Cour de cassation, Chambre civile 3, 24 septembre 2020, 19-16.981, Inédit
TGI Grasse 27 juin 2016
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TGI Grasse 13 décembre 2016
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CA Aix-en-Provence
Confirmation 14 mars 2019
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CASS
Cassation partielle 24 septembre 2020

Arguments

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  • Rejeté
    Obligation de remise en état selon le bail

    La cour a jugé que l'obligation de remise en état devait être fixée par référence à l'état du bien au 24 avril 2005, date d'entrée en vigueur du second bail commercial, et a limité le montant de la condamnation au titre des frais nécessaires à la remise des lieux.

  • Accepté
    Droit à la restitution du dépôt de garantie

    La cour a constaté que la décision de la cour d'appel n'avait pas suffisamment motivé le rejet de la demande de restitution du dépôt de garantie, en ne tenant pas compte des éléments de preuve fournis par la société Thales Alenia Space France.

Résumé par Doctrine IA

La société Todel contestait la décision de la cour d'appel d'Aix-en-Provence qui avait limité l'obligation de la société Thales Alenia Space France (TASF) de remettre les lieux loués dans leur état d'origine à la date du 24 avril 2005, correspondant à l'entrée en vigueur d'un second bail, et non à la date du premier bail de 1995. Todel invoquait une violation de l'article 1134 du code civil (devenu 1103), arguant que le nouveau bail ne pouvait libérer le preneur des obligations non exécutées du bail précédent, et une absence de novation clairement établie, en référence à l'article 1273 ancien du code civil. La Cour de cassation a rejeté ce moyen, estimant que la cour d'appel avait pu déduire, sans retenir l'existence d'une novation, que le preneur était tenu de restituer les lieux selon les stipulations du nouveau bail.

En revanche, TASF avait formé un pourvoi incident, reprochant à la cour d'appel de ne pas avoir déduit du montant des réparations la somme correspondant au dépôt de garantie versé au bailleur. La Cour de cassation a cassé partiellement l'arrêt sur ce point, en vertu de l'article 455 du code de procédure civile, car la cour d'appel n'avait pas analysé les éléments de preuve établissant le paiement du dépôt de garantie. La Cour a donc renvoyé l'affaire devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence, autrement composée, pour qu'elle statue à nouveau sur ce point précis.

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Sur la décision

Référence :
Cass. 3e civ., 24 sept. 2020, n° 19-16.981
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 19-16.981
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel d'Aix-en-Provence, 14 mars 2019
Textes appliqués :
Article 455 du code de procédure civile.
Dispositif : Cassation partielle
Date de dernière mise à jour : 14 décembre 2021
Identifiant Légifrance : JURITEXT000042397920
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2020:C300665
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code civil
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