Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4-5, 30 janvier 2020, n° 17/20467
CPH Cannes 8 septembre 2017
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CA Aix-en-Provence
Infirmation 30 janvier 2020

Arguments

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  • Accepté
    Licenciement décidé avant l'entretien préalable

    La cour a constaté que la société n'a pas respecté l'obligation de reclassement et que le licenciement était donc sans cause réelle et sérieuse.

  • Rejeté
    Motivation insuffisante de la lettre de licenciement

    La cour a jugé que la lettre de licenciement était suffisamment motivée, mais a néanmoins retenu que le licenciement était sans cause réelle et sérieuse.

  • Accepté
    Manquement à l'obligation de reclassement

    La cour a constaté que la société n'a pas démontré avoir effectué une recherche sérieuse de reclassement, ce qui a conduit à l'invalidation du licenciement.

  • Accepté
    Licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a accordé une indemnité de 50.000 euros en raison de l'absence de cause réelle et sérieuse du licenciement.

  • Accepté
    Dépenses engagées pour la procédure

    La cour a jugé équitable d'accorder une indemnité de 1.800 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

Résumé par Doctrine IA

La cour d'appel d'Aix-en-Provence a infirmé le jugement du Conseil de Prud'hommes de Cannes en date du 8 septembre 2017. Monsieur F X, représenté par Me Philippe-Laurent SIDER et Me Michel DUHAUT, a interjeté appel de cette décision. Il conteste le licenciement pour motif économique prononcé par la SAS Entreprise Générale Portuaire (E.G.P.). Il reproche à la cour de première instance de ne pas avoir statué sur plusieurs points, notamment sur le licenciement décidé avant l'entretien préalable, sur le défaut de motivation de la lettre de licenciement et sur le non-respect de l'obligation de reclassement par la société E.G.P. La cour d'appel a jugé que la lettre de licenciement était suffisamment motivée et que les difficultés économiques de l'entreprise étaient avérées. Cependant, elle a constaté que l'employeur n'avait pas effectué une recherche sérieuse et loyale de reclassement, ce qui prive le licenciement de cause réelle et sérieuse. Elle a donc condamné la société E.G.P à verser à Monsieur F X une indemnité de 50 000 euros pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. La cour a également ordonné le paiement des intérêts au taux légal et la capitalisation des intérêts. La société E.G.P a été condamnée aux dépens de la procédure d'appel et à verser une indemnité de 1 800 euros à Monsieur F X au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Sur la décision

Référence :
CA Aix-en-Provence, ch. 4-5, 30 janv. 2020, n° 17/20467
Juridiction : Cour d'appel d'Aix-en-Provence
Numéro(s) : 17/20467
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Cannes, 8 septembre 2017, N° 16/00153
Dispositif : Infirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

Texte intégral

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