Cour d'appel de Dijon, 1re chambre civile, 8 juin 2021, n° 18/00645
TGI Mâcon 9 avril 2018
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CA Dijon
Infirmation partielle 8 juin 2021

Arguments

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  • Accepté
    Responsabilité pour faute dans la prise en charge médicale

    La cour a retenu que la maison de retraite n'a pas correctement évalué l'état de santé de M me K Z et a manqué à ses obligations, entraînant une perte de chance de survie.

  • Rejeté
    Évaluation de la perte de chance

    La cour a confirmé l'évaluation de la perte de chance à 10 %, mais a reconnu la responsabilité des défendeurs dans le décès de M me K Z.

  • Accepté
    Souffrances endurées par la victime

    La cour a reconnu que la prise en charge de la victime n'a pas été adéquate et a alloué une indemnité pour les souffrances endurées.

  • Rejeté
    Préjudice de vie abrégée

    La cour a estimé que le préjudice n'était pas caractérisé, car la victime était dans un coma profond et n'avait pas conscience de son état.

  • Accepté
    Préjudice moral et d'accompagnement

    La cour a reconnu le préjudice moral et a alloué une indemnité à chaque enfant pour leur souffrance et leur accompagnement.

  • Accepté
    Frais d'obsèques

    La cour a reconnu le droit des consorts Z à être indemnisés pour les frais d'obsèques engagés.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Dijon a partiellement infirmé le jugement du Tribunal de grande instance de Mâcon concernant la responsabilité du Docteur I A et de la Maison de retraite de Rambuteau dans le décès de Mme K Z, suite à une chute et un hématome sous-dural aigu. La question juridique centrale était de déterminer si l'absence d'hospitalisation de Mme Z, qui présentait un trouble sévère de la coagulation, constituait une faute de la part du médecin et de l'établissement, et si cette faute avait causé une perte de chance de survie pour la victime. Le tribunal de première instance avait reconnu une responsabilité partagée entre le médecin et la maison de retraite, attribuant une perte de chance de survie de 10 % et accordant une indemnisation aux ayants droit pour le préjudice de vie abrégée et aux enfants pour le préjudice moral et d'accompagnement, ainsi que pour les frais d'obsèques.

La Cour d'Appel a confirmé la responsabilité du médecin et de la maison de retraite, retenant également une perte de chance de survie de 10 %. Cependant, elle a infirmé le jugement en ce qui concerne l'indemnisation du préjudice de vie abrégée, jugeant que la victime n'avait pas eu conscience de sa mort imminente, et a donc débouté les ayants droit de cette demande. En revanche, la Cour a accordé une indemnisation pour les souffrances endurées par la victime, non reconnues en première instance, fixant cette indemnité à 800 euros après application du taux de 10 %. La Cour a confirmé l'indemnisation des enfants pour le préjudice moral et d'accompagnement ainsi que pour les frais d'obsèques, et a condamné la maison de retraite aux dépens d'appel, tout en décidant de ne pas appliquer l'article 700 du code de procédure civile pour les frais non compris dans les dépens.

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Sur la décision

Référence :
CA Dijon, 1re ch. civ., 8 juin 2021, n° 18/00645
Juridiction : Cour d'appel de Dijon
Numéro(s) : 18/00645
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Mâcon, 9 avril 2018, N° 16/00626
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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Cour d'appel de Dijon, 1re chambre civile, 8 juin 2021, n° 18/00645