Cour d'appel de Riom, Chambre pole social, 10 mars 2026, n° 22/02006
TGI Clermont-Ferrand 8 septembre 2022
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CA Riom
Infirmation 10 mars 2026

Arguments

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  • Rejeté
    Exposition à un environnement de travail bruyant

    La cour a estimé que l'exposition au bruit n'était pas suffisante pour établir la faute inexcusable de l'employeur, car les niveaux d'exposition étaient inférieurs aux seuils légaux.

  • Rejeté
    Non-respect du principe du contradictoire

    La cour a jugé que l'employeur ne pouvait pas contester la décision de prise en charge au titre de la législation sur les risques professionnels.

  • Rejeté
    Droit à des frais irrépétibles

    La cour a estimé que, étant la partie perdante, Monsieur [I] [O] ne pouvait prétendre à des frais irrépétibles.

Résumé par Doctrine IA

Monsieur [O], chauffeur routier-grutier, a déclaré une maladie professionnelle (surdité cochléaire) en 2017. La CPAM du Puy-de-Dôme a pris en charge sa pathologie et lui a reconnu un taux d'incapacité permanente partielle. Par la suite, Monsieur [O] a demandé la reconnaissance de la faute inexcusable de son employeur, la SAS [1], estimant que sa maladie était due à une exposition prolongée au bruit.

Le tribunal judiciaire de Clermont-Ferrand avait reconnu la faute inexcusable de l'employeur, ordonné une expertise médicale et alloué une provision à Monsieur [O]. La SAS [1] a fait appel de ce jugement, contestant le caractère professionnel de la maladie et l'existence d'une faute inexcusable. La cour d'appel, après avoir ordonné une nouvelle expertise par un CRRMP, a examiné le lien entre le travail et la maladie.

La cour d'appel a infirmé le jugement de première instance. Elle a jugé que, bien que le caractère professionnel de la maladie soit établi, l'exposition de Monsieur [O] au bruit n'atteignait pas les seuils légaux nécessitant des mesures de protection spécifiques de la part de l'employeur. Par conséquent, la cour a considéré qu'il n'y avait pas de faute inexcusable de la part de la SAS [1] et a débouté Monsieur [O] de ses demandes.

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Sur la décision

Référence :
CA Riom, ch. pole social, 10 mars 2026, n° 22/02006
Juridiction : Cour d'appel de Riom
Numéro(s) : 22/02006
Importance : Inédit
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Clermont-Ferrand, 8 septembre 2022, N° 22/00048
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 21 mars 2026
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Sur les parties

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