Cour de cassation, Chambre commerciale, 1 juillet 2020, 19-12.068, Inédit
TCOM Nanterre 13 juillet 2018
>
CA Versailles
Confirmation 11 décembre 2018
>
CASS
Rejet 1 juillet 2020

Arguments

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  • Rejeté
    Évaluation incorrecte de l'état de cessation des paiements

    La cour a estimé que l'évaluation du passif exigible et de l'actif disponible a été correctement effectuée, confirmant ainsi l'état de cessation des paiements.

  • Rejeté
    Inversion de la charge de la preuve

    La cour a jugé que la société n'a pas démontré qu'elle pouvait faire face à son passif exigible, sans inverser la charge de la preuve.

  • Rejeté
    Prise en compte d'un apport en compte courant

    La cour a jugé que cet apport était anormal et ne pouvait pas être pris en compte dans l'évaluation de l'actif disponible.

Résumé par Doctrine IA

La société […] conteste la décision de la cour d'appel de Versailles qui a confirmé son redressement judiciaire et la date de cessation des paiements fixée au 29 mai 2018. Elle invoque plusieurs moyens, notamment que la cessation des paiements doit être appréciée à la date où la juridiction statue (violation de l'article L. 631-1 du code de commerce), que la cour d'appel n'a pas précisé l'actif disponible à la date de sa décision (manque de base légale), que la charge de la preuve de l'impossibilité de faire face au passif exigible avec l'actif disponible incombe au demandeur (violation de l'article 1315 du code civil), que l'apport en compte courant de son associé devrait être comptabilisé dans l'actif disponible (inversion de la charge de la preuve), et que cet apport ne peut être considéré comme anormal (ajout d'une condition non prévue par la loi et violation de l'article L. 631-1 du code de commerce). La Cour de cassation rejette le pourvoi, estimant que la cour d'appel s'est correctement placée à la date où elle a statué pour apprécier la cessation des paiements et a pu légitimement considérer que l'apport en compte courant constituait un financement anormal destiné à soutenir artificiellement la trésorerie de la société, dissimulant ainsi son état de cessation des paiements. La Cour de cassation confirme ainsi l'analyse de la cour d'appel sur l'existence d'un état de cessation des paiements et sur le caractère anormal de l'apport en compte courant, sans inverser la charge de la preuve ni ajouter de condition non prévue par la loi.

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Sur la décision

Référence :
Cass. com., 1er juil. 2020, n° 19-12.068
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 19-12.068
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Versailles, 11 décembre 2018, N° 18/05057
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 14 décembre 2021
Identifiant Légifrance : JURITEXT000042113241
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2020:CO00364
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Sur les parties

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