Cour d'appel de Bordeaux, 4ème chambre commerciale, 10 janvier 2018, n° 17/01837
TCOM Bordeaux 6 mars 2017
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CA Bordeaux
Infirmation 10 janvier 2018

Arguments

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  • Accepté
    Nullité d'un acte à titre gratuit durant la période suspecte

    La cour a jugé que la donation, effectuée après la date de cessation des paiements, est entachée de nullité de droit, sans qu'il soit nécessaire de prouver l'intention de soustraction aux poursuites des créanciers.

  • Accepté
    Recevabilité de l'action en nullité

    La cour a estimé que l'action en nullité peut être exercée tant que le mandataire judiciaire est en fonction, et que la fin de non-recevoir tirée de la prescription était inappropriée.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Bordeaux a infirmé le jugement du Tribunal de Commerce de Bordeaux qui avait débouté la SELARL G-H, mandataire liquidateur de M. X, de sa demande d'annulation d'une donation de la nue-propriété d'une maison effectuée par M. X et son épouse à leur fille pendant la période suspecte. La question juridique principale concernait la recevabilité de l'action en nullité de la donation au regard de la prescription et de l'autorité de la chose jugée. Le Tribunal de Commerce avait jugé l'action prescrite en se fondant sur l'article 2224 du code civil, mais la Cour d'Appel a estimé que l'action en nullité des actes de la période suspecte n'est pas soumise à la prescription de droit commun et peut être exercée tant que le mandataire judiciaire est en fonction. La Cour a également rejeté l'argument de l'autorité de la chose jugée, faute de preuve d'une décision du juge-commissaire admettant une créance relative à la donation. Sur le fond, la Cour a prononcé la nullité de la donation, considérant que l'acte translatif de propriété intervenu après la cessation des paiements est nul de droit, sans nécessité de prouver l'intention de soustraction des biens aux poursuites des créanciers. Les demandes de SELARL G-H ont été accueillies et Mme X et sa fille ont été condamnées aux dépens de première instance et d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Bordeaux, 4e ch. com., 10 janv. 2018, n° 17/01837
Juridiction : Cour d'appel de Bordeaux
Numéro(s) : 17/01837
Décision précédente : Tribunal de commerce / TAE de Bordeaux, 6 mars 2017, N° 2013F01046
Dispositif : Infirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

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