire:
En outre, en cas d’accord sur la médiation, il convient de désigner un médiateur pour l’entreprendre.
Il est rappelé qu’en application des articles 1535-3, 1535-4 et 1535-5 du Code de procédure civile, la médiation ne dessaisit pas le juge qui, dans le cadre du contrôle de la mesure, peut être saisi de toute difficulté et mettre fin à la mission du médiateur à la demande de ce dernier et/ou des parties, ou s’il estime que les circonstances l’imposent.
Le médiateur est désigné pour cinq mois, durée qui peut être renouvelée une fois, pour une durée de trois mois, à la demande du médiateur. Ce délai commencera à courir à compter du jour où la provision à valoir sur la rémunération du médiateur sera versée entre ses mains. Il appartient à ce dernier, ayant accepté la mission, de convoquer alors ces dernières dans les meilleurs délais.
A l’expiration de sa mission, le médiateur devra informer le juge de l’accord intervenu entre les parties ou de l’échec de la mesure. En cas d’accord, les parties pourront saisir le juge d’une demande d’homologation de cet accord par voie judiciaire.
Enfin, si, dans le cadre de la mise en œuvre d’une médiation judiciaire, les parties ne sont pas parvenues à un accord, elles peuvent convenir de poursuivre les discussions dans le cadre d’une médiation conventionnelle régie par les articles 1536 à 1536-4 du Code de Procédure Civile, suivant les modalités financières qui seront, cette fois, librement convenues entre les parties et le médiateur.
A défaut d’accord des parties sur la mise en œuvre d’une médiation judiciaire:
A défaut d’accord sur la médiation, les parties devront indiquer qu’elles ne souhaitent pas entrer en médiation.
PAR CES MOTIFS
Statuant publiquement, par décision contradictoire et par mesure d’administration judiciaire non susceptible de recours;
ENJOIGNONS Mme [P] [X] [Z] [L] [E] de rencontrer un médiateur aux fins d’information des parties sur le processus de mediation :
le 29 janvier 2026 à 10h50
au sein du tribunal judiciaire de SAINT-QUENTIN, [Adresse 17] – 02100 SAINT-QUENTIN ;
ENJOIGNONS Mme [B] [U] [X] [L] [E], M. [K] [T] [G] [L] [C] [E], Mme [Y] [N] [I] [L] [E]
Mme [R] [A] [D] [L] [E], Mme [S] [P] [M] [E] de rencontrer un médiateur aux fins d’information des parties sur le processus de mediation :
le 29 janvier 2026 à 11h10
au sein du tribunal judiciaire de SAINT-QUENTIN, [Adresse 18] ;
ORDONNONS la comparution personnelle des parties à ce rendez-vous, accompagnées, au besoin de leur conseil ou par toute personne ayant qualité pour le faire devant la juridiction saisie ;
RAPPELONS que leur présence à la réunion d’information est obligatoire et gratuite et que la partie absente, sans motif légitime pourra être condamnée à une amende civile d’un maximum de 10 000 euros ;
DÉSIGNONS la [Adresse 13], demeurant [Adresse 6] en qualité de médiateur, aux fins d’information des parties sur le processus de médiation qui pourrait être mise en oeuvre en cas d’accord des parties et qui prendra contact avec les parties;
DISONS que les conseils des parties devront communiquer au médiateur désigné dans le délai de 8 jours à compter de la présente décision, les coordonnées de leurs clients respectifs ;
RAPPELONS que la décision sera caduque si le consentement des parties n’est pas recueilli dans un délai d’un mois à compter de la décision ;
En cas d’accord des parties sur la mise en œuvre d’une médiation judiciaire,
DÉSIGNONS en qualité de médiateur la [14], demeurant [Adresse 6]
Mail : [Courriel 16] – Téléphone: [XXXXXXXX01] ;
FIXONS la provision à valoir sur la rémunération du médiateur à la somme de 790 euros, qui sera versée à raison de 395 euros par les demandeurs et de 395 euros par les défendeurs, entre les mains du CENTRE DE MEDIATION ET DE REGLEMENT AMIABLE DES DIFFERENDS, demeurant [Adresse 6] dans le délai de 15 jours à compter du rendez-vous devant le médiateur, sauf meilleur accord des parties ;
DISPENSONS la partie éventuellement bénéficiaire de l’aide juridictionnelle de ce règlement par application de l’article 22-2 alinéa 3 de la loi n° 95-125 du 8 février 1995 ;
DISONS que faute de versement de la provision, ou demande de prorogation sollicitée en temps utile, la désignation du médiateur sera caduque et de nul effet, sauf pour les parties à solliciter un relevé de caducité ;
RAPPELONS que le médiateur peut, conformément à l’article 1535-1 du Code de Procédure Civile, entendre les tiers qui y consentent, avec l’accord des parties, pour les besoins de la médiation ;
DISONS que le médiateur et/ou les parties devront immédiatement aviser le juge, chargé de contrôler son bon déroulement, de toute difficulté rencontrée dans l’exercice de la mesure de médiation ;
FIXONS la durée de la médiation à 5 mois, à compter du jour où la provision à valoir sur la rémunération du médiateur sera versée entre ses mains et disons que la mission pourra être renouvelée une fois, pour 3 mois, à la demande du médiateur ;
DISONS qu’à l’expiration de sa mission, le médiateur devra informer le juge de l’accord intervenu entre les parties ou de l’échec de la mesure ;
RAPPELONS qu’en cas d’accord trouvé dans le cadre du processus de médiation, les parties ou la partie la plus diligente pourront-pourra le cas échéant saisir la juridiction d’une demande d’homologation de cet accord par voie judiciaire ;
RAPPELONS qu’en application des articles 1535-3, 1535-4 et 1535-5 du Code de Procédure Civile, la médiation ne dessaisit pas le juge qui, dans le cadre du contrôle de la mesure, peut être saisi de toute difficulté et mettre fin à la mission du médiateur à la demande de ce dernier et/ou des parties, ou s’il estime que les circonstances l’imposent ;
RAPPELONS que si, dans le cadre de la mise en œuvre d’une médiation judiciaire, les parties ne sont pas parvenues à un accord, elles peuvent convenir de poursuivre les discussions dans le cadre d’une médiation conventionnelle régie par les articles 1536 à 1536-4 du Code de Procédure Civile, suivant les modalités financières qui seront, cette fois, librement convenues entre les parties et le médiateur ;
En tout état de cause :
DISONS que l’affaire sera rappelée à l’audience de mise en état du 10 février 2026 à 9 heures 00 (audience dématérialisée) ;
RÉSERVONS les dépens ;
En foi de quoi, la présente décision a été signée par le juge de la mise en état et le greffier.
LE GREFFIER LE JUGE DE LA MISE EN ETAT
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