Cour d'appel de Besançon, 1ère chambre, 21 septembre 2020, n° 19/00354
TGI Besançon 29 janvier 2019
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CA Besançon
Confirmation 21 septembre 2020

Arguments

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  • Rejeté
    Application de la clause pénale du mandat

    La cour a estimé que la clause pénale n'était pas valable car elle était rédigée en petits caractères et noyée dans le texte des conditions générales, ne remplissant pas les exigences de la loi Hoguet.

  • Rejeté
    Perte d'une chance de percevoir la commission

    La cour a jugé que la société n'a pas démontré que la faute des époux Y lui avait fait perdre une chance certaine de percevoir sa commission, car le bien n'était plus disponible à la vente au moment de la signature du compromis avec d'autres acquéreurs.

  • Rejeté
    Droit aux frais irrépétibles

    La cour a débouté la société de sa demande de remboursement des frais, considérant qu'elle n'avait pas obtenu gain de cause.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Besançon a confirmé le jugement du Tribunal de Grande Instance de Besançon qui avait débouté la SARL Belles Demeures de ses demandes de paiement de 14 000 euros à titre d'indemnité pour la vente d'un bien immobilier par les époux Y en dehors du mandat confié à la société. La question juridique centrale concernait la validité et l'application d'une clause pénale du mandat de vente, que la société estimait violée par les époux Y lorsqu'ils ont vendu leur bien par l'intermédiaire d'un notaire et non via la SARL. Le tribunal de première instance avait jugé que la clause pénale n'était pas conforme aux exigences de la loi Hoguet, car elle n'était pas suffisamment mise en évidence dans le contrat. La Cour d'Appel a confirmé cette analyse, soulignant que la clause, bien que rédigée en gras, était noyée dans le corps des conditions générales et n'était pas individualisée, donc pas très apparente. La Cour a également rejeté l'argument subsidiaire de la SARL selon lequel elle aurait perdu une chance de percevoir sa commission en raison du manquement des époux Y à l'informer de la vente, car au moment de la signature du compromis avec un autre acquéreur, le bien n'était déjà plus disponible. En conséquence, la Cour a confirmé le jugement en toutes ses dispositions, condamné la SARL aux dépens d'appel et à verser 3 000 euros aux époux Y au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Sur la décision

Référence :
CA Besançon, 1re ch., 21 sept. 2020, n° 19/00354
Juridiction : Cour d'appel de Besançon
Numéro(s) : 19/00354
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Besançon, 29 janvier 2019, N° 17/01470
Dispositif : Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
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