Cour d'appel de Paris, Pôle 5 - chambre 4, 17 mars 2021, n° 19/08615
TCOM Bordeaux 5 avril 2019
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CA Paris
Infirmation 17 mars 2021
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CASS
Rejet 7 avril 2022
>
CASS
Rejet 13 avril 2023

Arguments

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  • Accepté
    Absence de préavis après une longue relation commerciale

    La cour a constaté que la rupture des relations a eu lieu sans le préavis écrit exigé par la loi, engageant ainsi la responsabilité de la société CBG.

  • Accepté
    Perte de marge subie

    La cour a fixé le préjudice résultant de la brutalité de la rupture à 150.000 €, tenant compte de la durée de la relation commerciale et des circonstances de la rupture.

  • Rejeté
    Mauvaise foi et intention de nuire de la société CBG

    La cour a estimé que les préjudices personnels des salariés et du gérant ne peuvent être pris en compte pour apprécier le préjudice de la société DMC 24, et n'a pas trouvé de preuve d'une intention de nuire de la société CBG.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a infirmé le jugement du Tribunal de Commerce de Bordeaux qui avait débouté la société Delugin Métal Chaudronnerie 24 (DMC 24) de ses demandes contre la société Charpente Bois Goubie JP (CBG) pour rupture brutale de relations commerciales établies. La question juridique centrale était de déterminer si CBG avait rompu de manière brutale les relations commerciales avec DMC 24, après plus de 15 ans de collaboration, sans respecter le préavis écrit exigé par l'article L 442-6-1 5° du code de commerce. Le Tribunal de Commerce avait rejeté les demandes de DMC 24, mais la Cour d'Appel a considéré que la baisse significative des commandes en 2017 et l'absence de préavis constituaient une rupture brutale engageant la responsabilité de CBG. La Cour a rejeté l'argument de CBG selon lequel la rupture était justifiée par des malfaçons et des refus de commandes de la part de DMC 24, jugeant ces incidents mineurs et insuffisants pour justifier une rupture sans préavis. La Cour a alloué à DMC 24 des dommages-intérêts de 150 000 euros pour la perte de marge brute due à la rupture brutale, avec intérêts au taux légal à compter du 5 avril 2019, et a rejeté la demande de DMC 24 pour préjudice moral. CBG a été condamnée aux dépens de première instance et d'appel, ainsi qu'à verser 10 000 euros à DMC 24 au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 5 - ch. 4, 17 mars 2021, n° 19/08615
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 19/08615
Décision précédente : Tribunal de commerce / TAE de Bordeaux, 5 avril 2019, N° 2018F00495
Dispositif : Infirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

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