Cour d'appel de Paris, Pôle 5 chambre 4, 6 février 2019, n° 17/04101
TCOM Rennes 8 décembre 2015
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TCOM Rennes 12 janvier 2017
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TCOM Rennes 4 avril 2018
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TCOM Rennes 4 avril 2018
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TCOM Rennes 4 avril 2018
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CA Paris
Infirmation 6 février 2019
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CASS
Rejet 31 mars 2021
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CA Paris
Confirmation 23 juin 2021

Arguments

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  • Autre
    Existence d'une entente anticoncurrentielle

    La cour a reconnu que les sociétés Timab et CFPR avaient commis des infractions à la libre concurrence, mais a ordonné une expertise pour évaluer le préjudice.

  • Accepté
    Nécessité d'évaluer le préjudice

    La cour a ordonné une expertise pour déterminer le montant des préjudices subis par la société Doux en raison de l'entente.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'appel de Paris a infirmé le jugement du Tribunal de Commerce de Rennes qui avait déclaré prescrite l'action de la société Doux Aliments, spécialisée dans l'élevage avicole, contre les sociétés Timab Industries et Compagnie Financière et de Participation Roullier (CFPR), pour des faits d'entente sur les prix des phosphates pour l'alimentation animale entre 1993 et 2004. La question juridique principale concernait la prescription de l'action en réparation du préjudice subi par Doux Aliments du fait de l'entente illicite. La juridiction de première instance avait jugé l'action prescrite, mais la Cour d'appel a estimé que Doux n'avait eu connaissance du dommage qu'avec la décision de la Commission européenne du 20 juillet 2010, qui a révélé l'existence du cartel, fixant ainsi le point de départ de la prescription à cette date. La Cour a également rejeté l'argument des intimées selon lequel Doux aurait dû connaître l'existence de l'entente plus tôt. Sur le fond, la Cour a reconnu l'existence d'une faute des sociétés Timab et CFPR et un lien de causalité avec le préjudice subi par Doux, mais a ordonné une expertise pour évaluer précisément le préjudice avant de statuer sur la réparation. Les dépens ont été réservés et une provision de 30 000 euros a été fixée pour la rémunération de l'expert. La Cour a également ordonné que l'arrêt soit notifié à la Commission européenne, à l'Autorité de la concurrence, ainsi qu'au ministre chargé de l'économie.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 5 ch. 4, 6 févr. 2019, n° 17/04101
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 17/04101
Importance : Inédit
Décision précédente : Tribunal de commerce / TAE de Rennes, 4 avril 2018
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
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