Cour d'appel de Rouen, Chambre sociale, 15 novembre 2011, n° 11/01827
CPH Le Havre 15 mars 2011
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CA Rouen
Infirmation partielle 15 novembre 2011

Arguments

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  • Accepté
    Propos tenus en dehors des heures de travail

    La cour a estimé que le licenciement ne reposait pas sur une cause réelle et sérieuse, car les propos échangés sur Facebook ne constituaient pas une atteinte à l'entreprise, étant donné qu'ils n'avaient pas été diffusés à des tiers.

  • Accepté
    Absence de preuve d'un trouble objectif

    La cour a jugé que l'employeur n'avait pas apporté la preuve d'un trouble objectif causé par les propos tenus sur Facebook.

  • Accepté
    Licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a confirmé que le licenciement était sans cause réelle et sérieuse, rendant légitime la demande d'indemnité compensatrice de préavis.

  • Accepté
    Licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a jugé que la mise à pied conservatoire était injustifiée en raison de l'absence de cause réelle et sérieuse du licenciement.

Résumé par Doctrine IA

Mlle Y a été licenciée pour faute grave par la société VAUBADIS après avoir tenu des propos jugés injurieux sur Facebook envers son employeur et sa hiérarchie. Le Conseil de Prud'hommes du Havre a jugé le licenciement fondé. Mlle Y a fait appel, arguant que les propos étaient privés, tenus hors du travail et ne constituaient pas un trouble objectif à l'entreprise. La société VAUBADIS a demandé la confirmation du jugement, invoquant l'obligation de loyauté et le caractère public des propos sur Facebook.

La Cour d'appel a infirmé le jugement initial, estimant que les échanges sur Facebook relevaient de la correspondance privée, faute de preuve d'un partage public des propos. Elle a jugé le licenciement sans cause réelle et sérieuse et a condamné VAUBADIS à verser des dommages-intérêts et indemnités à Mlle Y, tout en la déboutant de sa demande de préjudice moral distinct. VAUBADIS est également condamnée aux dépens de première instance et d'appel.Mlle Y a été licenciée pour faute grave par la société VAUBADIS après avoir tenu des propos jugés injurieux sur Facebook envers son employeur et sa hiérarchie. Le Conseil de Prud'hommes du Havre a jugé le licenciement fondé. Mlle Y a fait appel, arguant que les propos étaient privés, hors du travail, et ne constituaient pas un trouble objectif à l'entreprise. La Cour d'appel a infirmé le jugement, estimant que les échanges sur Facebook relevaient de la correspondance privée, faute de preuve d'un partage public des propos. La Cour a donc jugé le licenciement sans cause réelle et sérieuse, condamnant VAUBADIS à verser des dommages-intérêts et indemnités à Mlle Y, mais a rejeté sa demande de préjudice moral distinct.

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Commentaires10

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1La session d’une messagerie Facebook laissée ouverte volontairement par un salarié devient publique et peut être produite en justice pour fonder un licenciement…
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Sur la décision

Référence :
CA Rouen, ch. soc., 15 nov. 2011, n° 11/01827
Juridiction : Cour d'appel de Rouen
Numéro(s) : 11/01827
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Le Havre, 15 mars 2011
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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Cour d'appel de Rouen, Chambre sociale, 15 novembre 2011, n° 11/01827