Cour de cassation, Chambre civile 2, 1 février 2018, 16-16.886, Inédit
TCOM Albi 27 octobre 2015
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CA Toulouse
Infirmation partielle 18 février 2016
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CASS
Rejet 1 février 2018

Arguments

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  • Rejeté
    Dénaturation des pièces

    La cour a estimé que la société Cana Plast ne démontrait pas la réalité des allégations de concurrence déloyale, justifiant ainsi le rejet de la demande de mesure d'instruction.

  • Rejeté
    Absence d'urgence

    La cour a confirmé qu'aucun élément d'urgence n'avait été démontré, justifiant ainsi la rétractation de l'ordonnance.

  • Rejeté
    Conditions de la mesure d'instruction

    La cour a jugé que la société ne produisait pas d'éléments suffisants pour justifier la mesure d'instruction, ce qui a conduit à sa rétractation.

  • Rejeté
    Droit à la preuve

    La cour a annulé les actes subséquents à l'ordonnance sur requête, justifiant ainsi la demande de restitution.

Résumé par Doctrine IA

La société Cana Plast a formé un pourvoi contre un arrêt de la cour d'appel de Toulouse qui a rétracté une ordonnance sur requête autorisant des mesures d'instruction chez la société Réseauplast, suspectée de détournement de clientèle. Cana Plast invoque deux moyens de cassation. Le premier moyen, en ses troisième à sixième branches, reproche à la cour d'appel d'avoir dénaturé les termes de l'ordonnance sur requête et de la requête elle-même, en estimant que la mesure d'investigation n'était pas légalement admissible en raison de sa généralité, et de ne pas avoir pris en compte l'urgence de la mesure, en violation des articles 1134, 145 et 146 du code de procédure civile, ainsi que 875 du même code. La Cour de cassation rejette ce moyen, estimant que la cour d'appel a souverainement apprécié l'absence de motif légitime justifiant la mesure d'instruction in futurum, sans imposer à la requérante de prouver le bien-fondé de son action. Les première et deuxième branches du premier moyen et le second moyen, jugés manifestement non susceptibles d'entraîner la cassation, ne sont pas examinés. La Cour de cassation rejette donc le pourvoi et condamne Cana Plast aux dépens et à payer à Réseauplast 3 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Commentaire1

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1L'existence d'un mécanisme probatoire spécifique en matière de discrimination n'exclut pas les mesures d'instruction préventivesAccès limité
Nicolas Hoffschir · Gazette du Palais · 18 janvier 2022
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Sur la décision

Référence :
Cass. 2e civ., 1er févr. 2018, n° 16-16.886
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 16-16.886
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Toulouse, 18 février 2016
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
Identifiant Légifrance : JURITEXT000036584843
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2018:C200089
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code civil
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