Cour de cassation, Chambre commerciale, 16 décembre 2008, 08-13.162, Inédit
TCOM Aubenas 8 mars 2005
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CA Nîmes
Infirmation 17 janvier 2008
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CASS
Rejet 16 décembre 2008

Arguments

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  • Accepté
    Violation des dispositions de l'article L. 442-6 du code de commerce

    La cour a jugé que les contrats en question comportaient des clauses contraires aux dispositions légales, justifiant ainsi leur annulation.

  • Accepté
    Perception de sommes indûment perçues

    La cour a estimé que les sommes perçues par la société EMC Distribution étaient indûment perçues en raison de la nullité des contrats, justifiant ainsi leur restitution.

  • Accepté
    Sanction des pratiques commerciales illicites

    La cour a jugé que la société EMC Distribution avait abusé de sa position dominante, justifiant ainsi l'imposition d'une amende civile.

Résumé par Doctrine IA

La Cour de cassation rejette le pourvoi de la société EMC distribution contre l'arrêt de la cour d'appel de Nîmes qui avait jugé recevables les demandes du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, fondées sur l'article L. 442-6 du code de commerce, visant à sanctionner certaines pratiques commerciales. La société EMC distribution avait invoqué plusieurs moyens, notamment l'absence de délégation de pouvoirs pour représenter le ministre (violation de l'arrêté du 12 mars 1987 et de l'article L. 442-6 du code de commerce), l'irrecevabilité des demandes du ministre faute de les avoir dirigées contre la société Distribution Casino France (violation des articles 1984 et 1998 du code civil), et la non-conformité de l'article L. 442-6-III du code de commerce à l'article 6 § 1 de la Convention européenne des droits de l'homme. La Cour de cassation a estimé que les moyens soulevés ne permettaient pas l'admission du pourvoi, confirmant ainsi la décision de la cour d'appel qui avait déclaré que le ministre pouvait agir sans l'accord préalable des fournisseurs victimes et que les sanctions civiles étaient justifiées par les nécessités de l'ordre public économique. La Cour a également jugé que l'intervention du ministre n'était pas soumise au consentement ou à la présence des fournisseurs et que les sanctions civiles étaient proportionnées aux buts poursuivis. Enfin, la Cour a rejeté la demande de la société EMC distribution concernant le reversement des sommes par le Trésor public, jugeant le moyen irrecevable car il n'avait pas été soulevé en appel.

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Commentaires2

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1Autonomie de l’action du ministre fondée sur l’article L.442-6 du Code de commerce
Simon François-luc · Lettre des Réseaux · 17 décembre 2021

2Actions de l’article L.442-6 du code de commerce: délégation de pouvoirs du ministre - Affaires | Dalloz ActualitéAccès limité
Dalloz · 12 janvier 2009
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Sur la décision

Référence :
Cass. com., 16 déc. 2008, n° 08-13.162
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 08-13.162
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Nîmes, 17 janvier 2008
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 4 novembre 2021
Identifiant Légifrance : JURITEXT000019969496
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2008:CO01311
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Loi n° 2001-420 du 15 mai 2001
  2. Décret n°2002-689 du 30 avril 2002
  3. Code de commerce
  4. Code de procédure civile
  5. Code civil
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Cour de cassation, Chambre commerciale, 16 décembre 2008, 08-13.162, Inédit