Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Béziers, chamb réf. sup 10000, 20 juin 2025, n° 25/00298 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/00298 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Fait droit à l'ensemble des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur |
| Date de dernière mise à jour : | 5 novembre 2025 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE
DE [Localité 6]
Ordonnance du : 20 Juin 2025
N° RG 25/00298 – N° Portalis DBYA-W-B7J-E3VFD
N° Minute : 25/374
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ
ENTRE
S.C.I. LAVI, prise en la personne de son représentant légal en exercice
[Adresse 4]
[Localité 2]
S.A.R.L. SJC prise en la personne de son représentant légal en exercice
[Adresse 1]
[Localité 2]
DEMANDEURS
Représentés par Me Jean-Claude ATTALI, avocat au barreau de BEZIERS substitué par Me Jean BELLISSENT, avocat,
D’UNE PART
ET
S.A.R.L. LE PALMIER 1, prise en la personne de son gérant Monsieur [H]
[Adresse 7]
[Localité 3]
DÉFENDEUR
Représenté par Maître Fabienne MAGNA de la SELARL ELEOM BEZIERS-SETE, avocats au barreau de BEZIERS substituée par Me Rebecca SMITH, avocat,
D’AUTRE PART
COMPOSITION:
Lors des débats en audience publique:
Monsieur Jean-Bastien RISSON, Président
Madame Béatrice MONBARBUT, Greffier
Magistrat ayant délibéré:
Monsieur Jean-Bastien RISSON, Président
Après que les parties ou leurs conseils aient été entendus en leurs explications et plaidoirie à l’audience Publique du 27 Mai 2025 et qu’il en ait été délibéré, l’ordonnance suivante a été rendue ce jour.
Vu l’article 145 du code de procédure civile,
Vu l’ordonnance de référé en date du 28 juin 2024,
Vu l’assignation en référé par acte de commissaire de justice, devant le président du tribunal judiciaire de BEZIERS, à la demande de la société civile immobilière LAVI, prise en la personne de son représentant légal en exercice, (ci-après dénommée SCI LAVI) et de la société à responsabilité limitée SJC, prise en la personne de son représentant légal en exercice, (ci-après dénommée SARL SJC), en date du 28 avril 2025, de la société à responsabilité limitée LE PALMIER 1, prise en la personne de son représentant légal en exercice, (ci-après dénommée SARL LE PALMIER 1), en vue de lui rendre communes et opposables les opérations d’expertises ordonnées le 28 juin 2024 par le juge des référés et confiées à l’expert Monsieur [F] [U],
Vu les conclusions déposées aux intérêts de la SARL LE PALMIER 1, qui a émis des protestations et réserves habituelles de responsabilité et de garantie,
Vu l’audience du 27 mai 2025, lors de laquelle l’ensemble des demandes des parties ont été reprises,
Conformément aux articles 446-1 et 455 du Code de procédure civile, pour plus ample informé de l’exposé et des prétentions des parties, il est renvoyé à l’assignation introductive d’instance ainsi qu’aux conclusions déposées à l’audience,
MOTIFS
Sur la demande principale
Selon l’article 145 du Code de procédure civile, s’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir avant tout procès la preuve de fait dont pourrait dépendre la solution d’un litige, les mesures d’instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé.
Justifie d’un motif légitime au sens de ce texte la partie qui démontre la probabilité de faits susceptible d’être invoqués dans un litige éventuel.
L’application de ce texte n’implique aucun préjugé sur la recevabilité et le bien fondé des demandes formées ultérieurement ou sur la responsabilité des personnes appelées comme partie à la procédure ni sur les chances du procès susceptible d’être engagé.
Il convient également de rappeler que pour que le juge des référés ordonne ou étende, à ce stade, une expertise judiciaire, le demandeur n’a pas à justifier d’une fondement juridique précis au fond, mais simplement démontrer qu’il y a une utilité à sa demande et que la procédure n’est pas d’emblée vouée à l’échec
Et qu’une fois une telle mesure ordonnée le juge des référés conserve le pouvoir que lui confèrent les articles 148 et 149 du Code de Procédure civile de compléter la décision précédemment rendue comme de l’adapter à des circonstances nouvelles tant que celle-ci est en cours d’instruction.
En l’espèce, une expertise judiciaire a été ordonnée en référé le 28 juin 2024 au visa des dispositions de l’article 145 du code de procédure civile et Monsieur [F] [U] a été désigné en qualité d’expert judiciaire pour y procéder.
Au cours des opérations d’expertise, et suivant les pièces produites aux débats, il est apparu que la responsabilité de la SARL LE PALMIER 1 est susceptible d’être engagée pour avoir réalisé des travaux dans l’ensemble immobilier litigieux.
La SARL LE PALMIER 1 ne s’oppose pas à l’extension de la mesure d’instruction judiciaire et formule des protestations et réserves d’usages.
Il apparaît donc nécessaire à la bonne administration de la justice, et compte tenu de l’existence d’un litige d’ordre technique entre les parties et des pièces produites aux débats, de lui rendre commune l’ordonnance de référé en date du 28 juin 2024 (RG n° 24/00149) et opposables les opérations d’expertises confiées à Monsieur [F] [U].
Les sociétés demanderesses qui sont à l’origine de cette demande d’extension feront l’avance de la consignation complémentaire qui en est la conséquence directe.
En conséquence de cet appel en déclaration d’ordonnance commune et par application de l’article 279 du Code de Procédure civile le délai imparti à l’expert pour déposer son rapport est prorogé ainsi qu’il est dit au présent dispositif.
Sur les mesures accessoires
L’article 491, alinéa 2 du Code de procédure civile dispose que le juge statuant en référé statue sur les dépens. Il s’agit d’une obligation, de sorte que toute demande tendant à “réserver” les dépens doit être rejetée. L’article 696 dudit code précise que la partie perdante est condamnée aux dépens, à moins que le juge, par décision motivée, n’en mette la totalité ou une fraction à la charge d’une autre partie.
S’agissant d’une mesure d’instruction, le demandeur supportera la charge des dépens.
PAR CES MOTIFS
Statuant par ordonnance de référé, par mise à disposition au greffe le jour du délibéré, après débats en audience publique, par décision contradictoire et en premier ressort ;
Renvoyons les parties à se pourvoir sur le fond du litige ;
Déclarons commune l’ordonnance de référé en date du 28 juin 2024 (RG n° 24/00149) et opposables à la société à responsabilité limitée LE PALMIER 1, prise en la personne de son représentant légal en exercice, les opérations d’expertises confiées à l’expert Monsieur [F] [U] ;
Disons que la société à responsabilité limitée LE PALMIER 1, prise en la personne de son représentant légal en exercice, devra également être convoquée aux opérations d’expertise réalisées par Monsieur [F] [U] ;
Rappelons que, pour exécuter la mission, l’expert sera saisi et procédera conformément aux dispositions des articles 232 à 248, 263 à 284-1 du Code de procédure civile ;
Fixons à la somme de 500,00 € (cinq-cents euros) la provision complémentaire à valoir sur la rémunération de l’expert qui devra être consignée par la société civile immobilière LAVI, prise en la personne de son représentant légal en exercice et la société à responsabilité limitée SJC, prise en la personne de son représentant légal en exercice, entre les mains du régisseur d’avances et recettes de ce Tribunal, [Adresse 5], dans le délai de trois semaines à compter de la présente ordonnance, sans autre avis ;
Disons que, faute de consignation par le présent demandeur de la consignation dans ce délai, la présente ordonnance sera caduque et privée de tout effet ;
Disons que dans l’hypothèse où la présente décision est portée à la connaissance de l’expert après le dépôt de son rapport, ses dispositions seront caduques ;
Rappelons que l’exécution de l’expertise est placée sous le contrôle du juge spécialement désigné à cette fin, en application des articles 155 et 155-1 de ce code ; que toute correspondance émanant des parties, de leurs conseils, de l’expert devra être adressée au juge chargé du contrôle de l’exécution de l’expertise ;
Prorogeons de trois mois le délai imparti à l’expert pour rendre son rapport ;
Condamnons la société civile immobilière LAVI, prise en la personne de son représentant légal en exercice et la société à responsabilité limitée SJC, prise en la personne de son représentant légal en exercice, aux entiers dépens de l’instance ;
Rejetons toutes autres demandes ainsi que toutes demandes plus amples ou contraires ;
Rappelons que la présente décision bénéficie de l’exécution provisoire de droit ;
AINSI jugé et prononcé par mise à disposition au greffe, par Monsieur Jean-Bastien RISSON, Président assisté de Madame Béatrice MONBARBUT, Greffier.
Le greffier, Le Président,
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Rhin ·
- Assesseur ·
- Tribunal judiciaire ·
- Assurance maladie ·
- Incapacité ·
- Incidence professionnelle ·
- Adresses ·
- Employeur ·
- Consolidation ·
- Maladie professionnelle
- Prêt d'argent, crédit-bail , cautionnement ·
- Prêt - demande en remboursement du prêt ·
- Contrats ·
- Signature électronique ·
- Tribunal judiciaire ·
- Crédit ·
- Acte ·
- Preuve ·
- Procédure civile ·
- Exécution provisoire ·
- Exécution ·
- Offre
- Commandement de payer ·
- Loyer ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Résiliation du bail ·
- Clause resolutoire ·
- Locataire ·
- Logement ·
- Provision ·
- Clause ·
- Indemnité
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Caution ·
- Prêt ·
- Débiteur ·
- Recours ·
- Principal ·
- Caisse d'épargne ·
- Titre ·
- Garantie ·
- Délais ·
- Remboursement
- Contrat d'assurance ·
- Contrats ·
- Sociétés ·
- Bâtiment ·
- Expertise ·
- Santé ·
- Ouvrage ·
- Rapport ·
- Tribunal judiciaire ·
- Mise en état ·
- Quantum ·
- Mesure d'instruction
- Tribunal judiciaire ·
- Isolement ·
- Santé publique ·
- Restriction de liberté ·
- Millet ·
- Siège ·
- Contrôle ·
- Prolongation ·
- Visioconférence ·
- Magistrat
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Contentieux ·
- Protection ·
- Expulsion ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Commandement ·
- Loyer ·
- Bailleur ·
- Résiliation du bail ·
- Clause resolutoire ·
- Locataire
- Méditerranée ·
- Préjudice ·
- Déficit fonctionnel temporaire ·
- Consolidation ·
- Victime ·
- Offre ·
- Assureur ·
- Expertise ·
- Assurances ·
- Souffrance
- Médiation ·
- Vol ·
- Tentative ·
- Conciliateur de justice ·
- Tribunal judiciaire ·
- Procédure participative ·
- Règlement ·
- Conciliation ·
- Destination ·
- Étranger
Sur les mêmes thèmes • 3
- Loyer ·
- Résiliation ·
- Habitat ·
- Bail ·
- Paiement ·
- Tribunal judiciaire ·
- Adresses ·
- Commandement ·
- Clause ·
- Indemnité d 'occupation
- Construction ·
- Exécution ·
- Tribunal judiciaire ·
- Assignation ·
- Astreinte ·
- Acte ·
- Juridiction ·
- Juge ·
- Commissaire de justice ·
- Traité international
- Syndicat de copropriétaires ·
- Adresses ·
- Demande reconventionnelle ·
- Immeuble ·
- Charges de copropriété ·
- Chèque ·
- Immobilier ·
- Remboursement ·
- Exécution provisoire ·
- Facture
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.