Cour d'appel de Rennes, 7e chambre prud'homale, 10 juillet 2025, n° 24/03312
CA Rennes
Infirmation partielle 10 juillet 2025

Arguments

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  • Accepté
    Non-respect des contreparties obligatoires en repos

    La cour a constaté que le salarié a effectivement perdu une chance de bénéficier de ses droits à repos compensateurs en raison de l'application erronée d'un contingent d'heures supplémentaires.

  • Rejeté
    Exécution déloyale du contrat de travail

    La cour a estimé qu'il n'y avait pas de manquement fautif de l'employeur, le débat sur le contingent d'heures supplémentaires n'étant pas évident.

Résumé par Doctrine IA

La cour d'appel de Rennes a été saisie par plusieurs sociétés du groupe STG, appelantes, suite à un jugement du conseil de prud'hommes. Le litige portait sur la contestation par des salariés, dont M. [M], du contingent annuel d'heures supplémentaires appliqué par l'employeur et du non-respect des contreparties obligatoires en repos. Les sociétés soutenaient que le contingent applicable était de 220 heures, tandis que les salariés réclamaient l'application du contingent conventionnel de 130 heures.

La juridiction de première instance avait condamné les sociétés à indemniser les salariés pour la perte de chance de bénéficier des contreparties obligatoires en repos, jugé que le contingent conventionnel de 130 heures était applicable, et accordé des dommages et intérêts pour exécution déloyale du contrat de travail. La cour d'appel, dans son raisonnement, a confirmé l'application du contingent de 130 heures, estimant que les dispositions conventionnelles priment sur les dispositions supplétives du code du travail. Elle a également jugé que l'employeur avait bien commis une faute en ne respectant pas ce contingent, privant ainsi le salarié de ses droits à repos.

Cependant, la cour d'appel a infirmé partiellement le jugement sur le quantum des dommages et intérêts pour perte de chance, le revalorisant à 2 200 euros, et a débouté le salarié de sa demande de dommages et intérêts pour exécution déloyale du contrat de travail. Elle a considéré que le débat juridique sur le contingent d'heures supplémentaires était légitime et n'impliquait pas une exécution déloyale du contrat.

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Sur la décision

Référence :
CA Rennes, 7e ch. prud'homale, 10 juil. 2025, n° 24/03312
Juridiction : Cour d'appel de Rennes
Numéro(s) : 24/03312
Importance : Inédit
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 23 juillet 2025
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