Cour d'appel de Douai, Sociale d salle 3, 25 mars 2022, n° 19/02004
CPH Lille 13 septembre 2019
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CA Douai
Infirmation 25 mars 2022

Arguments

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  • Accepté
    Modification unilatérale du contrat de travail

    La cour a estimé que la modification des fonctions de la salariée, imposée sans son accord, constitue une violation grave des obligations de l'employeur, justifiant la requalification de la prise d'acte en licenciement nul.

  • Accepté
    Absence de possibilité de recours à la médecine du travail

    La cour a jugé que l'absence de possibilité de recours à la médecine du travail constitue également un manquement grave de l'employeur, renforçant la légitimité de la prise d'acte.

  • Accepté
    Licenciement nul

    La cour a reconnu que la prise d'acte produisant les effets d'un licenciement nul, la salariée a droit à l'indemnité légale de licenciement.

  • Accepté
    Licenciement nul

    La cour a jugé que la salariée a droit à l'indemnité compensatrice de préavis suite à la requalification de la prise d'acte.

  • Accepté
    Licenciement nul

    La cour a accordé des dommages et intérêts pour licenciement nul, en raison des manquements graves de l'employeur.

  • Accepté
    Violation du statut protecteur

    La cour a reconnu que la salariée, en tant que salariée protégée, a droit à une indemnité pour violation de son statut protecteur.

  • Accepté
    Exécution déloyale du contrat de travail

    La cour a jugé que l'employeur a manqué à son obligation d'exécution de bonne foi du contrat de travail, justifiant des dommages et intérêts.

  • Accepté
    Remise des documents de fin de contrat

    La cour a ordonné à l'employeur de remettre les documents de fin de contrat à la salariée.

Résumé par Doctrine IA

La cour d'appel de Douai a infirmé le jugement du conseil de prud'hommes de Lille rendu le 13 septembre 2019. La salariée, Mme Z X, avait saisi le conseil de prud'hommes suite à la modification unilatérale de son contrat de travail par son employeur, la SASU VITALLIANCE. Le conseil de prud'hommes avait débouté Mme Z X de l'ensemble de ses demandes. La cour d'appel a jugé que la modification imposée du contrat de travail constituait une violation grave des obligations de l'employeur envers la salariée protégée. Par conséquent, la prise d'acte de la rupture du contrat de travail par Mme Z X produit les effets d'un licenciement nul en violation du statut protecteur. La cour d'appel a condamné la SASU VITALLIANCE à verser à Mme Z X différentes indemnités, dont une indemnité compensatrice de préavis, des congés payés afférents, une indemnité légale de licenciement, des dommages et intérêts pour licenciement nul et une indemnité forfaitaire pour violation du statut protecteur. La cour d'appel a également ordonné à la SASU VITALLIANCE de remettre à Mme Z X les documents de fin de contrat conformes à sa décision.

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Sur la décision

Référence :
CA Douai, soc. d salle 3, 25 mars 2022, n° 19/02004
Juridiction : Cour d'appel de Douai
Numéro(s) : 19/02004
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Lille, 13 septembre 2019, N° F18/00745
Dispositif : Infirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

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