Cour d'appel de Limoges, Chambre sociale, 2 novembre 2020, n° 19/00842
CPH Brive-la-Gaillarde 2 septembre 2019
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CA Limoges
Infirmation partielle 2 novembre 2020

Arguments

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  • Accepté
    Non-respect des délais de procédure

    La cour a constaté que la mise à pied conservatoire devait être requalifiée en mise à pied disciplinaire, car l'employeur n'a pas justifié le délai entre la mise à pied et l'entretien préalable.

  • Accepté
    Licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a jugé que le licenciement était dépourvu de cause réelle et sérieuse, en raison de la requalification de la mise à pied.

  • Accepté
    Droit à une indemnité de licenciement

    La cour a accordé une indemnité de licenciement correspondant à 1/4 de mois par année d'ancienneté, conformément aux dispositions légales.

  • Accepté
    Droit à une indemnité compensatrice de préavis

    La cour a jugé que le salarié avait droit à une indemnité compensatrice de préavis, correspondant à deux mois de salaire.

  • Accepté
    Droit aux congés payés afférents

    La cour a accordé les congés payés afférents à l'indemnité compensatrice de préavis, conformément aux dispositions légales.

  • Accepté
    Droit à une indemnité pour frais irrépétibles

    La cour a jugé que l'employeur devait payer une indemnité pour frais irrépétibles, en raison de l'issue favorable du litige pour le salarié.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Limoges a infirmé le jugement du Conseil de Prud'hommes de Brive-la-Gaillarde qui avait jugé le licenciement de Monsieur A X pour faute grave fondé et l'avait débouté de toutes ses demandes. Monsieur X avait été licencié par la SAS Ponthier pour faute grave après un incident survenu lors de la conduite de son chariot élévateur. Il avait contesté la régularité de la procédure de licenciement et son bien-fondé, notamment en raison d'une mise à pied conservatoire qu'il estimait devoir être requalifiée en sanction disciplinaire, et de l'utilisation de la vidéo surveillance sans information préalable. La Cour a requalifié la mise à pied conservatoire en mise à pied disciplinaire, rendant ainsi le licenciement sans cause réelle et sérieuse. Elle a condamné la SAS Ponthier à verser à Monsieur X des indemnités pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, pour préavis et congés payés afférents, ainsi qu'une indemnité de licenciement, pour un total de 11 278,64 euros. La Cour a également condamné la SAS Ponthier aux dépens et à payer 2 000 euros au titre des frais irrépétibles de première instance et d'appel. La Cour a rejeté la demande de dommages et intérêts pour irrégularité de la procédure de licenciement, confirmant sur ce point le jugement de première instance.

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Commentaire1

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1Plus de trois ans après son entrée en vigueur, le barème « Macron » toujours en débat
www.mggvoltaire.com · 30 décembre 2020
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Sur la décision

Référence :
CA Limoges, ch. soc., 2 nov. 2020, n° 19/00842
Juridiction : Cour d'appel de Limoges
Numéro(s) : 19/00842
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Brive-la-Gaillarde, 2 septembre 2019
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Constitution du 4 octobre 1958
  2. Code de procédure civile
  3. Code du travail
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