Cour de cassation, Chambre criminelle, 11 juillet 2017, 16-86.092, Inédit
CA Chambéry 30 juin 2016
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CASS
Cassation partielle 11 juillet 2017

Arguments

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  • Accepté
    Violation des dispositions légales sur le prêt de main d'œuvre

    La cour a estimé que l'opération avait bien un caractère lucratif et que les conditions du prêt de main d'œuvre étaient réunies, justifiant ainsi la condamnation.

  • Rejeté
    Absence de lien de subordination

    La cour a constaté que les ouvriers étaient intégrés dans l'équipe de la société Pala et agissaient sous ses ordres, ce qui caractérise le prêt illicite de main d'œuvre.

  • Accepté
    Non-respect des dispositions légales sur le marchandage

    La cour a jugé que les horaires de travail dépassaient les limites légales et que les règles de sécurité n'étaient pas respectées, ce qui constitue un marchandage.

  • Accepté
    Droit à réparation du préjudice moral

    La cour a reconnu le préjudice moral et a accordé des frais irrépétibles en conséquence.

Résumé par Doctrine IA

La Cour de cassation a confirmé la condamnation de la société Autra SP ZOO et de M. X... pour prêt illicite de main d'oeuvre et marchandage. Les prévenus avaient mis à disposition de la société Pala huit ouvriers polonais, qui étaient en réalité placés sous la subordination de cette dernière. La Cour a considéré que cette opération avait pour effet d'éluder l'application des dispositions protectrices relatives au contrat de travail, ce qui caractérise le caractère lucratif de l'opération et le préjudice causé aux salariés. La Cour a également retenu la responsabilité pénale de M. X... en tant que représentant de la société Manualis, devenue Autra SP ZOO. En revanche, la Cour a cassé l'arrêt en ce qu'il a prononcé une condamnation solidaire des prévenus au paiement des frais non recouvrables, alors que la solidarité n'est pas applicable à ces frais.

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Sur la décision

Référence :
Cass. crim., 11 juil. 2017, n° 16-86.092
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 16-86.092
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Chambéry, 30 juin 2016
Textes appliqués :
Articles 475-1 et 480-1 du code de procédure pénale.
Dispositif : Cassation
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
Identifiant Légifrance : JURITEXT000035195197
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2017:CR01907
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Sur les parties

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