Cour d'appel de Paris, 19 juin 2015, n° 14/13108
TGI Paris 7 mai 2014
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CA Paris
Infirmation 19 juin 2015

Arguments

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  • Accepté
    Violation du droit moral de l'auteur

    La cour a jugé que l'atteinte portée au respect de l'œuvre et du nom de l'auteur constitue une violation de son droit moral, justifiant ainsi l'octroi de dommages et intérêts.

  • Accepté
    Atteinte aux droits patrimoniaux d'exploitation

    La cour a reconnu que l'exploitation de l'œuvre à des fins publicitaires sans autorisation a porté atteinte aux droits patrimoniaux de l'auteur, justifiant l'octroi de dommages et intérêts.

  • Accepté
    Mesure de publication pour réparation

    La cour a jugé que la publication de la décision était nécessaire pour réparer le préjudice causé par la contrefaçon.

  • Accepté
    Responsabilité des sociétés dans la contrefaçon

    La cour a confirmé que les sociétés étaient responsables des actes de contrefaçon et a ordonné qu'elles soient condamnées aux dépens.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a partiellement réformé le jugement de première instance en augmentant les dommages et intérêts dus à M. E X, artiste-sculpteur, pour la contrefaçon de ses droits d'auteur par les sociétés Ubi Bene et Nike France. La question juridique centrale concernait l'utilisation non autorisée de la statue de Winston Churchill, œuvre de M. X, revêtue d'un maillot publicitaire lors d'un événement organisé par Ubi Bene pour Nike France. Le tribunal de grande instance avait reconnu la contrefaçon et octroyé des dommages et intérêts pour atteinte aux droits moraux et patrimoniaux de l'artiste. La Cour d'Appel a confirmé la responsabilité des deux sociétés dans la contrefaçon, mais a augmenté les sommes allouées à M. X pour réparation, portant les dommages et intérêts à 60.000 euros pour le préjudice patrimonial et 7.500 euros pour le préjudice moral de chacune des sociétés, et a maintenu les autres mesures réparatrices, y compris la publication judiciaire sur le site d'Ubi Bene. La Cour a également rejeté les appels en garantie des sociétés et les demandes de dommages et intérêts sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile, condamnant les sociétés aux dépens.

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Blog de Dalila Madjid Avocate · 9 février 2021

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, 19 juin 2015, n° 14/13108
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 14/13108
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Paris, 7 mai 2014, N° 13/10788

Texte intégral

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