Cour de cassation, Chambre civile 1, 4 novembre 2015, 14-25.377, Publié au bulletin
TGI Bordeaux 18 juin 2013
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CA Bordeaux
Confirmation 12 février 2014
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CASS
Rejet 4 novembre 2015

Arguments

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  • Rejeté
    Application des règles du code de l'action sociale et des familles

    La cour a estimé que l'appréciation de l'état de besoin n'est pas soumise aux règles d'attribution de l'aide sociale, mais doit se fonder sur les dispositions du code civil régissant la dette d'aliments.

  • Rejeté
    Compétence du juge judiciaire

    La cour a jugé que le juge a le pouvoir d'apprécier l'état de besoin dans le cadre de la fixation de la pension alimentaire, ce qui ne contrevient pas à sa compétence.

  • Rejeté
    Mauvaise gestion du patrimoine

    La cour a considéré que l'état de besoin n'était pas démontré, car M. Roland X… disposait d'un patrimoine immobilier qui pourrait être exploité pour augmenter ses ressources.

  • Rejeté
    Analyse des ressources et charges

    La cour a constaté que, bien que M. Roland X… n'ait pas de revenus suffisants, l'existence d'un patrimoine immobilier non exploité ne permettait pas de prouver son état de besoin.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil général de la Gironde a saisi la justice pour fixer la dette alimentaire du fils de Roland X…, hébergé en établissement pour personnes âgées dépendantes et bénéficiaire de l'aide sociale. La cour d'appel de Bordeaux a rejeté la demande, estimant que l'état de besoin de Roland X… n'était pas démontré, notamment en raison de son patrimoine immobilier non exploité. Le Conseil général a formé un pourvoi en cassation, invoquant quatre moyens basés sur les articles 205 et 208 du code civil, ainsi que les articles L. 132-1, L. 132-3 et L. 132-7 du code de l’action sociale et des familles, arguant que l'état de besoin doit être apprécié selon les règles de l'aide sociale et non du code civil, que le juge judiciaire n'est pas compétent pour juger de l'état de besoin en matière d'aide sociale, que le département ne peut être tenu responsable de la mauvaise gestion du patrimoine du bénéficiaire, et que l'état de besoin était prouvé au moment du jugement. La Cour de cassation rejette le pourvoi, affirmant que l'action contre un débiteur d'aliments est toujours fondée sur le code civil, et que l'état de besoin doit être apprécié en tenant compte de la fortune de celui qui doit les aliments, indépendamment des règles d'attribution de l'aide sociale. La Cour souligne que la cour d'appel a souverainement estimé, sans erreur de droit, que l'état de besoin n'était pas démontré, prenant en compte le patrimoine immobilier de Roland X… qui pourrait générer des revenus.

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Résumé de la juridiction

Commentaires5

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1Appréciation de la dette d’alimentsAccès limité
etudiant.lextenso.fr · 20 novembre 2019

2L'action exercée contre un débiteur d'aliments a toujours pour fondement l'article 208 selon lequel les aliments ne sont accordés que dans la proportion du besoin de…Accès limité
Mélanie Courmont-jamet · Gazette du Palais · 19 avril 2016

3L'action exercée contre un débiteur d'aliments a toujours pour fondement l'article 208 selon lequel les aliments ne sont accordés que dans la proportion du besoin de…Accès limité
Mélanie Courmont-jamet · Gazette du Palais · 19 avril 2016
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Sur la décision

Référence :
Cass. 1re civ., 4 nov. 2015, n° 14-25.377, Bull. 2016, n° 839, 1re Civ., n° 408
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 14-25377
Importance : Publié au bulletin
Publication : Bulletin 2016, n° 839, 1re Civ., n° 408
Décision précédente : Cour d'appel de Bordeaux, 12 février 2014
Textes appliqués :
article L. 132-7 du code de l’action sociale et des familles ; article 208 du code civil
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 5 octobre 2024
Identifiant Légifrance : JURITEXT000031451166
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2015:C101221
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Sur les parties

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