Cour d'appel de Paris, Pôle 6 chambre 1, 11 mars 2013, n° 12/20238
TGI Évry 9 novembre 2012
>
CA Paris
Infirmation 11 mars 2013
>
CASS
Cassation partielle 5 novembre 2014

Arguments

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  • Accepté
    Transmission d'informations confidentielles

    La cour a jugé que l'employeur n'a pas démontré que les informations étaient réellement confidentielles, ce qui constitue une atteinte à la mission d'information du comité.

  • Accepté
    Indigence de l'information sur le projet de réorganisation

    La cour a constaté que l'employeur n'a pas respecté les obligations d'information et de consultation, rendant le projet illégal.

  • Accepté
    Absence de plan de sauvegarde de l'emploi

    La cour a jugé que l'absence d'un plan de sauvegarde de l'emploi constitue une irrégularité qui justifie l'annulation du projet de réorganisation.

  • Accepté
    Violation des droits d'information et de consultation

    La cour a ordonné la reprise des procédures en raison des manquements de l'employeur aux obligations légales d'information et de consultation.

  • Accepté
    Droit à la réparation des frais de procédure

    La cour a jugé que l'équité justifie la condamnation de l'employeur à verser des frais de procédure au comité.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a infirmé la décision de première instance qui avait débouté le Comité Central d'Entreprise (CCE) de SANOFI AVENTIS Recherche de toutes ses demandes et l'avait condamné à payer 2 000€ à l'entreprise sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile. Le CCE contestait la présentation abusive de documents comme confidentiels et l'insuffisance d'information sur un projet de réorganisation et un plan de départs volontaires. La juridiction de première instance avait rejeté les prétentions du CCE. La Cour d'Appel a jugé que l'entreprise n'avait pas établi le caractère confidentiel des informations transmises, constituant une atteinte illicite au mandat des élus du CCE. Elle a également estimé que l'entreprise n'avait pas fourni d'informations suffisantes sur les catégories professionnelles concernées par les suppressions d'emplois et n'avait pas présenté un plan de sauvegarde de l'emploi conforme aux exigences légales. En conséquence, la Cour a annulé les documents litigieux, ordonné la reprise des procédures d'information et de consultation du CCE et condamné SANOFI AVENTIS Recherche et Développement à payer 3 500€ au CCE sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile, ainsi qu'aux dépens d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 6 ch. 1, 11 mars 2013, n° 12/20238
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 12/20238
Importance : Inédit
Décision précédente : Tribunal de grande instance d'Évry, 9 novembre 2012, N° 12/01095
Dispositif : Infirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours
Date de dernière mise à jour : 13 juin 2022
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code du travail
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