Cour d'appel de Besançon, 1re chambre, 4 septembre 2024, n° 24/00448
TGI Besançon 7 mars 2024
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CA Besançon
Confirmation 4 septembre 2024

Arguments

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  • Rejeté
    Caractère abusif des clauses des prêts

    Le juge a constaté que le remboursement des prêts n'emportait pas renonciation à agir en déclaration du caractère abusif des clauses, et que la demande d'annulation n'était plus d'actualité.

  • Accepté
    Imprescriptibilité de l'action en déclaration de clause abusive

    La cour a confirmé que l'action en déclaration de clauses abusives n'est pas soumise à la prescription, permettant ainsi à l'emprunteur de poursuivre sa demande.

  • Accepté
    Action en restitution fondée sur des clauses abusives

    La cour a jugé que l'action en restitution n'était pas prescrite tant qu'aucune décision n'avait été rendue sur le caractère abusif des clauses.

  • Accepté
    Manquement à l'obligation d'information

    La cour a retenu que le point de départ de la prescription de l'action en responsabilité ne pouvait être fixé qu'à la date à laquelle l'emprunteur a eu connaissance du préjudice.

Résumé par Doctrine IA

Dans cette décision, la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel de Franche-Comté (appelante) conteste l'ordonnance du juge de la mise en état qui a rejeté ses fins de non-recevoir concernant la qualité à agir de M. [V] (intimé) et la prescription de ses demandes. La cour d'appel confirme la décision de première instance, considérant que le remboursement anticipé d'un prêt n'entraîne pas renonciation à agir pour déclarer abusives certaines clauses. Elle souligne que l'action en déclaration de clauses abusives n'est pas soumise à prescription, conformément à la jurisprudence de la CJUE. La cour conclut que le point de départ de la prescription pour l'action en responsabilité est la date à laquelle M. [V] a été exposé au risque de change, soit le 9 décembre 2021. La cour confirme donc l'ordonnance en toutes ses dispositions.

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Sur la décision

Référence :
CA Besançon, 1re ch., 4 sept. 2024, n° 24/00448
Juridiction : Cour d'appel de Besançon
Numéro(s) : 24/00448
Importance : Inédit
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Besançon, 7 mars 2024, N° 22/00966
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 13 septembre 2024
Lire la décision sur le site de la juridiction

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Directive Clauses abusives - Directive 93/13/CEE du 5 avril 1993 concernant les clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs
  2. Code de commerce
  3. Code de la consommation
  4. Code de procédure civile
  5. Code civil
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