Cour d'appel de Paris , Pôle 5, 2e ch., 10 décembre 2021, n° 20/04255
TGI Paris 10 janvier 2020
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CA Paris
Infirmation partielle 10 décembre 2021
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CASS 22 septembre 2022

Arguments

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  • Accepté
    Atteinte au droit moral d'auteur

    La cour a confirmé que la société PMJC a porté atteinte au droit moral de M. C en reproduisant ses œuvres sur des produits de qualité médiocre, ce qui dénature l'œuvre et viole le droit au respect de celle-ci.

  • Rejeté
    Concurrence déloyale et parasitisme

    La cour a rejeté ce moyen, considérant que les éléments présentés par M. C ne démontraient pas une concurrence déloyale suffisamment caractérisée.

  • Accepté
    Commercialisation illicite des œuvres

    La cour a jugé que la société PMJC a continué à commercialiser les œuvres de M. C après le jugement, justifiant ainsi l'octroi de dommages-intérêts complémentaires.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a partiellement confirmé le jugement de première instance qui avait reconnu des atteintes au droit moral d'auteur de M. C sur ses œuvres My Radiant Bird, Secret, Roi des Etoiles, Ange Bubble-Gum et Ange Birdy, et avait interdit à la société PMJC de poursuivre la présentation de ces œuvres sur divers supports, sous astreinte. La question juridique principale concernait la qualité d'auteur de M. C sur ces œuvres et les atteintes à son droit moral d'auteur, ainsi que des allégations de concurrence déloyale et parasitaire. La juridiction de première instance avait rejeté les demandes de M. C concernant trois autres œuvres pour défaut de preuve de sa qualité d'auteur, mais avait accordé réparation pour les atteintes au droit moral sur les cinq œuvres susmentionnées et pour concurrence déloyale. La Cour d'Appel a confirmé la qualité d'auteur de M. C sur les cinq œuvres, reconnaissant que les cessions de droits antérieures ne pouvaient porter que sur les droits patrimoniaux et non sur les droits moraux, qui sont inaliénables. La Cour a également confirmé les atteintes au droit moral d'auteur, considérant que la transposition des œuvres sur des produits de moindre qualité constituait une atteinte au respect de l'œuvre. Cependant, la Cour a infirmé la condamnation pour concurrence déloyale et parasitaire, jugeant que les éléments de preuve n'étaient pas suffisants pour caractériser ce grief. Enfin, la Cour a ajouté une condamnation de la société PMJC à payer 10.000 euros de dommages-intérêts complémentaires pour la poursuite des actes illicites après le jugement de première instance, ainsi qu'une indemnité de 5.000 euros pour les frais irrépétibles d'appel, et a condamné PMJC aux dépens d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 5 - ch. 2, 10 déc. 2021, n° 20/04255
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 20/04255
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Paris, 10 janvier 2020, N° 18/14720
Décision(s) liée(s) :
  • Tribunal judiciaire de Paris, 10 janvier 2020, 2018/14720
Domaine propriété intellectuelle : DESSIN ET MODELE
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée
Référence INPI : D20210070
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Sur les parties

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