Cour d'appel de Toulouse, 4eme chambre section 1, 7 mai 2021, n° 19/01138
CPH Toulouse 7 février 2019
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CA Toulouse
Infirmation 7 mai 2021
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CASS
Cassation 9 novembre 2022
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CA Bordeaux
Infirmation 18 octobre 2023

Arguments

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  • Accepté
    Absence de faute grave

    La cour a estimé que les faits reprochés ne constituaient pas une faute grave, notamment en raison du contexte de l'accident du travail et de l'absence de preuve d'une intention malveillante.

  • Accepté
    Droit aux indemnités suite à la nullité du licenciement

    La cour a jugé que le salarié avait droit au paiement des indemnités de licenciement en raison de la nullité de son licenciement.

  • Accepté
    Droit à l'indemnité compensatrice de préavis

    La cour a confirmé le droit du salarié à l'indemnité compensatrice de préavis en raison de la nullité de son licenciement.

  • Accepté
    Préjudice subi du fait du licenciement nul

    La cour a jugé que le salarié avait droit à des dommages et intérêts en raison de la nullité de son licenciement, fixant le montant à 51 038 euros.

  • Accepté
    Dépassement du forfait annuel en jours

    La cour a jugé que la convention de forfait était nulle et a accordé des dommages et intérêts au salarié.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Toulouse a infirmé le jugement du Conseil de Prud'hommes de Toulouse qui avait jugé le licenciement de Monsieur C X pour faute grave fondé et avait débouté le salarié de toutes ses demandes. La question juridique centrale était de déterminer si les faits reprochés à Monsieur X constituaient une faute grave justifiant son licenciement. La Cour d'Appel a estimé que la preuve d'une faute grave n'était pas rapportée par l'employeur, notamment concernant le retard dans la transmission d'une attestation de destruction d'un fichier confidentiel, le transfert de mails professionnels sur une messagerie personnelle, l'utilisation d'une adresse mail personnelle intégrant le nom de la société, l'utilisation abusive du téléphone professionnel et l'absence d'activité au début de janvier 2016. La Cour a prononcé la nullité du licenciement intervenu pendant la période de suspension du contrat de travail de Monsieur X suite à un accident du travail, et a condamné la société Asept Inmed à lui verser des indemnités pour préavis, congés payés, licenciement, ainsi que des dommages et intérêts pour licenciement nul et pour la nullité de la convention de forfait en jours. La société Asept Inmed a été condamnée aux dépens et à payer 2 500 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Sur la décision

Référence :
CA Toulouse, 4e ch. sect. 1, 7 mai 2021, n° 19/01138
Juridiction : Cour d'appel de Toulouse
Numéro(s) : 19/01138
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Toulouse, 7 février 2019, N° F17/00964
Dispositif : Infirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

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