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Sur la décision
| Référence : | TJ Créteil, sect. des réf., 21 mai 2026, n° 26/00049 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 26/00049 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Désigne un expert ou un autre technicien |
| Date de dernière mise à jour : | 5 juin 2026 |
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Texte intégral
MINUTE N° :
ORDONNANCE DU : 21 Mai 2026
DOSSIER N° : N° RG 26/00049 – N° Portalis DB3T-W-B7J-WPH7
CODE NAC : 62B – 0A
AFFAIRE : [M] [D] [Q] [X] épouse [U], [V] [X] C/ [O] [J], [H] [J], [Z] [J], [R] [A] [K] [J], S.A.S. CABINET APB, [C] [J], [B] [N], Syndic. de copro. SYNDICAT DES COPROPRIÉTAIRES DE L’ENSEMBLE IMMOBIL IER SIS RÉSIDENCE LIMEIL VILLAGE RUE GEORGES CLÉ
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE CRETEIL
Section des Référés
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ
LE JUGE DES REFERES : Madame Isabelle KLODA, Première vice-présidente
LE GREFFIER:
Lors des débats : Madame Valérie PINTE, Greffier
Lors du délibéré : Madame Stéphanie GEULIN, Greffier
PARTIES :
DEMANDEURS
Madame [M] [D] [Q] [X] épouse [U] née le 29 Février 1968 à VILLENEUVE SAINT GEORGES (94), demeurant 19, allée du Cèdre – Domaine de la Tuilerie – 94450 LIMEIL-BRÉVANNES
et
Monsieur [V] [X] né le 27 Décembre 1936 à VALENTON (78), demeurant 5, résidence Limeil Village – 94450 LIMEIL-BRÉVANNES
représentés par Me Alain CROS, avocat au barreau de VAL-DE-MARNE, vestiaire : PC 182
DEFENDEURS
Madame [O] [J] née le 15 Novembre 2001 à ALFORTVILLE (94), demeurant 4, avenue du Bois de Verrières – 92290 CHATENAY MALABRY
Monsieur [H] [J] né le 17 Février 1969 à MARSEILLE (13), demeurant 4, avenue du Bois de Verrières – 92290 CHATENAY MALABRY
Monsieur [Z] [J] né le 12 Octobre 2000 à CRETEIL (94), demeurant 1, route de Camaret – Bât. B3 – Appart B31 – 29160 CROZON
et
Madame [R] [A] [K] [J] née le 18 Juin 1974 à MARSEILLE (13), demeurant 4, avenue du Bois de Verrières – 92290 CHATENAY MALABRY
représentés par Me Jeanine HALIMI, avocat au barreau de HAUTS-DE-SEINE, vestiaire : PN 397
S.A.S. CABINET APB, immatriculée au RCS d’EVRY sous le n° 331 862 508, dont le siège social est sis 7 rond-point Pasteur – 91330 YERRES
représentée par Me Chloé SOULARD, avocate au barreau du VAL-DE-MARNE, vestiaire : PC 19
Monsieur [C] [J] né le 03 Juillet 1998 à CRETEIL (94), demeurant 29, rue de Bod Avel – 56500 LOCMINE
représenté par Me Jeanine HALIMI, avocat au barreau de HAUTS-DE-SEINE, vestiaire: PN 397
Monsieur [B] [N], demeurant 5, résidence Limeil Village – 94450 LIMEIL BRÉVANNES
non représenté
SYNDICAT DES COPROPRIÉTAIRES DE L’ENSEMBLE IMMOBIL IER SIS RÉSIDENCE LIMEIL VILLAGE – rue Georges Clémenceau – 94450 LIMEIL BREVANNES, représenté par son Syndic, le Cabinet ABP , SAS immatriculée au RCS d’EVRY sous le n° 331 862 508 – dont le siège social est situé au 7, rond-point Pasteur – 91691 YERRES
représenté par Me Chloé SOULARD, avocat au barreau du VAL-DE-MARNE, vestiaire: PC 19
*******
Débats tenus à l’audience du : 10 Mars 2026
Date de délibéré indiquée par le Président : 21 Avril 2026
Prorogé au 12 puis au 21 Mai 2026
Ordonnance rendue par mise à disposition au greffe le 21 Mai 2026
EXPOSE DU LITIGE
Par actes de commissaire de justice des 17 et 21 novembre 2026, 11 et 30 décembre 2026, Mme [M] [D] [Q] [X] et M. [V] [X] ont fait assigner M.[H] [J] et Mme [R] [A] [K] [J], [O] [J], [Z] [J], [C] [J], le syndicat des copropriétaires de l’ensemble immobilier sis résidence Limeil Village-rue Georges Clémenceau et M.[B] [N] devant la juridiction des référés du tribunal judiciaire de Créteil aux fins d’obtenir la désignation d’un expert judiciaire, (Procédure RG N° 26/49).
Par actes de commissaire de justice des 22 janvier 2026, M.[H] [J] et Mme [R] [A] [K] [J], [O] [J], [Z] [J], [C] [J] ont fait assigner la SAS Cabinet APB devant la juridiction des référés du tribunal judiciaire de Créteil aux fins d’ordonner la jonction de la présente instance avec l’instance RG N° 26/49; d’ordonner au cabinet ABP en sa qualité de SYNDIC du Syndicat des copropriétaires de l’ensemble immobilier sis Résidence Limeil Village de convoquer une assemblée générale extraordinaire afin de voter les travaux d’installation de ventilation mécanique contrôlée commune, sans frais pour les consorts [J], dans un délai d’un mois à compter du prononcé de l’ordonnance et ce, sous astreinte, de condamner in solidum les parties succombantes à verser aux Consorts [J] la somme de 1500 euros sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile et de condamner in solidum les parties succombantes aux entiers dépens. (Procédure RG N° 26/171)
Le dossier a été évoqué à l’audience du 10 mars 2026, au cours de laquelle Mme [M] [D] [Q] [X] et M. [V] [X] ont maintenu leurs demandes.
Vu les protestations et réserves faites par oral à l’audience, par le syndicat des copropriétaires de l’ensemble immobilier sis résidence Limeil Village-rue Georges Clémenceau.
Conformément aux articles 446-1 et 455 du code de procédure civile, il est renvoyé à l’acte introductif et aux écritures déposées par les parties pour un plus ample exposé de leurs prétentions et moyens.
Bien que régulièrement assigné par acte remis à étude, M.[B] [N] n’a pas constitué avocat, de sorte qu’il est statué par décision réputée contradictoire.
À l’audience du 10 mars 2026, l’affaire a été mise en délibéré, les parties étant informées que la décision serait rendue par mise à disposition au greffe.
MOTIFS DE LA DECISION
Sur la demande d’expertise
Aux termes de l’article 145 du code de procédure civile, s’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige, les mesures d’instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, sur requête ou en référé.
Il est acquis que l’article 145 du code de procédure civile est un texte autonome auquel les conditions habituelles du référé ne sont pas applicables. Il n’est ainsi pas soumis à la condition d’urgence ou à la condition d’absence de contestation sérieuse.
Ce texte suppose l’existence d’un motif légitime c’est-à-dire un fait crédible et plausible, ne relevant pas de la simple hypothèse qui présente un lien utile avec un litige potentiel futur dont l’objet et le fondement juridique sont suffisamment déterminés et dont la solution peut dépendre de la mesure d’instruction sollicitée à condition que cette mesure ne porte pas une atteinte illégitime aux droits d’autrui. Elle doit être pertinente et utile.
Ainsi, si le demandeur à la mesure d’instruction n’a pas à démontrer l’existence des faits qu’il invoque puisque cette mesure in futurum est justement destinée à les établir, il doit néanmoins justifier d’éléments rendant crédibles ses suppositions et justifier que le litige potentiel n’est pas manifestement voué à l’échec et que la mesure est de nature à améliorer la situation probatoire du demandeur.
La faculté prévue à l’article 145 du code de procédure civile ne saurait, en outre, être exercée à l’encontre d’un défendeur qui, manifestement, et en dehors même de toute discussion au fond, ne serait pas susceptible d’être mis en cause dans une action principale.
De plus, si la partie demanderesse dispose d’ores et déjà de moyens de preuves suffisants pour conserver ou établir la preuve des faits litigieux, la mesure d’instruction demandée est dépourvue de toute utilité et doit être rejetée.
Enfin, l’application de cet article n’implique aucun préjugé sur la responsabilité des parties appelées à la procédure, ni sur les chances de succès du procès susceptible d’être ultérieurement engagé.
En l’espèce, Mme [M] [D] [Q] [X] et M. [V] [X] n’ont pas à démontrer l’existence de désordres ou fautes qu’ils invoquent puisque cette mesure in futurum est justement destinée à les établir. Ils doivent seulement justifier d’éléments rendant crédibles leurs suppositions.
Or, tel est le cas au vu notamment du rapport d’intervention recherche de fuite technique, établi par LES GARS DES EAUX, en date du 2 septembre 2025, lequel constate l’absence de toute fuite au niveau des réseaux chauffage, d’eau chaude, d’eau froide, eaux usées au domicile de M.[B] [N]. Ce rapport précise que les désordres constatés résultent d’un phénomène de condensation lié à un défaut de ventilation des logements ; l’expert préconise en conséquence une amélioration de la ventilation des logements, ainsi que la reprise de l’étanchéité, notamment au niveau du joint en pourtour de la baignoire et des colonnettes de robinetterie chez M.[B] [N].
Il importe peu à ce stade que ces éléments n’aient pas été contradictoirement débattus, la mesure d’instruction sollicitée ayant précisément pour objet de rendre les constatations de l’expert contradictoires.
Au regard de ces éléments, et alors que le débat sur la teneur et l’imputabilité des désordres relève du juge du fond, Mme [M] [D] [Q] [X] et M. [V] [X] disposent d’un motif légitime à faire établir les désordres qu’ils allèguent, un procès éventuel n’étant pas manifestement voué à l’échec.
Du tout, il résulte que les conditions d’application des dispositions de l’article 145 du code de procédure civile sont réunies et qu’il convient d’ordonner la mesure d’expertise requise, dans les termes du dispositif, en mettant à la charge de Mme [M] [D] [Q] [X] et M. [V] [X] le paiement de la provision initiale.
Concernant la mission confiée à l’expert, il appartient au juge des référés d’apprécier, en droit et en fait, l’opportunité et l’utilité des chefs de mission proposés, étant rappelé que, nonobstant les propositions de mission formulées dans le dispositif des écritures des parties, il demeure libre, en application de l’article 145 du code de procédure civile, de choisir les chefs de mission adaptés.
Les protestations et réserves ont été mentionnées dans la présente décision, de sorte qu’un donner-acte formel dans le dispositif ci-après, qui serait dépourvu de toute portée décisoire, est inutile.
Sur la demande de convoquer une assemblée générale extraordinaire afin de voter les travaux d’installation de ventilation mécanique
Vu les articles 834 et 835 du Code de procédure civile,
Les consorts [J] sollicitent qu’il soit enjoint à la SAS Cabinet APB en sa qualité de SYNDIC du Syndicat des copropriétaires de l’ensemble immobilier sis résidence Limeil Village de convoquer une Assemblée Générale Extraordinaire afin de soumettre au vote des travaux d’installation de ventilation mécanique.
la SAS Cabinet APB conteste l’obligation de convoquer une assemblée générale, cette contestation apparaît sérieuse et relève du juge du fond.
Par ailleurs, l’urgence n’est pas suffisamment caractérisée. Il n’y a donc pas lieu à référé.
Sur les demandes accessoires
L’article 491, alinéa 2 du code de procédure civile précise que la juridiction des référés statue sur les dépens. L’article 696 dudit code dispose que la partie perdante est condamnée aux dépens, à moins que le juge, par décision motivée, n’en mette la totalité ou une fraction à la charge d’une autre partie.
Il n’y a donc pas lieu de réserver les dépens : en effet, la juridiction des référés est autonome et la présente ordonnance vide la saisine du juge.
À la lumière de ce qui précède, l’expertise étant ordonnée à la demande et dans l’intérêt de Mme [M] [D] [Q] [X] et M. [V] [X], pour leur permettre ultérieurement et éventuellement d’engager une instance judiciaire, les dépens doivent provisoirement demeurer à leur charge.
Enfin, l’équité ne commande pas, à ce stade, de faire application des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile.
PAR CES MOTIFS
Statuant par mise à disposition de la présente ordonnance au greffe le jour du délibéré après débats en audience publique, par décision réputée contradictoire, en premier ressort et en matière de référé,
ORDONNONS une mesure d’expertise,
DÉSIGNONS pour y procéder :
Monsieur [T] [L]
1 rue Musset
75016 PARIS 16
Tél : 01.40.81.05.07
Fax : 01.47.74.90.29
Port. : 06.85.52.44.53
Email : msakly@aol.com
expert inscrit sur les listes de la Cour d’appel de PARIS, lequel, sollicité préalablement à sa désignation l’a accepté par un courriel du 15 avril 2026 et pourra prendre l’initiative de recueillir l’avis d’un autre technicien, mais seulement dans une spécialité distincte de la sienne, avec mission de :
— se faire préciser les liens contractuels entre les divers intervenants ;
— relever et décrire les désordres et malfaçons allégués expressément dans l’assignation et affectant l’immeuble litigieux, ainsi que les non-conformités et/ou inachèvements allégués au regard des documents contractuels liant les parties ;
— en détailler l’origine, les causes et l’étendue, et fournir tous éléments permettant à la juridiction de déterminer à quels intervenants ces désordres, sont imputables, et dans quelles proportions ;
— donner son avis sur les conséquences de ces désordres, malfaçons, non conformités et/ou inachèvements quant à la solidité, l’habitabilité, l’esthétique du bâtiment, et, plus généralement quant à l’usage qui peut en être attendu ou quant à la conformité à sa destination ;
— dire si les travaux ont été conduits conformément aux documents contractuels et aux règles de l’art ;
— à partir de devis d’entreprises fournis par les parties, sur proposition, le cas échéant du maître d’œuvre de leur choix, donner un avis sur la ou les solutions appropriées pour remédier aux désordres entachant l’ouvrage et sur le coût des travaux utiles ;
— donner son avis sur les préjudices et coûts induits par ces désordres, malfaçons, inachèvements ou non conformités et sur leur évaluation, dès lors que ces demandes sont présentées de manière motivée ;
— rapporter toutes autres constatations utiles à l’examen des prétentions des parties ;
— donner, le cas échéant, son avis sur les comptes entre les parties ;
DÉSIGNONS le magistrat chargé du contrôle des expertises pour contrôler les opérations d’expertise,
DISONS que pour procéder à sa mission l’expert devra :
— convoquer et entendre les parties, assistées, le cas échéant, de leurs conseils, et recueillir leurs observations à l’occasion de l’exécution des opérations ou de la tenue des réunions d’expertise ;
— se faire remettre toutes pièces utiles à l’accomplissement de sa mission,
— se rendre sur les lieux, l’appartement constituant le lot n°181 appartenant à Mme [M] [D] [Q] [X] et M. [V] [X], sis Résidence Limeil Village -rue Georges Clémenceau à Limeil-Brévannes (94) et l’appartement constituant le lot n°183 appartenant aux consorts [J], sis Résidence Limeil Village -rue Georges Clémenceau à Limeil-Brévannes (94) et si nécessaire en faire la description, au besoin en constituant un album photographique et en dressant des croquis ;
— à l’issue de la première réunion d’expertise, ou dès que cela lui semble possible, et en concertation avec les parties, définir un calendrier prévisionnel de ses opérations ; l’actualiser ensuite dans le meilleur délai :
. en faisant définir une enveloppe financière pour les investigations à réaliser, de manière à permettre aux parties de préparer le budget nécessaire à la poursuite de ses opérations;
. en indiquant les mises en cause, les interventions volontaires ou forcées qui lui paraissent nécessaires et en invitant les parties à procéder auxdites mises en cause dans le délai qu’il fixera ;
. en les informant de l’évolution de l’estimation du montant prévisible de ses frais et honoraires et en les avisant de la saisine du juge du contrôle des demandes de consignation complémentaire qui s’en déduisent ;
. en les informant, le moment venu, de la date à laquelle il prévoit de leur adresser son document de synthèse ;
— au terme de ses opérations, adresser aux parties un document de synthèse, sauf exception dont il s’expliquera dans son rapport (par ex. : réunion de synthèse; communication d’un projet de rapport), et y arrêter le calendrier de la phase conclusive de ses opérations :
. fixant, sauf circonstances particulières, la date ultime de dépôt des dernières observations des parties sur le document de synthèse,
. rappelant aux parties, au visa de l’article 276 alinéa 2 du code de procédure civile, qu’il n’est pas tenu de prendre en compte les observations transmises au-delà de ce délai.
DISONS qu’en cas d’urgence ou de péril en la demeure reconnu par l’expert, ce dernier pourra autoriser Mme [M] [D] [Q] [X] et M. [V] [X] à faire exécuter à leurs frais avancés, pour le compte de qui il appartiendra, les travaux estimés indispensables par l’expert, sous la direction du maître d’œuvre de Mme [M] [D] [Q] [X] et M. [V] [X], par des entreprises qualifiées de leur choix ; que, dans ce cas, l’expert déposera une note circonstanciée aux parties, précisant la nature, l’importance et le coût de ces travaux,
FIXONS à la somme de 5 000 € la provision concernant les frais d’expertise qui devra être consignée par Mme [M] [D] [Q] [X] et M. [V] [X] à la régie du tribunal judiciaire de Créteil dans le mois qui suit la demande de consignation adressée par le greffe,
DISONS que faute de consignation de la provision dans ce délai impératif, ou demande de prorogation sollicitée en temps utile, la désignation de l’expert sera caduque et de nul effet,
DISONS que l’expert sera saisi et effectuera sa mission conformément aux dispositions des articles 232 à 248, 263 à 284-1 du code de procédure civile et qu’il déposera l’original de son rapport au greffe du tribunal (service du contrôle des expertises), dans les six mois de la réception de l’avis de consignation, sauf prorogation de ce délai, dûment sollicitée en temps utile auprès du juge du contrôle, ainsi qu’une copie du rapport à chaque partie (ou à son avocat pour celles étant assistées),
DISONS que l’exécution de la mesure d’instruction sera suivie par le juge du service du contrôle des mesures d’instruction de ce tribunal, spécialement désigné à cette fin en application des articles 155 et 155-1 du même code,
RAPPELONS aux parties les dispositions de l’article 2239 du code civil :
« La prescription est également suspendue lorsque le juge fait droit à une demande de mesure d’instruction présentée avant tout procès.
Le délai de prescription recommence à courir, pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois, à compter du jour où la mesure a été exécutée »,
DÉBOUTONS les consorts [J], de leurs de demande tendant de voir ordonner la convocation d’une assemblée générale extraordinaire.
DISONS que les dépens resteront à la charge de Mme [M] [D] [Q] [X] et M. [V] [X],
DISONS n’y avoir lieu à faire application des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile,
RAPPELONS que la présente ordonnance bénéficie de plein droit de l’exécution provisoire.
FAIT AU PALAIS DE JUSTICE DE CRETEIL, le 21 mai 2026.
LE GREFFIER LE JUGE DES REFERES
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