CEDH, Cour (quatrième section), AFFAIRE VINTER ET AUTRES c. ROYAUME-UNI, 17 janvier 2012, 66069/09 et autres
CEDH, Arrêt, Cour (Quatrième Section) 17 janvier 2012
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CEDH, Arrêt, Cour (Grande Chambre) 9 juillet 2013
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CEDH, Résolution 7 juin 2017

Arguments

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  • Rejeté
    Violation de l'article 3 de la Convention

    La Cour a estimé que la peine de réclusion à perpétuité réelle, bien que sévère, ne constitue pas en soi une violation de l'article 3, tant qu'elle est justifiée par des motifs légitimes d'ordre pénal.

  • Rejeté
    Violation de l'article 3 de la Convention

    La Cour a jugé que la peine, bien que sévère, ne constitue pas une violation tant qu'elle est imposée pour des raisons de châtiment et de dissuasion.

  • Rejeté
    Violation de l'article 3 de la Convention

    La Cour a conclu que la peine de réclusion à perpétuité réelle, bien que sévère, ne constitue pas une violation de l'article 3, tant qu'elle est justifiée par des motifs légitimes d'ordre pénal.

Résumé par Doctrine IA

La décision de la Cour européenne des droits de l'homme (Grande Chambre) dans l'affaire Vinter et autres c. Royaume-Uni concerne trois requérants britanniques condamnés à la réclusion à perpétuité réelle pour meurtre. Ils soutiennent que leur condamnation viole les articles 3, 5 § 4, 6 et 7 de la Convention européenne des droits de l'homme. La Cour a jugé que les peines de réclusion à perpétuité réelle, imposées de manière discrétionnaire par le juge pour satisfaire aux impératifs de châtiment et de dissuasion, ne soulèvent pas de question sous l'angle de l'article 3 au moment de leur imposition. Cependant, une question pourrait se poser si le maintien en détention ne peut plus se justifier par aucun motif légitime d'ordre pénal ou si la peine est incompressible de facto et de jure. La Cour a conclu à l'absence de violation de l'article 3 pour chacun des requérants, estimant que les peines imposées ne sont pas nettement disproportionnées et que le maintien en détention poursuit des buts légitimes d'ordre pénal. Concernant les articles 5 § 4, 6 et 7, la Cour a jugé les griefs irrecevables ou manifestement mal fondés.

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Sur la décision

Référence :
CEDH, Cour (Quatrième Section), 17 janv. 2012, n° 66069/09 et autres
Numéro(s) : 66069/09, 130/10, 3896/10
Type de document : Arrêt
Jurisprudence de Strasbourg : Hussain c. Royaume-Uni et Prem Singh c. Royaume-Uni, 21 février 1996, Recueil 1996-I at paragraphs 53 et 61
Kafkaris c. Chypre (n° 2) (déc.), n° 9644/09, 21 juin 2011
Soering c. Royaume-Uni, 7 juillet 1989, § 104, série A n° 161
Stafford c. Royaume-Uni [GC], n° 46295/99, CEDH 2002-IV
Références à des textes internationaux :
Articles 77 et 110 du Statut de Rome de la Cour pénale internationale
Organisations mentionnées :
  • Comité européen pour la prévention de la torture
  • Cour pénale internationale
Niveau d’importance : Importance moyenne
Opinion(s) séparée(s) : Oui
Conclusions : Partiellement irrecevable ; Non-violation de l'article 3 - Interdiction de la torture (Article 3 - Peine dégradante ; Peine inhumaine) (Volet matériel)
Identifiant HUDOC : 001-108611
Identifiant européen : ECLI:CE:ECHR:2012:0117JUD006606909
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Constitution du 4 octobre 1958
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