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Sur la décision
| Référence : | TJ Béziers, chamb réf. sup 10000, 20 juin 2025, n° 25/00265 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/00265 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Fait droit à l'ensemble des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur |
| Date de dernière mise à jour : | 5 novembre 2025 |
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Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE
DE [Localité 7]
Ordonnance du : 20 Juin 2025
N° RG 25/00265 – N° Portalis DBYA-W-B7J-E3UZB
N° Minute : 25/371
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ
ENTRE
Monsieur [Y] [P]
[Adresse 5]
[Localité 3]
Madame [U] [P]
[Adresse 5]
[Localité 3]
DEMANDEURS
Représentés par Me Nolwenn ROBERT de la SELAS PVB AVOCATS, avocats au barreau de MONTPELLIER substituée par Me Clara CALL, avocat au barreau de MONTPELLIER
D’UNE PART
ET
S.A.S. GREA-AM représentée par Me [L] es qualité de mandataire judiciaire de la société GREA-AM, domiciliée [Adresse 2],
[Adresse 1]
[Localité 4]
non comparante ni représentée
DÉFENDEUR
D’AUTRE PART
COMPOSITION:
Lors des débats en audience publique:
Monsieur Jean-Bastien RISSON, Président
Madame Béatrice MONBARBUT, Greffier
Magistrat ayant délibéré:
Monsieur Jean-Bastien RISSON, Président
Après que les parties ou leurs conseils aient été entendus en leurs explications et plaidoirie à l’audience Publique du 27 Mai 2025 et qu’il en ait été délibéré, l’ordonnance suivante a été rendue ce jour.
Vu l’article 145 du code de procédure civile,
Vu l’ordonnance de référé en date du 13 février 2024,
Vu le jugement du tribunal de commerce de Montpellier en date du 07 mars 2025,
Vu l’assignation en référé par acte de commissaire de justice, devant le président du tribunal judiciaire de BEZIERS, à la demande de Monsieur [Y] [P] et de Madame [U] [P], en date du 09 avril 2025, de Maître [H] [L], en qualité de mandataire judiciaire de la société GREA-AM, en vue de lui rendre communes et opposables les opérations d’expertises ordonnées le 13 février 2024 par le juge des référés et confiées à l’expert Monsieur [F] [D], enfin de voir réserver les dépens de l’instance,
Vu l’ordonnance de référé en date du 16 mai 2025, qui a ordonné la réouverture des débats à l’audience du 27 mai 2025, afin que Monsieur [Y] [P] et Madame [U] [P] puissent produire le jugement du tribunal de commerce de Montpellier en date du 07 mars 2025,
Vu l’absence de comparution de Maître [H] [L], en qualité de mandataire judiciaire de la société GREA-AM, régulièrement assignée et avisée de l’audience,
Vu l’audience du 27 mai 2025, lors de laquelle l’ensemble des demandes de Monsieur [Y] [P] et de Madame [U] [P] ont été reprises,
Conformément aux articles 446-1 et 455 du Code de procédure civile, pour plus ample informé de l’exposé et des prétentions des parties, il est renvoyé à l’assignation introductive d’instance,
MOTIFS
Sur la demande principale
Selon l’article 145 du Code de procédure civile, s’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir avant tout procès la preuve de fait dont pourrait dépendre la solution d’un litige, les mesures d’instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé.
Justifie d’un motif légitime au sens de ce texte la partie qui démontre la probabilité de faits susceptible d’être invoqués dans un litige éventuel.
L’application de ce texte n’implique aucun préjugé sur la recevabilité et le bien fondé des demandes formées ultérieurement ou sur la responsabilité des personnes appelées comme partie à la procédure ni sur les chances du procès susceptible d’être engagé.
Il convient également de rappeler que pour que le juge des référés ordonne ou étende, à ce stade, une expertise judiciaire, le demandeur n’a pas à justifier d’une fondement juridique précis au fond, mais simplement démontrer qu’il y a une utilité à sa demande et que la procédure n’est pas d’emblée vouée à l’échec
Et qu’une fois une telle mesure ordonnée le juge des référés conserve le pouvoir que lui confèrent les articles 148 et 149 du Code de Procédure civile de compléter la décision précédemment rendue comme de l’adapter à des circonstances nouvelles tant que celle-ci est en cours d’instruction.
En l’espèce, une expertise judiciaire a été ordonnée en référé le 13 février 2024, au visa des dispositions de l’article 145 du code de procédure civile et Monsieur [F] [D] a été désigné en qualité d’expert judiciaire pour y procéder.
Monsieur [Y] [P] et Madame [U] [P] démontrent que selon jugement du tribunal de commerce de Montpellier en date du 07 mars 2025, la société GREA-AM a été placée en redressement judiciaire et que Maître [H] [L] a été désignée en qualité de mandataire judiciaire. En ce sens, il est opportun que l’ordonnance de référé soit rendue commune au mandataire judiciaire et que les opérations d’instruction lui soient opposables.
Il apparaît donc nécessaire à la bonne administration de la justice, et compte tenu de l’existence d’un litige d’ordre technique entre les parties et du jugement du tribunal de commerce de Montpellier en date du 07 mars 2025, de lui rendre commune l’ordonnance de référé en date du 13 février 2024 (RG n° 23/00651) et opposables les opérations d’expertises confiées à Monsieur [F] [D].
Les consorts [P] qui sont à l’origine de cette demande d’extension feront l’avance de la consignation complémentaire qui en est la conséquence directe.
En conséquence de cet appel en déclaration d’ordonnance commune et par application de l’article 279 du Code de Procédure civile le délai imparti à l’expert pour déposer son rapport est prorogé ainsi qu’il est dit au présent dispositif.
Sur les mesures accessoires
L’article 491, alinéa 2 du Code de procédure civile dispose que le juge statuant en référé statue sur les dépens. Il s’agit d’une obligation, de sorte que toute demande tendant à “réserver” les dépens doit être rejetée. L’article 696 dudit code précise que la partie perdante est condamnée aux dépens, à moins que le juge, par décision motivée, n’en mette la totalité ou une fraction à la charge d’une autre partie.
S’agissant d’une mesure d’instruction, les demandeurs supporteront la charge des dépens.
PAR CES MOTIFS
Statuant par ordonnance de référé, par mise à disposition au greffe le jour du délibéré, après débats en audience publique, par décision réputée contradictoire et en premier ressort ;
Renvoyons les parties à se pourvoir sur le fond du litige ;
Déclarons commune l’ordonnance de référé en date du 13 février 2024 (RG n° 23/00651) et opposables à Maître [H] [L], en qualité de mandataire judiciaire de la société GREA-AM, les opérations d’expertises confiées à l’expert Monsieur [F] [D] ;
Disons que Maître [H] [L], en qualité de mandataire judiciaire de la société GREA-AM, devra également être convoquée aux opérations d’expertise réalisées par Monsieur [F] [D] ;
Rappelons que, pour exécuter la mission, l’expert sera saisi et procédera conformément aux dispositions des articles 232 à 248, 263 à 284-1 du Code de procédure civile ;
Fixons à la somme de 500,00 € (cinq-cents euros) la provision complémentaire à valoir sur la rémunération de l’expert qui devra être consignée par Monsieur [Y] [P] et Madame [U] [P], entre les mains du régisseur d’avances et recettes de ce Tribunal, [Adresse 6], dans le délai de trois semaines à compter de la présente ordonnance, sans autre avis ;
Disons que, faute de consignation par le présent demandeur de la consignation dans ce délai, la présente ordonnance sera caduque et privée de tout effet ;
Disons que dans l’hypothèse où la présente décision est portée à la connaissance de l’expert après le dépôt de son rapport, ses dispositions seront caduques ;
Rappelons que l’exécution de l’expertise est placée sous le contrôle du juge spécialement désigné à cette fin, en application des articles 155 et 155-1 de ce code ; que toute correspondance émanant des parties, de leurs conseils, de l’expert devra être adressée au juge chargé du contrôle de l’exécution de l’expertise ;
Prorogeons de trois mois le délai imparti à l’expert pour rendre son rapport ;
Condamnons Monsieur [Y] [P] et Madame [U] [P] aux entiers dépens de l’instance ;
Rejetons toutes autres demandes ainsi que toutes demandes plus amples ou contraires ;
Rappelons que la présente décision bénéficie de l’exécution provisoire de droit ;
AINSI jugé et prononcé par mise à disposition au greffe, par Monsieur Jean-Bastien RISSON, Président assisté de Madame Béatrice MONBARBUT, Greffier.
Le greffier, Le Président,
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