Cour de cassation, Chambre commerciale, 10 juin 2020, n° 18-16.441
CASS
Rejet 10 juin 2020

Arguments

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  • Rejeté
    Absence de personnalité morale au moment de la signature des contrats

    La cour a jugé que la société Y & W n'avait pas la capacité de contracter au moment de la signature des contrats, car elle n'était pas encore immatriculée, et que les contrats ne pouvaient donc pas l'engager.

  • Rejeté
    Régularisation des contrats par l'assemblée générale

    La cour a estimé que l'assemblée générale ne pouvait pas régulariser des contrats conclus par une société sans personnalité morale et que cette régularisation n'aurait d'effet que pour l'avenir.

  • Rejeté
    Droit d'exploitation des titres musicaux

    La cour a jugé que la société Y & W ne justifiait pas de sa qualité de producteur, ce qui justifie l'interdiction d'exploitation des titres.

Résumé par Doctrine IA

La société Y & W et la société Because Music ont formé des pourvois contre un arrêt de la cour d'appel de Paris qui a rejeté leurs demandes concernant des contrats d'artistes signés le 5 avril 2011 par les membres du groupe S'crew, avant la création de la société Y & W. Les demanderesses soutenaient que les contrats avaient été conclus pour le compte de la société en formation et que celle-ci avait repris les engagements après son immatriculation. La cour d'appel a jugé que la société Y & W, n'ayant pas la personnalité morale à la date des contrats, ne pouvait pas être engagée par ces derniers et que les signataires n'avaient pas agi explicitement pour le compte de la société en formation. La Cour de cassation a rejeté les pourvois, confirmant que la société Y & W n'avait pas la capacité de contracter avant son immatriculation et que les contrats n'avaient pas été conclus en son nom ou pour son compte. La Cour a également jugé que la reprise des engagements par la société après son immatriculation n'avait pas pu régulariser les contrats conclus par une société sans personnalité morale et que la décision de reprise prise en 2016 ne pouvait avoir d'effet que pour l'avenir. Les moyens invoqués par les demanderesses, fondés sur les articles 1843 du code civil et L. 210-6 du code de commerce, ainsi que sur l'article 6 du décret no 78-704 du 3 juillet 1978, ont été jugés inopérants ou non fondés. La Cour de cassation a donc confirmé l'arrêt de la cour d'appel dans son intégralité.

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Sur la décision

Référence :
Cass. com., 10 juin 2020, n° 18-16.441
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 18-16.441
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2020:CO00308

Texte intégral

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Cour de cassation, Chambre commerciale, 10 juin 2020, n° 18-16.441