Cour de cassation, Troisième chambre civile, 19 décembre 2019, n° 18-25.210
TGI Paris 9 décembre 2016
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CA Paris
Infirmation 8 juin 2018
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CASS
Rejet 19 décembre 2019

Arguments

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  • Rejeté
    Absence d'accord écrit

    La cour a jugé que l'absence de preuve écrite de l'accord et le refus de la société Beri de signer la promesse de vente signifiaient que la vente ne pouvait pas être considérée comme parfaite.

  • Rejeté
    Substitution d'acquéreur

    La cour a estimé qu'il n'y avait pas eu d'accord univoque sur la substitution d'acquéreur, ce qui a contribué à l'absence de perfection de la vente.

  • Accepté
    Publication sans fondement

    La cour a jugé que la publication sans fondement de l'assignation avait effectivement causé un préjudice à la société Beri, justifiant la condamnation des sociétés JSP et JPS investissement à des dommages-intérêts.

Résumé par Doctrine IA

La société JSP et la société JPS investissement ont formé un pourvoi contre un arrêt de la cour d'appel de Paris qui a rejeté leur demande de perfection de la vente d'un appartement appartenant à la société Beri, et les a condamnées à payer des dommages-intérêts pour avoir immobilisé l'immeuble par une assignation non fondée. Les demanderesses invoquaient deux moyens de cassation. Le premier moyen reprochait à la cour d'appel de ne pas avoir reconnu la vente comme parfaite, malgré l'existence d'un accord oral sur le prix et la chose, en violation de l'article 1583 du code civil. La Cour de cassation a rejeté ce moyen, estimant que l'accord des parties n'était pas établi, notamment en l'absence d'agrément de la promettante sur le projet d'avant-contrat. Le second moyen reprochait à la cour d'appel d'avoir condamné les sociétés JSP et JPS investissement à des dommages-intérêts sans caractériser une faute de leur part, en violation de l'article 1382 du code civil (devenu l'article 1240). La Cour de cassation a également rejeté ce moyen, considérant que la publication de l'assignation sans fondement avait causé un préjudice à la société Beri. En conséquence, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi dans son intégralité.

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Commentaires2

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1Un accord oral de vendre ne signifie pas venteAccès limité
Actualités du Droit · 15 janvier 2020

2[Brèves] Absence de perfection d'une vente en l'absence de signature de l'avant-contrat par le vendeur et d'acceptation écrite de celui-ci de l'offre d'achatAccès limité
Manon Rouanne · Lexbase · 13 janvier 2020
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Sur la décision

Référence :
Cass. 3e civ., 19 déc. 2019, n° 18-25.210
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 18-25.210
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Paris, 8 juin 2018, N° 16/25982
Date de dernière mise à jour : 14 décembre 2021
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2019:C301096
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code civil
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