Cour d'appel de Paris, Pôle 5 - chambre 1, 11 janvier 2022, n° 20/08973
TGI Paris 3 juillet 2020
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CA Paris
Infirmation partielle 11 janvier 2022

Arguments

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  • Accepté
    Absence d'autorisation pour l'exploitation secondaire

    La cour a confirmé que l'exploitation de l'enregistrement sans autorisation écrite constitue une atteinte aux droits voisins des artistes-interprètes, justifiant l'octroi de dommages-intérêts.

  • Accepté
    Atteinte à l'intérêt collectif des artistes-interprètes

    La cour a reconnu que la violation des droits des artistes-interprètes a causé un préjudice moral à la profession, justifiant l'octroi de dommages-intérêts.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a confirmé le jugement de première instance qui reconnaissait que la société Universal Music France avait porté atteinte aux droits voisins de vingt artistes-interprètes en exploitant sans autorisation l'enregistrement de leur concert "Little Italy" sous forme de phonogramme et de vidéogramme commercialisés. La question juridique centrale résidait dans la nécessité d'obtenir une autorisation écrite des artistes pour l'utilisation secondaire de leurs prestations, conformément à l'article L. 212-3 du code de la propriété intellectuelle. La juridiction de première instance avait accordé 25 000 euros de dommages et intérêts à la SPEDIDAM pour réparation des atteintes aux droits des artistes, ainsi que 5 000 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile. La Cour d'Appel a confirmé ces décisions, ajoutant une condamnation de 5 000 euros supplémentaires à Universal Music France pour préjudice moral causé à l'intérêt collectif de la profession des artistes-interprètes, infirmant ainsi partiellement le jugement de première instance qui avait rejeté cette demande. La Cour a rejeté les arguments d'Universal qui se basaient sur une facture impayée adressée à une autre société et a souligné la responsabilité de Universal en tant que professionnel averti de l'industrie phonographique. Universal Music France a également été condamnée aux dépens d'appel et à verser 5 000 euros supplémentaires à la SPEDIDAM au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Commentaires2

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1Revues françaises
Institut National de la Propriété Industrielle · 15 avril 2022

2Exploitation sans autorisation d'un phonogramme et d'un vidéogramme fixant un concertAccès limité
Anne-emmanuelle Kahn · L'ESSENTIEL Droit de la propriété intellectuelle · 1 mars 2022
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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 5 - ch. 1, 11 janv. 2022, n° 20/08973
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 20/08973
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Paris, 3 juillet 2020, N° 19/04324
Dispositif : Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

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