Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4-6, 11 juin 2021, n° 17/22951
CPH Toulon 28 novembre 2017
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CA Aix-en-Provence
Infirmation 11 juin 2021

Arguments

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  • Rejeté
    Absences injustifiées

    La cour a estimé que le licenciement était dépourvu de cause réelle et sérieuse, car la salariée se tenait à disposition pour travailler à domicile, conformément à son contrat.

  • Accepté
    Rappel de salaire pour la période du 1er septembre 2015 au 5 novembre 2015

    La cour a jugé que la salariée avait droit à son salaire pour cette période, car elle était disponible pour travailler.

  • Accepté
    Rappel de salaire sur les trois dernières années

    La cour a confirmé que le montant du rappel de salaire ne pouvait excéder ce que l'employeur reconnaissait comme dû.

  • Accepté
    Licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a jugé que le licenciement était injustifié, ce qui ouvre droit à des dommages et intérêts.

  • Accepté
    Absence de paiement du préavis

    La cour a confirmé que la salariée avait droit à cette indemnité, car elle avait été dispensée d'exécuter son préavis.

  • Accepté
    Frais engagés pour le télétravail

    La cour a jugé que l'employeur devait prendre en charge ces frais, car ils étaient directement liés à l'exercice de son activité professionnelle.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel d'Aix-en-Provence a infirmé partiellement le jugement du Conseil de Prud'hommes de Toulon qui avait reconnu le licenciement de Madame Y X par la SARL Européenne de Communication Publicitaire pour cause réelle et sérieuse, en raison d'absences injustifiées. La question juridique centrale était de déterminer si le licenciement était justifié, compte tenu de la modification unilatérale par l'employeur du lieu de travail de la salariée, qui travaillait à domicile en télétravail depuis son embauche. La Cour a jugé que le licenciement était dépourvu de cause réelle et sérieuse, car l'employeur ne pouvait pas imposer un changement de lieu de travail sans l'accord de la salariée, et que les absences étaient la conséquence du refus légitime de la salariée d'accepter cette modification contractuelle. La Cour a donc condamné l'employeur à verser à la salariée des rappels de salaire, des indemnités (dont une pour licenciement sans cause réelle et sérieuse), ainsi que le remboursement des frais professionnels liés au télétravail et des frais de procédure, tout en confirmant certaines sommes allouées par le Conseil de Prud'hommes et en réduisant d'autres en raison de la prescription triennale. La SARL Européenne de Communication Publicitaire a été également condamnée aux dépens de première instance et d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Aix-en-Provence, ch. 4-6, 11 juin 2021, n° 17/22951
Juridiction : Cour d'appel d'Aix-en-Provence
Numéro(s) : 17/22951
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Toulon, 28 novembre 2017, N° F16/00166
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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